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    Rapport annuel 94 de la SFI : Priorité aux infrastructures et aux marchés financiers

    Par L'Economiste | Edition N°:147 Le 29/09/1994 | Partager

    Le rapport annuel 1994 de la SFI a été présenté au cours d'une conférence de presse organisée le 20 septembre. L'institution internationale compte renforcer son appui en faveur du secteur privé marocain.

    Appui à l'installation d'institutions spécialisées comme les banques d'investissement et les sociétés de factoring, soutien aux projets portant sur l'infrastructure, l'environnement et la production d'énergie par le secteur privé, la participation au développement du secteur financier ainsi que l'ouverture des lignes de crédits pour les PME, les secteurs exportateurs et les projets fortement créateurs d'emplois : ce sont quelques éléments de l'action que la SFI (Société Financière Internationale) entend mener au Maroc pour les prochaines années. Ces précisions ont été apportées par M. Mansour Kélada-Antoun, représentant régional de la SFI pour l'Afrique du Nord, lors de la présentation du rapport annuel de l'institution. Ces projets sont en quelque sorte inscrits dans l'optique de la continuité. La SFI a en effet entrepris depuis quelques années, à la faveur de la libéralisation, un soutien important en faveur du secteur privé marocain.

    A ce jour, le Maroc compte parmi les douze premiers pays ayant bénéficié du soutien du bras financier privé du groupe de la Banque Mondiale. Le total de ses engagements cumulés est estimé à près de 500 millions de Dollars, sous forme de prêts et de prises de participation dans le capital de quelques sociétés. Pour le précédent exercice, la SFI a approuvé trois projets d'un montant global de 76,2 millions de Dollars. Le premier a trait au projet des Ciments du Maroc relatif à l'installation d'équipements destinés à la protection de l'environnement. Sur un financement de 25,4 millions de Dollars, sa contribution a atteint 14,6 millions, soit 42,5% du coût de l'investissement.

    Pour le second projet concernant "Euratlas Capital Development Fund", une société d'investissement à capital fixe portée sur les investissements dans des entreprises en phase d'expansion et de diversification, l'institution internationale a apporté 8,1 millions de Dollars sur une enveloppe de 45,4 millions.

    Troisième intervention : la SFI a décidé de prendre 10% du capital de la "Société Marocaine d'Intermédiation Financière", arrêté à 5 millions de Dirhams. Cette société encore en phase de création devrait être le premier établissement de réescompte installé au Maroc. Globalement, et au cours de l'exercice bouclé en juin 1994, la SFI a approuvé des financements de l'ordre de 2,5 milliards de Dollars destinés à 231 projets initiés dans 65 pays en développement. Le coût total des investissements est de l'ordre de 15,8 millions de Dollars. Les approbations concernent surtout des projets d'infrastructure et de marchés financiers.

    Au cours de l'exercice 94, les investissements en matière d'infrastructure approuvés par la SFI sont montés à 599 millions de Dollars, soit un accroissement de 58% par rapport à l'exercice précédent. En outre, elle devrait participer à des prêts syndiqués avec des banques commerciales internationales pour un montant de 731 millions de Dollars. Le coût total des projets pour lesquels la SFI a approuvé un financement est estimé à 5,4 milliards de Dollars. Selon le rapport, ces projets doivent être réalisés, pour l'essentiel, en Amérique latine et en Asie. Il en existe aussi en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe.

    Le niveau des interventions de la SFI dans le domaine de l'infrastructure s'explique par le fait que des créneaux comme la production d'électricité, les télécommunications, les transports et les services liés à l'environnement commencent à être ouverts au privé.

    Par ailleurs, il ressort du rapport que la demande de financement pour les projets d'infrastructure privés des pays en développement est annuellement estimée à 200 milliards de Dollars durant la décennie 90.

    En ce qui concerne les marchés financiers, devenus une priorité pour la SFI, les investissements approuvés ont atteint 579 millions de Dollars, soit 66% de plus qu'en 1993. En somme, ces fonds sont destinés, entre autres, à l'ouverture de lignes de crédit pour les PME, aux investissements dans des sociétés de crédit-bail, à la prise de participation dans des fonds nationaux de capital risque, à la prise de participation dans des institutions spécialisées dans les valeurs mobilières (courtiers, fonds commun de placement, bourse de valeurs, sociétés de gestion de fonds de pension et agences de notation) et aux garanties d'émissions de titres de sociétés. Cet attrait pour les marchés financiers est motivé par le fait que leur expansion devrait pousser la croissance et la productivité du secteur privé. De ce point de vue, il est souligné que "les apports de capitaux étrangers à long terme restent importants pour couvrir les besoins d'investissement d'un pays, mais ces derniers doivent être assurés, pour l'essentiel, par la mobilisation des ressources locales".

    A.D.N.

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