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Rebondissement dans l’affaire des Italiens de Benguérir

Par L'Economiste | Edition N°:1811 Le 14/07/2004 | Partager

. Les dirigeants d’Orziagri demandent sa liquidation judiciaire . Ses créanciers et fournisseurs s’y opposent avec force Les Italiens de Benguérir ont encore fait parler d’eux. Le tribunal de commerce de Marrakech vient de les autoriser à mettre leur entreprise Orziagri soit en redressement judiciaire, soit en liquidation judiciaire.Aujourd’hui, Orziagri doit “régler d’abord ses dettes vis-à-vis notamment des propriétaires des terres louées par l’entreprise dans la région de N’zalat Laâdam et aussi honorer ses engagements envers ses créanciers”, affirme l’avocat de l’un des fournisseurs de la société. Parmi ces derniers, Abdelaziz Nassim qui dispose d’un “ordre de paiement” prononcé par la Cour d’appel du tribunal de commerce de Marrakech. Il porte sur un montant de 6.342.426 DH. Une somme énorme que les patrons d’Orziagri refusent de payer à Nassim. Celui-ci n’en démord pas et continue à réclamer par voie judiciaire le règlement de son dû. Surtout qu’“Orziagri” vient de commercialiser la récolte de betterave sucrière à la Sucrerie de Tadla (SUTA). Une récolte qui se chiffre à plus de quatre millions de DH. Nassim a présenté à l’encaissement des “effets à vue” libellés en son nom et portant la signature d’un ancien directeur d’Orziagri et aussi le cachet de l’entreprise. C’est sur la base de ces preuves que le tribunal a rendu son jugement en appel. Or, les dirigeants d’Orziagri contestent l’authenticité de la signature apposée sur les effets. Mais bizarrement, aucune expertise graphologique n’a jamais été demandée. Autre fait nouveau dans cette affaire, la décision de la Justice de transformer une saisie conservatoire en saisie exécutoire au profit de Abdelaziz Nassim. Seulement, Orziagri refuse toujours à procéder au règlement tel qu’ordonné par le tribunal. Bien plus, une vente aux enchères des récoltes et du matériel avait été annulée in extremis. Or “le matériel et les récoltes objets de la saisie conservatoire ont été vendus et des chèques encaissés au profit des dirigeants d’Orziagri”, affirment les créanciers de l’entreprise agricole. . “Mauvaises langues”Mieux. Les investigations ont permis de démontrer qu’une société étrangère, précisément italienne, a passé un contrat pour l’achat des récoltes. Mais, il s’avère que des dirigeants et autres actionnaires d’Orziagri, le sont aussi dans la société en question. “ORTAJA SRL”, domiciliée au Registre du commerce de la ville d’Orzini en Italie, est ainsi propriété de Motti Andrea, Lorenzi Dario, Saini Franco, Motti Giovanni et Barbieri Francesco. En d’autres termes, comment les actionnaires d’une entreprise en “difficulté” envisageant même la liquidation judiciaire ont pu en créer une autre qui en est devenue le client? Les “mauvaises langues” affirment que “beaucoup d’argent a été sorti du Maroc au détriment des créanciers qui continuent à réclamer l’exécution des jugements. La situation risque d’empirer puisque même les propriétaires des terres n’ont pas encore été payés et viennent faire le pied de grue chaque matin devant les locaux de l’entreprise. Contactés par L’Economiste, les dirigeants d’Orziagri ont confirmé ce retard. L’attention des pouvoirs publics est ainsi attirée sur une affaire dont les tenants et les aboutissants ne semblent pas tout à fait clairs. Les acteurs de ce feuilleton de la coopération maroco-italienne continuent à s’accuser mutuellement. Mais, la justice a tranché notamment au profit de Abdelaziz Nassim qui ne manque pas de rappeler que ses “affaires pâtissent de cette situation” et qu’il doit “récupérer son argent”, car il est aussi redevable à ses clients et fournisseurs. Jamal Eddine HERRADI

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