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Affaires

RAM/pilotes
Blocage autour des heures de vol

Par L'Economiste | Edition N°:3115 Le 25/09/2009 | Partager

. Le dossier chaud de la réunion du jeudi. La technicité des aspects traités demande plus de temps que prévuLA réunion tenue mercredi 23 septembre, entre la direction de RAM et les pilotes, n’a pas pu régler tous les problèmes en suspens. Et pour cause: la technicité qui entoure des volets tels que la durée de travail et de repos du personnel naviguant demande encore plus de temps. A l’heure où nous mettions sous presse, un autre round était prévu jeudi 24 septembre. Cette réunion devait porter principalement sur la réglementation du travail des pilotes. Concrètement, selon l’Association marocaine des pilotes de ligne (AMPL), les difficultés sont liées à la rédaction des termes de l’accord relatif à l’application des protocoles et engagements de la compagnie. Pour Bouchra Bernoussi, porte-parole de l’AMPL, «ce sont surtout les règles de programmation des équipages, l’exécution de certains vols à caractère particulier (vols longs de nuit) et la gestion des ressources humaines qui posent toujours problème compte tenu de leur complexité». Et d’ajouter, «si le processus de négociation prend plus de temps que prévu, c’est parce que les pilotes ne souhaitent pas revenir au conflit».Cependant, la prudence reste de mise. «Nous avons eu par le passé des expériences où le management n’a pas tenu ses engagements. Nous espérons qu’il y aura plus de volonté d’avancer cette fois-ci», précise Bernoussi. Les pilotes soutiennent que les conditions de dialogue n’existaient pas par le passé. Mais les choses semblent avoir changé aujourd’hui. De son côté, la direction réitère qu’elle se conformera aux accords avec les représentants des pilotes. La compagnie tient aussi à préciser que les négociations se déroulent dans un climat serein. Elle en veut pour preuve la durée des réunions qui est en moyenne aux alentours de 5 heures. Par ailleurs, la direction soutient à son tour que la technicité des sujets traités demande plus de temps. D’où le prolongement des rounds de négociations.Autre aspect technique à l’étude, les dérogations sur les limitations des temps de vol. Les pilotes se sont plaints de «l’augmentation des limitations des temps de vol accordées par des dérogations de la Direction générale de l’aviation civile». A ce titre, ils ont envoyé une lettre aux ministères du Transport et de l’Emploi via la Fédération internationale des pilotes (IFALPA). Ces dérogations sont prévues par l’arrêté du ministre du Transport du 28 mai 2008. A en croire l’AMPL, les heures de service et de vol ont augmenté par période de 28 jours. Ce changement a permis une extension additionnelle du temps de service de vol normal pour chaque période de 7 jours consécutifs. Quant au temps du repos hebdomadaire, qui est de 36 heures dont 2 nuits locales, il aurait été réduit à 24 heures avec une seule nuit localement. «La dérogation ne doit pas se faire sans concertation avec les pilotes. Chose qui n’a pas eu lieu», signale la porte-parole de l’AMPL.


Fatigue…

LES pilotes disent avoir été surpris par les changements qui ont été opérés durant leur mouvement de grève. Ils estiment que vu l’accord euro-méditerranéen (Open Sky) qui lie le Maroc et l’Union européenne, le pays s’est engagé a appliquer la réglementation européenne en la matière, notamment la partie qui traite des limitations des temps de vol. Cette partie a récemment été soumise à une étude scientifique par l’Agence européenne de la sécurité aérienne. Il en ressort que certaines limites du temps de vol étaient insuffisantes dans certaines compagnies. «Afin de préserver la sécurité des vols, la réglementation permet aux pilotes de ne pas prendre le service en cas de fatigue. Ce que la direction de RAM n’accepte pas. Dans ce cas, elle exige des certificats de maladie. Or, il y a une différence entre fatigue et maladie», souligne Bernoussi. A cet effet, les pilotes demandent que le règlement en vigueur réponde aux exigences du récent amendement de l’annexe 6 de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Sur ce point, un amendement a été récemment opéré. Il entrera en vigueur le 19 novembre 2009. Jalal BAAZI

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