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    Economie

    Rapport de la Cour des comptes
    Agence Bouregreg: Beaucoup d’argent pour rien

    Par L'Economiste | Edition N°:3244 Le 31/03/2010 | Partager

    . Des études coûteuses sans réalisation. Faiblesse des opérations de protection de la qualité de l’eau et de dépollution. Pas de stratégie en matière d’économie d’eauL’Agence du bassin hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia n’a pas échappé aux critiques des magistrats de la Cour des comptes. Ces derniers révèlent plusieurs faiblesses. Parmi elles, une insuffisance de suivi des concessions et autorisations de prélèvement d’eau accordées par l’Agence. Les concessions et autorisations accordées par l’Agence ne sont pas consignées dans son registre. Là où les enquêteurs sont tombés des nues, c’est au registre des frais engagés annuellement pour des études, souvent coûteuses. De plus, constatent les enquêteurs, «ces études ne sont pas exploitées», d’où la question de leur opportunité. En parallèle, l’Agence a conclu des conventions de partenariat avec des communes et des associations portant sur la réalisation des travaux de protection contre les inondations. A l’exception de l’accord relatif à l’aménagement de l’Oued Sekkouk conclu avec la municipalité de Bouznika, ces conventions sont restées lettre morte. Autres constat: la faiblesse des opérations de protection de la qualité de l’eau et de dépollution. Entre 2003 et 2007, l’Agence a consacré plus de 1,2 million DH à la construction et à l’aménagement du laboratoire d’analyse de l’eau, en plus de 136.000 DH pour l’acquisition de matériels et de produits chimiques. Mais elle continue à externaliser les analyses de l’eau, qui lui ont coûté près de 765.000 DH en 2007. A ce niveau, le rapport note que malgré l’élaboration d’un inventaire des foyers polluants dans son périmètre, les actions de l’Agence en matière de dépollution demeurent faibles. «En effet, à l’exception de la station d’épuration des eaux usées de Had Soualem, les autres conventions ne sont pas encore exploitées», souligne le rapport. Pi encore, l’Agence ne dispose pas encore de programme d’action en matière de dépollution aussi bien pour la pollution industrielle que domestique. En plus, elle applique de manière limitée les redevances de la pollution, qui sont un moyen efficace de prévention et de dissuasion.Quant aux actions destinées à l’économie de l’eau, le bilan est faible. L’Agence ne dispose pas de stratégie en la matière. Les rares initiatives, objet de conventions signées, ne sont pas encore mises en œuvre. Seule celle conclue en 2005 avec l’association Maârif a été mise en application pour l’irrigation au goutte-à-goutte, à partir de la retenue du barrage Aâricha.


    Conseil d’administration

    L’un des griefs les plus frappants du rapport de la Cour des comptes concerne le Conseil d’administration de l’Agence. Les magistrats de la Cour ont relevé que l’article 4 du décret relatif à l’Agence n’est pas respecté. Cet article stipule que «le Conseil d’administration se réunit, sur convocation de son président, aussi souvent que les besoins de l’Agence l’exigent et au moins deux fois par exercice comptable». Cependant entre 2002 et 2007, l’Agence n’a tenu que quatre réunions de son Conseil d’administration. Le non-respect de la périodicité des réunions du Conseil d’administration, selon les échéances fixées par le décret, ne permet pas à ce dernier d’arrêter régulièrement les budgets et les états de synthèse de l’Agence. Ainsi, les budgets sont mis en exécution, après visa du ministère des Finances et sans l’approbation préalable du Conseil d’administration. J. B.

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