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Réchauffement: les automnes chauds nocifs pour le climat

Par L'Economiste | Edition N°:2685 Le 03/01/2008 | Partager

. Les printemps plus doux atténuent ce phénomèneLes automnes chauds entraînent des rejets plus importants de CO2 dans l’atmosphère, tandis qu’une élévation des températures au printemps permet au contraire de retenir davantage de dioxyde de carbone, selon une étude à paraître cette semaine dans le magazine Nature.Il était jusqu’ici fréquemment admis qu’un allongement de la saison végétative favorisait la rétention du C02 grâce à une plus forte activité de photosynthèse des plantes. Mais des mesures sur 20 ans du cycle saisonnier du CO2 atmosphérique et des mesures du CO2 sur les forêts boréales, faites par une équipe internationale menée par Shilong Piao du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE), en région parisienne, ne corroborent pas entièrement cette affirmation. «En automne, la respiration, qui correspond à la dégradation des tissus des plantes, notamment dans les sols, l’emporte sur la photosynthèse qui fixe le carbone», expliquent dans un communiqué trois institutions de recherche françaises, desquelles dépend le LSCE. La «respiration» rejette du CO2 dans l’atmosphère. «La photosynthèse et la respiration augmentent durant le réchauffement automnal, mais l’augmentation de la respiration est plus importante», selon l’étude publiée dans Nature.En moyenne, l’élévation des températures observées en Amérique du Nord et sur le continent eurasien au cours des deux dernières décennies est d’environ 1,1°C au printemps et de 0,8°C en automne.L’absorption supplémentaire de CO2 obtenue grâce à des printemps plus chauds est annulée à 90% par l’élévation des températures vers la fin de l’année, mais le bilan reste pour l’instant positif.Il ne l’est pas en revanche en Amérique du Nord, ou contrairement à l’Eurasie, l’élévation des températures est plus importante en automne qu’au printemps.Synthèse L’Economiste

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