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Economie

Ramadan: Le panier ne désemplit pas

Par L'Economiste | Edition N°:2121 Le 03/10/2005 | Partager

. Alimentation, vaisselle, électroménager… les marchés bien achalandés. Pas d’importations de lait cette année. Les petits “plus” des vendeurs d’électroménagerMois de tous les excès, Ramadan 2005 ne déroge pas à la règle. Et plus particulièrement en ce début de mois, qui coïncide avec le versement des salaires. Les grandes surfaces, les grossistes et les marchés sont littéralement pris d’assaut par les consommateurs. On fait le plein de tout en prévision des ftours pantagruéliques et des dîners tout aussi copieux. On ne regarde pas à la dépense et s’il le faut on sollicitera un crédit à la consommation. Les remboursements proposés avec un différé de deux ou trois mois tentent de nombreux ménages (www.leconomiste.com). Après la morosité liée à la rentrée scolaire -chaque année plus chère-, les affaires reprennent du «poil de la bête» et les commerçants se frottent les mains. A en croire le chef de rayon d’une grande surface casablancaise, ce week-end on a connu le plus grand rush depuis la rentrée des classes. Un rush sucité par une campagne publicitaire tous azimuts: flyers, spots radio et TV. L’investissement marketing est énorme et le retour sur investissement certainement très rapide. Des petits commerces fleurissent aussi un peu partout. On nettoie, on installe les tables, on prépare marmites et fourneaux. Déjà, des montagnes de chebbakia, pâtisserie star du mois, se dressent sur les étals. On incite le client à goûter pour le fidéliser par la suite. Les traiteurs rivalisent d’imagination et confectionnent toutes sortes de délices. C’est vraiment le mois de toutes les tentations. Dans les maisons, on grille la farine pour le sellou. On prépare des briouattes, salées et sucrées, qu’on réserve au congélateur. Bref, c’est une véritable frénésie qui agite les consommateurs. Ils se comportent comme s’il y avait risque de pénurie. Pourtant, c’est loin d’être le cas: il y a abondance et qualité dans les marchés et grandes surfaces. Mais cela n’empêchera pas les prix de partir à la hausse si une plus forte pression est exercée sur le marché. Déjà depuis la fin du premier semestre, une tension sur les prix se fait sentir avec le renchérissement de l’or noir et son effet boule de neige sur le reste des activités. Pour rappel à fin juillet 2005, l’indice moyen du coût de la vie a marqué une hausse de 1% sur un an. Et le groupe alimentaire, une progression de 0,6%.Le ministère du Commerce et de l’Industrie vient d’annoncer, le 30 septembre, que «l’approvisionnement du marché intérieur est assuré dans de bonnes conditions, vu que les quantités disponibles couvrent les besoins de la demande». Viandes, lait, légumineuse ou tomates…. Bref, pas de pénurie sur les principaux produits habituellement consommés en cette période. Concernant le sucre, la consommation toutes catégories confondues (sucre morceaux, poudre ou glace) se situe autour 83.000 tonnes par mois alors que l’offre est évaluée à 296.344 tonnes pour le mois de Ramadan. Idem pour les principales légumineuses dont l’offre dépasse largement la demande. Ainsi les besoins en pois chiches sont estimés à 90.000 quintaux pour 168.000 quintaux disponibles. Pour les lentilles, l’offre représente 262.000 quintaux alors que la demande est évaluée à 70.000. Les fèves sont en abondance avec 358.000 quintaux pour des besoins estimés à 90.000. Pour ce qui du beurre et de la margarine, la consommation augmente de 50% durant le Ramadan. Les stocks de beurre détenus par les principaux importateurs s’élèvent à 5.900 tonnes pour des besoins évalués à 3.550. Quant au lait, le ministère souligne que malgré «la baisse de lactation» annoncée à partir de la mi-octobre il n’y aura pas d’importations de lait. Les disponibilités en lait UHT sont estimées à 12,6 millions de litres pour octobre et 3,6 millions pour le mois suivant. Au total, avec le lait frais l’offre est de 70 millions de litres pour des besoins évalués à 60 millions. Pour les dattes l’offre sera abondante sur les étals malgré une baisse de la production (64.000 contre 69.000 tonnes en 2004, soit une diminution de 7,2%). De fait, 12.000 tonnes seront importées de Tunisie en franchise douanière. La figue sèche, très prisée, est en abondance avec un stock de 12.000 tonnes.Quant aux besoins en tomate fraîche évalués à 56.000 tonnes, ils seront couverts par une production estimée pour les mois d’octobre et novembre à 120.000 tonnes. Par ailleurs, les 13.000 tonnes de concentré de tomates produites couvriront sans problème les besoins. La fameuse «harira» ne manquera donc de rien.


Bonheur des couturières

C’est aussi l’effervescence du côté des «petites mains», couturières et autres stylistes. Si on mange beaucoup, on s’habille aussi. Djellabas et caftans sont une tenue idéale pour cacher les kilos qui s’accumulent au fil des soirées. De plus, comme c’est un mois festif par excellence, on sort et on invite. Les kissariat débordent de tenues à tous les prix. Pour les stylistes, Ramadan est le mois des bonnes affaires. Les défilés sont nombreux et les magazines féminins étalent sur leurs colonnes des modèles «haute couture» à faire craquer même la plus raisonnable des dépensières. Et dans cette histoire, les hommes ne sont pas en reste. Chez eux aussi, la mode fait preuve d’imagination et d’innovation.


Boulimie télévisuelle

Le Ramadan est l’occasion rêvée pour les vendeurs de vaisselles et produits électroménagers. Les ménagères choisissent cette période pour acquérir un nouveau service de bols, assiettes et verres . Des cocottes minutes, micro-ondes, blenders etc… accompagnent, en cadeau, l’achat d’une cuisinière ou d’un frigo. Le mois sacré est aussi synonyme de «boulimie télévisuelle». D’ailleurs, les ventes de téléviseur, DVD et numérique connaissent un pic. Les férus de haute technologie n’ont que l’embarras du choix et à tous les prix. De 2.000 à 49.000 DH pour une télé 21 pouces à celle à écran plat et home cinéma. Nombreuses aussi les marques qui offrent également un numérique ou un DVD.Fatima EL OUAFI

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