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Economie

Recherche scientifique: Une stratégie fin prête

Par L'Economiste | Edition N°:2227 Le 06/03/2006 | Partager

. Objectif, augmenter le budget de 0,8 à 1% du PIB. Le fonds national de soutien à la recherche relancé C’est la première rencontre d’envergure autour de la recherche scientifique au Maroc. Pour une fois, la question est érigée en priorité. Une stratégie nationale de la recherche (SNR) a été préparée en 10 mois et présentée à la première rencontre nationale sur la recherche scientifique et technologique, organisée les 3 et 4 mars à Skhirat. Elle s’est donnée pour principal objectif de porter la part du budget alloué à la recherche de 0,8% du PIB à 1%. C’est, en tout cas, ce qui a été annoncé par le Premier ministre, Driss Jettou à l’ouverture de la rencontre à laquelle plus de 600 participants ont pris part. En 2003, les dépenses consacrées à ce secteur ont atteint 3,14 milliards de DH, soit 0,79% du PIB. 82% de ce montant émanent d’un financement public, 12% du secteur privé et le reste réparti entre les universités et la coopération internationale. La SNR portant à la fois sur une vision à long terme (2025) et sur un projet de plan d’action 2006-2010, ambitionne d’augmenter l’apport du secteur privé, des fondations d’universités et du mécénat. Le budget estimé de ce plan est de 4,8 milliards de DH dont plus de la moitié sera destinée à la réalisation de projets de recherche. L’objectif à terme est de donner plus d’autonomie de financement aux programmes de recherche et d’innovation technologique. Plusieurs instituts et universités marocaines donnent déjà l’exemple. Rien que pour son programme sur les NTIC, l’Université Al Akhawayne arrive à débloquer un budget annuel de 60 millions de DH. Son président Rachid Belmokhtar explique cette performance par la multiplication des contrats avec les entreprises. Pour lui, l’autonomie en matière de financement de la recherche est possible si on y met de la volonté. Idem pour l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV) qui arrive à faire tourner ses laboratoires grâce à des activités contractuelles avec des entreprises nationales et internationales. Pour son directeur, Fouad Guessous, l’institut qui emploie 325 enseignants chercheurs, ne peut pas compter que sur l’Etat pour améliorer la performance de ses moyens. Tel n’est pas le cas d’autres organismes de recherche comme l’Institut national de recherche halieutique (INRH), obligé de se contenter de la subvention étatique et des taxes parafiscales prélevées sur les entreprises de pêche. Pour Abdellatif Berraho, son directeur, même si l’INRH est mieux loti que d’autres institutions de recherche, son budget reste insuffisant pour assumer toutes ses missions. Il s’agit notamment du suivi scientifique de l’état des ressources halieutiques tout au long de 3.000 kilomètres de côtes. La situation est beaucoup plus difficile pour les universités qui manquent de moyens et de financement en dehors des subventions étatiques. Pour cette raison, Habib El Malki, ministre de l’Education nationale, a mis l’accent sur la réactivation du Fonds national de soutien à la recherche scientifique. Créé en 2001, il n’a jamais été alimenté à telle enseigne qu’on le qualifie de coquille vide. Dans ses recommandations, la SNR envisage de doter ce fonds de plus de moyens financiers. Selon El Majid Zayer, directeur de la technologie au ministère de l’Education nationale, 50 millions de DH seront injectés dans ce fonds en 2006. Ce sont les opérateurs dans le domaine des télécommunications qui ouvrent le bal, est-il indiqué. En contrepartie, les premières dotations du fonds iront à la promotion de la recherche dans les domaines des télécoms. Pour les autres secteurs de la recherche, plusieurs incitations entrent en scène. En effet, le dernier conseil de gouvernement a ratifié les décrets d’application ayant trait à la création des groupements d’utilité publique et le décret instituant le grand prix et la médaille des sciences et technologies, a rappelé le Premier ministre. Ces encouragements s’ajoutent au système de bourse de recherche, fixé à 2.300 DH par mois et par chercheur. Bien qu’insuffisante, cette formule a totalisé 16 millions de DH depuis 2002, date de son lancement. Fait marquant, le réseau européen géant de haut débit Marwan passe au Maroc de 34 mégabits à 155 à partir du 2 mars, affirme Saïd Belqadi, directeur du Centre national de Recherche Scientifique et technique (CNRST). Cette augmentation de performance permettra une meilleure acquisition des bases de données internationales pour les chercheurs Marocains. Toutefois, la recherche au Maroc souffre de nombreuses anomalies comme le vieillissement de la population des chercheurs dont l’âge est compris entre 41 et 50 ans et la vétusté des laboratoires. Toutefois, le Maroc dispose d’un vivier de 10.500 chercheurs doctorants dont 61,4% sont des étudiants en sciences humaines et sociales.


Incubateur

Nabatop est la première société issue de l’incubateur d’entreprises de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech. Créée en septembre 2005, elle est spécialisée dans la transformation des végétaux, notamment le cactus, destiné à l’industrie pharmaceutique, aux cosmétiques et à l’agroalimentaire. D’un capital social de 1,15 million de DH, elle compte employer une trentaine de personnes et réaliser un chiffre d’affaires de 10 millions de DH. L’Université Cadi Ayyad est actionnaire à 20% de Nabatop. Cette première réussite devra créer une émulation entre les 9 incubateurs dont dispose le Maroc. Ces structures ont donné naissance à 60 projets dont 28 ont été acceptés par le comité de sélection.


L’Economiste s’engage aussi

En initiant la première édition en 2005 du Prix pour la Recherche en Economie et gestion, L’Economiste affiche clairement son objectif de promouvoir et mettre en place des passerelles entre l’université et l’entreprise. De même que d’encourager la recherche académique sur l’économie marocaine, ses secteurs et ses entreprises. A sa manière, L’Economiste veut participer activement au dynamisme du monde universitaire. Et donc récompenser ceux et celles qui, à travers leurs travaux, peuvent faire progresser la recherche ou la société. Le prix de L’Economiste est décerné annuellement à des recherches achevées, validées par les établissements publics ou privés au Maroc. Pour la première édition, plus d’une quarantaine de candidats ont soumis leurs travaux de recherche réalisés en 2004 pour l’obtention d’une licence/ bachelor, un master ou un doctorat (cf www.leconomiste.com). L’une des ambitions de ce prix est de devenir une véritable référence au niveau national. Outre la récompense qu’il peut offrir aux candidats, il se donne les moyens d’être un outil d’accompagnement du lauréat qui pourrait trouver attache dans le monde de l’entreprise ou de l’industrie. La seconde édition de ce prix est d’ores et déjà lancée pour primer les travaux réalisés en 2005. La date limite des dépôts est fixée au 15 avril. Mustapha BENTAK

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