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Economie

Réassurance
Le marché mondial se consolide

Par L'Economiste | Edition N°:3376 Le 05/10/2010 | Partager

. La capitalisation au même niveau qu’en 2007 . Les sinistres de 2010 n’impacteront pas le secteur. L’Afrique, un relai de croissance Le marché de la réassurance mondiale est dans une conjoncture favorable. C’est ce qui ressort de l’analyse des experts invités au 16e Forum de la réassurance africaine. Un événement organisé par la Société centrale de réassurance (SCR). Globalement, le secteur des assurances et réassurances a résisté à la crise (hormis le cas d’AIG). En effet, après une série de fusions-rachats entre 2006 et 2009 et un passage plus ou moins réussi à travers la crise économique (hormis AIG), le marché va dans le sens de la consolidation. Les fonds propres (20%) de 2008 ont été récupérés et la capitalisation est à nouveau au même niveau que vers fin 2007. «La plupart des analystes prédisent un renouvellement 2011 soft suite à la reprise progressive de la croissance même si le goût du risque a diminué au niveau des investissements financiers», note Jean Baptiste Kouame, DG de Cica Ré-Togo. S’y ajoute l’abondance des capacités et l’absence d’évènements majeurs ayant des conséquences graves pour les réassureurs mondiaux. En 2009, près de 290 catastrophes ont été enregistrées et ont occasionné des pertes économiques pour environ 62 milliards de dollars dont seulement 42% étaient assurés. Pou rappel, à lui seul l’ouragan de Katarina a occasionné des pertes estimées à quelque 71,2 milliards de dollars en 2005.N’empêche, les inquiétudes persistent. Ces dernières ont été manifestes aussi bien du côté des réassureurs que des cédants et ce, à l’issue du rendez-vous de septembre de Monté Carlo (54e édition). En 2010, plusieurs catastrophes ont été enregistrées (tempêtes Xynthia, inondations au Pakistan, tremblements de terre à Haïti et au Chili, marée noire aux Etats-Unis…). «Mais selon les premières estimations, les montants assurés ne sont pas de nature à influencer négativement le secteur des assurances et de la réassurance», souligne Kouame.Par ailleurs, le continent africain semble présenter une bonne opportunité d’affaires pour les assureurs et réassureurs. «De plus en plus de cabinets d’études reconnus mondialement recommandent l’Afrique», affirme Kouame. En effet, les indicateurs de croissance sont au vert pour ce continent. Selon les prévisions du FMI, l’Afrique subsaharienne devrait réaliser une croissance de l’ordre de 4% en 2010. Pour le moment, la part du continent dans les primes d’assurance reste minime (1,3% des primes en 2008, 1,2 % en 2009).Quant aux spécificités du marché africain, le constat est unanime: les cédants locaux utilisent à la fois les capacités africaines et internationales. En plus du coût relativement élevé des couvertures dans certaines régions.«Les rétentions sont relativement faibles par rapport aux capacités demandées. Cette situation pourra connaître un début de correction avec le relèvement par les autorités de tutelle du capital minimum dans un certain nombre de pays dont le Nigeria et ceux du Cima», explique Kouame. Sans oublier que les risques stratégiques dont le pétrole et le gaz sont majoritairement réassurés sur le marché international. Autre constat: les risques agricoles ont du mal à se développer à l’international. Les assurances crédit et caution ne font pas mieux. Elles peinent à se développer à cause de l’insuffisance des capacités dans le domaine.Par ailleurs, la concurrence sur les prix retarde le développement des marchés. Pour Kouame, «cette concurrence constitue dans bien des cas une menace aussi bien pour la sinistralité que pour les résultats et la solvabilité des compagnies d’assurances».


Recommandations

Pour assurer une continuité du secteur en Afrique, le DG de Cica Ré-Togo recommande aux courtiers de se préoccuper davantage des risques. Ils sont aussi appelés à reverser les primes à temps aux assureurs et réassureurs.Pour les compagnies d’assurances, elles ont intérêt à revenir aux fondamentaux de la profession. En d’autres termes, il faut adopter une analyse du risque et une tarification raisonnables après visite pour les grandes affaires. Les compagnies sont aussi invitées à procéder à la clarification du champ de couverture des risques. «Les assureurs doivent impérativement se préoccuper d’un bénéfice de souscription raisonnable pour se prémunir des risques d’insolvabilité», insiste Jean-Baptiste Kouame.Jalal BAAZI

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