×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Rapport BAM sur les banques
    Attention aux facteurs de risque externes!

    Par L'Economiste | Edition N°:3310 Le 01/07/2010 | Partager

    . La banque centrale les appelle à plus de vigilance . Certaines composantes du secteur toujours fragiles, le micro-crédit notamment . Les performances financières sont tout de même au rendez-vous Il est de coutume de passer annuellement l’activité du secteur bancaire au crible. 2009 n’a, en effet, pas dérogé à la règle, puisque Bank Al-Maghrib fait un diagnostic complet de la situation des banques tant au niveau du respect de la réglementation que de l’activité d’exploitation. Dans son dernier rapport sur le secteur, BAM a également examiné l’évolution des risques auxquels les banques font face. C’est ainsi que les banques ont pu tirer, en dépit d’un contexte peu favorable, profit de la diversification de leurs activités. «Comme en attestent ses indicateurs bilanciels, le secteur bancaire a prouvé sa résilience face aux perturbations», est-il indiqué auprès de BAM. Dans ces conditions, le résultat net des établissements de crédit s’est apprécié de 5% pour atteindre 10,5 milliards de DH, compte tenu de l’évolution notable du produit net bancaire. Un PNB tiré par la performance de la marge d’intérêt et, dans de moindres mesures, de la hausse du résultat des activités de marché. Toutefois, dans le détail, les huit groupes bancaires ayant établi leurs états financiers aux normes IFRS ont réalisé un résultat net global en léger repli de 1,6% à 9,3 milliards de DH. «Cette situation s’explique essentiellement par la hausse notable des provisions requises, par ces normes, pour la couverture de la dépréciation des créances», précise le rapport. L’impact de ces normes comptable a, tout de même, pu être limité par le bon comportement du PNB réalisé au niveau national et à l’étranger.En parallèle, l’activité de crédit s’est bien comportée en 2009 malgré un ralentissement certain du rythme de progression par rapport aux précédentes années. Après la hausse de 22% en 2008, le total des concours des établissements de crédit continue de progresser de 10,7%. «Cette décélération a résulté, en particulier, de la baisse des crédits de trésorerie, reflétant l’effet de contraction de la demande externe», est-il indiqué dans le rapport.En parallèle, la dégradation de la qualité de crédit des entreprises et des ménages ont accentué le coût du risque des établissements de crédit, à tel point qu’il a représenté 18% du résultat brut d’exploitation au lieu de 12,5% préalablement. Cependant, le taux moyen des créances en souffrance du secteur est resté globalement stable à près de 6%. Cette réalisation est attribuable, selon BAM, à la poursuite de l’assainissement des bilans bancaires ainsi que le renforcement des dispositifs de recouvrement. Côté réglementaire, le renforcement des fonds propres s’est poursuivi. Le ratio de solvabilité moyen du secteur s’est, en outre, amélioré à 12%, ce qui est en phase avec l’objectif fixé pour 2010. Pour autant, plusieurs facteurs de risque persistent pour lesquels BAM appelle à plus de vigilance. Il s’agit dans un premier temps du risque de concentration de crédit qui nécessite une surveillance accrue. A ce titre, BAM a rappelé aux banques la nécessité de renforcer la qualité des systèmes de notation interne et de diversifier davantage ce risque.Le second facteur à prendre en compte est celui de la transformation. Sur ce volet, les banques ont subi l’impact de la volatilité des dépôts à terme dans un contexte de resserrement de la liquidité, conjugué à l’allongement des maturités des crédits. Par conséquent, BAM appelle les banques à mener des politiques de gestion actif-passif mieux structurées.La troisième zone de vulnérabilité porte sur le risque opérationnel, dont la montée en puissance confirme l’importance du dispositif prudentiel de Bâle II. «Il est donc essentiel que sa mise en œuvre soit renforcée en vue d’une gestion maîtrisée», soutient BAM.Par ailleurs, la banque centrale relève que certaines composantes du secteur restent fragiles. C’est pourquoi elle a initié le mouvement de concentration qui a notamment été enclenché dans le secteur du micro-crédit. D’ailleurs, il sera bientôt soumis à des normes rigoureuses de gouvernance et de contrôle interne.Sur le plan de la bancarisation, l’année a été marquée par l’accélération du déploiement de la «Low Income Banking». En plus de l’extension de leur réseau, plusieurs banques, à leur tête Attijariwafa bank et Banque Populaire, ont lancé de nouveaux canaux de distribution de proximité. En parallèle, BAM a accordé l’agrément bancaire à Poste Maroc pour renforcer et contribuer à l’amélioration de la bancarisation des segments à bas revenus. Dans la foulée, BAM conseille aux banques de renforcer leur relation avec les clients. A cet effet, le régulateur a initié plusieurs projets, notamment la mise en place du dispositif de médiation bancaire et l’adoption des textes sur la gratuité des services bancaires, sur le cadre régissant les conventions des comptes de dépôt, et de nouvelles exigences de transparence relatives au relevé annuel des commissions facturées. Il en va de la pérennité du secteur, qui souffre d’un gros manque d’argent frais!


    Stress test

    Bank Al-Maghrib a mené, en avril 2009, le premier exercice de simulation de crise systémique. Il a permis de tester l’efficacité des dispositifs actuels de gestion des crises et d’identifier les axes de leur amélioration. Dans cette lignée, elle a édicté une directive pour inciter les banques à renforcer les pratiques de stress test pour mieux évaluer leur capacité à résister aux chocs. M.A.B.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc