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Réalisation de parcs industriels : La compétition est ouverte au privé

Par L'Economiste | Edition N°:234 Le 13/06/1996 | Partager


En collaboration avec la Banque Mondiale, le MCIA (Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat) vient de lancer un programme de développement de parcs industriels privés. Le premier projet porte sur la mise en valeur de deux sites dont l'un d'une superficie de 256 à Casablanca-Nouaceur et l'autre de près de 100 ha à El Jadida-Jorf Lasfar. Ces parcs seront réalisés par des entreprises privées sélectionnées après appel d'offres international. La présentation du projet a été faite au cours d'une réunion d'information suivie de la visite des sites les 11 et 12 juin. Objectif de cette nouvelle démarche du MCIA: résorber le déficit de terrains ou locaux industriels qui constitue un important goulot d'étranglement pour la promotion des investissements privés, malgré l'aménagement de 49 zones industrielles couvrant une superficie de plus de 2.200 ha. Ces zones, lancées au début des années 80, ne répondent pas, pour la plupart, aux besoins des promoteurs. "Les zones industrielles actuelles, à de rares exceptions, sont plutôt des lotissements industriels et ne disposent pas de services de maintenance, de gestion ou de facilités nécessaires au bon fonctionnement des unités qui y sont installées", a noté M. Driss Jettou, ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat. Les entreprises ou groupes d'entreprises qui seront retenus devront donc aménager les parcs industriels selon des normes requises, mettre en place des structures de maintenance et de gestion destinées à offrir tous les services permettant de favoriser la compétitivité des entreprises, et développer une politique active visant à attirer les investisseurs, les étrangers plus particulièrement.
Le MCIA a retenu une démarche rigoureuse pour choisir les futurs promoteurs. Un avis de présélection a déjà été lancé le 15 mai et sera clôturé le 12 juillet. L'évaluation de cette première étape sera finalisée le 2 août. Une notification de présélection et le document provisoire de l'appel d'offres seront envoyés aux entreprises retenues. Celles-ci seront reçues au cours de la dernière semaine de septembre pour discuter de l'élaboration du cahier des charges final. L'appel d'offres définitif sera lancé le 11 octobre et clôturé le 20 décembre. La désignation des attributaires est prévue pour la mi-mars 1997. Le contrat de concession dont la durée n'est pas encore arrêtée sera signé le 30 avril 1997. Si le timing établi par le MCIA est bien respecté, le premier coup de pioche aura lieu précisément le 9 juillet 1997.
En attendant, certaines entreprises locales peuvent se sentir déjà hors de course si elles choisissent de concourir seules. Le profil exigé des prétendants est très strict. Certaines conditions portent sur la transparence, l'expérience en matière de réalisation et de gestion d'ouvrages similaires et les moyens en personnel. Il est aussi nécessaire de disposer d'une situation financière relativement solide. Le soumissionnaire doit avoir réalisé un chiffre d'affaires moyen (montant facturé au titre des travaux achevés ou en cours) d'un montant équivalent à 100 millions de Dollars (885 MDH) pour les 5 dernières années s'il opte pour la réalisation d'un seul site et 150 millions de Dollars, soit un peu plus de 1,3 milliard de Dirhams dans le cas de deux sites. Il doit par ailleurs prouver qu'il est en mesure de mobiliser un montant équivalent à 20 millions de Dollars (177 MDH) par site, déduction faite des engagements pris au titre d'autres marchés, pour l'exécution des travaux d'une durée de 12 mois. Le MCIA a certainement mis en place ces conditions pour assurer le maximum de réussite au projet. Il conseille aux entreprises locales de trouver des partenaires pour augmenter leurs chances. La SFI s'est déjà décidée à apporter son concours, soit dans le cadre d'un prêt, soit en participant à un consortium. Dans le même sens, la Banque Mondiale propose sa garantie pour permettre au promoteur de pouvoir drainer le maximum de ressources.
Le privé national ne sera pas à sa première expérience. L'ONA avait déjà initié le parc d'Oukacha. En attendant Nouaceur et Jorf Lasfar, la tenue de cette zone industrielle permet d'accorder un préjugé favorable au choix du MCIA.

Alié Dior NDOR.

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