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Ramadan: Préparatifs sur fond d’inflation

Par L'Economiste | Edition N°:2851 Le 02/09/2008 | Partager

. Les prix flambent dans le monde musulman . Des subventions pour désamorcer la criseLes musulmans du monde entier sont entrés dans le mois sacré du ramadan dans un contexte de flambée des prix des denrées alimentaires qui inquiète les fidèles. Le premier jour du mois de jeûne sacré de ramadan est traditionnellement déterminé par l’observation à l’oeil nu de la nouvelle lune, une méthode qui explique les divergences chaque année entre les pays musulmans. Il a commencé aujourd’hui mardi 2 septembre au Pakistan où la flambée des prix est un sérieux motif de préoccupation. «L’inflation a des répercussions sur tout», explique Fehmida Shaukat, une Pakistanaise de Karachi, la grande métropole du sud du pays. «D’habitude, nous célébrons le mois sacré du ramadan comme celui des prières et de la joie mais, cette année, c’est dur de conserver la même ferveur», dit-elle. La flambée des prix des denrées de base, les coupures de courant à répétition ont suscité la colère parmi les 160 millions d’habitants de ce pays en proie à une grave crise politique et à une montée de la violence islamiste. Pour tenter de désamorcer le mécontentement, le gouvernement fédéral a débloqué 2,4 millions de dollars de subventions sur les biens de première nécessité. A ces craintes liées aux prix, s’ajoutent celles sur la sécurité dans un pays endeuillé par une vague sans précédent d’attentats qui ont fait près de 1.200 morts depuis plus d’un an. «Les gens n’ont pas cessé pour autant de venir à la mosquée mais, effectivement, tout le monde est préoccupé», souligne Mohammad Shafiq, un dignitaire religieux de la mosquée Noorul Anwaar de Karachi. En Afghanistan voisin, les craintes liées à l’inflation sont partagées. Le prix des céréales a doublé depuis un an à certains endroits du pays. «Ma famille ne peut pas en acheter», raconte Khushal, un chauffeur de taxi de 25 ans, qui gagne 150 dollars par mois et risque de devoir emprunter de l’argent pour faire face aux dépenses liées au ramadan. Là aussi, les mesures de sécurité ont été renforcées par crainte de nouveaux attentats et des «mesures spéciales» ont été mises en oeuvre, a indiqué à l’AFP le ministre de l’Intérieur, Munir Mangal. A Bagdad, malgré les menaces permanentes d’attentats sur les marchés, les familles venaient s’approvisionner en prévision des ruptures de jeûne.


Les prix ont quadruplé

En Indonésie, le plus grand pays musulman du monde par sa population, les prix des oeufs, de la viande et de l’huile de cuisine ont flambé de 25% en l’espace d’une semaine. En Algérie, les autorités ont multiplié à la veille du ramadan les assurances que les produits alimentaires de première nécessité seraient disponibles en abondance, et mis en garde les spéculateurs pour limiter une flambée des prix qui seront contrôlés durant tout le mois de jeûne. Mais, selon la presse, les prix des produits de base ont déjà grimpé et le prix de la tomate, indispensable à la préparation de la «chorba» (soupe), principal plat servi durant le ramadan, a quadruplé en deux semaines tandis que la volaille a connu une hausse de près de 50%.Synthèse L’Economiste

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