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Economie

Rapport de la Banque Mondiale sur le Développement : La situation sanitaire des pays en développement reste précaire

Par L'Economiste | Edition N°:87 Le 08/07/1993 | Partager

La situation sanitaire mondiale s'est améliorée durant la dernière moitié du siècle. Cependant, l'état des pays en développement reste préoccupant. Les politiques de santé mises en place devraient être révisées. Prés de 6 milliards de Dollars sont nécessaires pour réformer les systèmes de Santé.

DURANT les 40 dernières années, l'amélioration de l'état de santé des populations dans le monde a été plus importante que pendant toute la période précédente de l'Histoire humaine, c'est ce qu'affirme le rapport 1993 sur le développement dans le monde publié par la Banque Mondiale. Cependant, il est souligné que la situation sanitaire dans le monde, notamment dans les pays en développement, n'est guère reluisante. Les problèmes demeurent aigus.

Défaillance des systèmes de santé

Selon le rapport, des maladies dont la prévention serait facile et la guérison peu coûteuse continuent de faire des ravages.

En effet, près de deux millions d'enfants meurent chaque année de maladies telles que la rougeole, le tétanos et la coqueluche, plus de deux millions d'adultes sont vaincus par la tuberculose et 500.000 femmes meurent chaque année de complications de grossesse et d'accouchement. De plus, le Sida continue de faire des victimes importantes. Il pourrait emporter plus de deux millions de personnes par an avant la fin de la décennie 90.

Les principales causes relèvent de la défaillance des systèmes de santé. Dans ce cadre, le rapport relève:

- le peu d'effort fourni pour développer les programmes de prévention comme les vaccinations et l'orientation des dépenses vers des services coûteux sans efficacité;

- l'affectation des ressources au profit des classes aisées;

- l'inefficacité dans le choix des produits pharmaceutiques, dans l'orientation et la supervision des agents de santé, de même que dans la mauvaise utilisation des lits d'hôpitaux;

- le niveau élevé du coût des soins dans les pays à revenu intermédiaire, notamment en raison de l'augmentation du nombre des médecins, de la mise en service de nouvelles technologies médicales coûteuses et de l'expansion de l'assurance-maladie liée à la formule du paiement à l'acte.

Selon le rapport, I'amélioration de la santé des populations devrait être recherchée dans trois directions.

Il s'agit d'abord de mettre en place des politiques visant à créer un environnement économique et social adéquat. Ainsi, I'accent devrait être mis sur le développement de l'éducation de base, notamment celle des filles. D'autant que la femme joue un rôle essentiel dans l'alimentation, la santé et l'hygiène des ménages.

En second lieu, il est souligné dans le rapport que les Etats devraient réorienter leurs dépenses de santé publique dans le sens des soins préventifs, entre autres, les vaccinations, l'administration, les soins de santé à I ' école, la diffusion d'informations sur le planning familial et la nutrition, l'organisation de programmes de lutte contre le tabac et l'alcool, et la prévision du Sida.

Pour ce qui est des soins cliniques, I'accent devrait être mis sur les soins prénatals et d'accouchement, le planning familial, la fourniture des soins de base à l'enfant malade et l'administration de traitement simples pour la tuberculose et les maladies sexuellement transmissibles.

12 Dollars par an et par personne

Le rapport indique que le coût de ce programme minimum de santé publique et d'interventions cliniques essentielles se chiffre à moins de 12 Dollars par personne et par an dans les pays à faible revenu. Il permettrait de réduire I' actuelle charge de morbidité de près d'un quart.

Enfin, il s ' agit de consacrer davantage de moyens aux soins cliniques et à la santé publique au lieu de continuer à investir dans la haute technologie médicale.

Par ailleurs, la Banque Mondiale préconise la promotion de la concurrence pour la fourniture des services de santé entre le privé bénévole, le public et le privé à but lucratif. Cependant, il est souhaité la mise en place d'une réglementation pour le privé en vue de remédier à la hausse démesurée des coûts des soins de santé.

Le rapport précise également que l'aide internationale destinée à l'amélioration de la santé dans les pays en développement devrait être portée de 4 à 6 milliards de Dollars. Cette aide serait consacrée au financement de la réforme des politiques de santé et des programmes de lutte contre le Sida.

A.N.

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