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Economie

Rapport sur le climat d’investissement
Export: Difficile de diversifier ses marchés

Par L'Economiste | Edition N°:2218 Le 21/02/2006 | Partager

. La concentration sur l’Europe s’exacerbe. Et les PME plus nombreuses à l’international. 3% des entreprises seulement ont un budget R&DLes petites et surtout les moyennes entreprises ne ménagent pas leurs efforts pour la modernisation de leur équipement. C’est ce que révèle une analyse (par taille et par secteur) des résultats des enquêtes FACS (Firm assessment and competitiveness survey; 2000) et ICA (Investment climat assessment; 2004) de la Banque mondiale(1) (cf.www.leconomiste.com). Alors que la proportion des machines de moins de cinq ans n’a augmenté que de deux points parmi les grandes entreprises, elle s’est améliorée respectivement de cinq et huit points pour les petites et moyennes. Pour le secteur manufacturier, en revanche, l’équipement a vieilli dans les industries agroalimentaires et chimiques. Mais l’enquête montre qu’il a rajeuni dans les autres industries, et plus particulièrement, celles qui touchent aux filières électricité, confection et plastique. De même, plus de la moitié des entreprises ICA utilise des machines automatisées et 27% à commande numérique. Le rapport note ici une tendance à la hausse, en comparaison aux résultats livrés en 2000: la proportion d’entreprises équipées a augmenté de 58 à 67% (cf. infographie).Pour la recherche et développement (R&D) par contre, les entreprises sont encore frileuses. Seulement 9% ont un projet! Et le budget consacré est jugé minime: en moyenne 180.000 DH. Avec une main-d’oeuvre au Maroc de moins en moins compétitive, l’innovation reste pourtant un moyen sûr de faire la différence et d’attirer investissements étrangers et importateurs. Plus grave: alors qu’en 2000, la proportion d’entreprises dédiant un budget à la R&D était ridicule, à peine 4%, il chute d’un point quatre ans plus tard! L’enquête montre en outre que les entreprises innovent davantage dans le développement de produits. Un quart d’entre elles ont introduit de nouveaux produits les cinq années qui ont précédé l’enquête. Et trois ans avant l’ICA, 42% ont amélioré un produit existant et 1/3 un procédé de fabrication. «Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les entreprises exportatrices ne développent pas plus de nouveaux produits que les autres», notent les rapporteurs.Pour le volet exportations (assez succinct du reste), le rapport révèle qu’en 2004, la proportion d’entreprises qui exportent est plus grande que quatre ans plus tôt. Elle est en effet passée de 45% en 2000 à 51% en 2004. Et la production varie en fonction de la taille de l’entreprise: «La hausse constatée est essentiellement le fait des PME», soulignent les rapporteurs. En parallèle, il apparaît que la concentration sur l’Europe en tant que destination principale a augmenté. Et ce, malgré les efforts des exportateurs pour diversifier leurs marchés! Leur part est passée de 83 à 89%. Quant aux exportations vers le Maghreb, elles ont chuté de moitié: de 6 à 3%.Par ailleurs, l’enquête montre que le laps de temps moyen entre le lancement d’un nouveau produit et son exportation est de deux ans. Néanmoins, «dans 76% des cas, les exportations commencent la même année», expliquent les rapporteurs. Encore une idée reçue à laisser choir: le marché intérieur ne sert pas vraiment de banc d’essai pour les nouveaux produits, est-il indiqué. Les exportateurs produisent donc en grande partie pour leurs clients étrangers et trois quarts d’entre eux le font sur commande (surtout pour la filière confection -près de 90%). En moyenne, cela représente les 2/3 de la production d’une entreprise, indique le document. Et les plus grandes sociétés (26%) sont plus engagées dans des contrats à long terme que les moyennes (12%) et les petites (7%). De même, il ressort que les entreprises qui n’exportent pas les deux premières années qui suivent leur création ne le feront probablement jamais. Conclusion de la Banque mondiale: les entreprises semblent être destinées, dès le démarrage, à fournir soit le marché local, soit l’étranger, mais pas les deux.Céline PERROTEY-------------------------------------------------------------------------------------------------------------(1) L’enquête de 2004 a été menée auprès de 587 entreprises, contre 859 en 2000, en collaboration avec le ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l’économie.

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