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    Economie

    Rapport BAM sur les banques
    Surveiller sans gripper la finance

    Par L'Economiste | Edition N°:3310 Le 01/07/2010 | Partager

    . Plus de fonds propres pour couvrir les risques . Banques et associations de microcrédit à suivre A chacun ses priorités! Si le monde financier vise à faire du chiffre, Bank Al-Maghrib (BAM) veille à faire l’arbitre, à tracer les règles du jeu… Et s’assurer en tant que régulateur que nos 19 banques, nos 36 sociétés de crédits à la consommation, nos 12 associations de microcrédit… ne «perdent pas le nord». Surtout après les dégâts de la crise financière mondiale ayant démontré qu’il fallait revoir les normes et affiner la régulation. C’est dans ce contexte d’ailleurs que les recommandations du Comité de Bâle ont été reprises par BAM, en définissant la notion de défaut notamment. Son obligation de supervision bancaire a été à ce titre relayée par plusieurs règles jurisprudentielles. Citons la circulaire n°19/G/2002 en liaison avec la classification des créances et leur couverture par les provisions. Cette exigence -«hausse des provisions»- explique d’ailleurs «le léger repli (1,6%) du résultat net global de huit groupes bancaires», selon le gouverneur de Bank Al-Maghrib (pages 5 et 6). Ils se sont tout de même rattrapés via la «bonne tenue du produit net bancaire». Prudente mais pas alarmiste, BAM est en train d’établir pour les banques de nouvelles modalités pour la détermination des fonds propres. Car il faut bien avoir une «exigence minimale» pour couvrir les risques de crédit, de marché et opérationnels. Et là aussi le Comité de Bâle, créé en 1974, a formulé un avis où il opte pour une définition restrictive et simplifiée des fonds propres des banques. Elle se limite au Maroc à contenir exclusivement les actions ordinaires, les réserves et le report à nouveau. Le régulateur travaille sur sa mise à jour. D’où l’intérêt de garder un œil sur le risque de liquidité. En avril 2007, les banques ont été incitées à s’équiper d’un dispositif en vue de «mesurer, suivre et contrôler» les menaces. Deux ans plus tard, BAM les teste avec, entre autres, l’assistance de la Banque mondiale, en simulant une mini-crise. La concentration des engagements envers un même débiteur est également fatale pour un établissement de crédit. Il est ainsi tenu à ne pas dépasser un ratio de 20% de ses fonds propres. Le capitalisme-éthique implique aussi d’être regardant sur la nomination des dirigeants, leur rémunération et la manière d’assurer leur responsabilité. Malgré la directive de BAM, il y a encore matière à faire. Faiçal FAQUIHI

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