×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    Ramadan: Ces malheureux fumeurs!…

    Par L'Economiste | Edition N°:1643 Le 13/11/2003 | Partager

    . Attention! fumer dès la rupture du jeûne est mauvais pour la santé. Ramadan, une bonne occasion pour arrêterPour les fumeurs, Ramadan est synonyme de «souffrance». Certains attendent impatiemment la rupture du jeûne pour allumer leur première cigarette. C'est mauvais pour la santé. «Se rabattre sur les cigarettes est formellement déconseillé. Cela peut avoir des conséquences néfastes sur le système cardio-vasculaire et sur l'estomac. D'où la nécessité de retarder au maximum la première cigarette et diminuer la consommation du tabac», prévient Rachid El Khettar, pneumologue, allergologue et spécialiste en consultation antitabac. Pendant Ramadan, les fumeurs sont en «privation» toute la journée. Ils sont facilement irritables. Ceci est en relation avec le sevrage brutal qui s'opère au cours des premiers jours du Ramadan. «Le syndrome du sevrage, qui débute après l'arrêt brutal de fumer, est caractérisé par un trouble de l'humeur, l'irritabilité, l'agressivité, l'insomnie, un sentiment de frustration, l'anxiété, un trouble de concentration. Cela peut aller même jusqu'à une dépression», indique Dr El Khettar.Ramadan est une bonne occasion pour diminuer la consommation du tabac et éventuellement arrêter de fumer. Mais il faut s'y préparer à l'avance. En outre, il est conseillé d'éviter de rattraper le retard en cigarettes après la rupture du jeûne et de réduire la consommation des matières excitantes (thé, café). «La plupart des fumeurs diminuent leur consommation en tabac durant ce mois», note Rachid El Khettab. Ils sont de plus en plus conscients de l'effet dévastateur de la nicotine sur leur santé. Mais ce n'est pas une tâche facile. Surtout pour les personnes qui fument et qui consomment l'alcool en même temps. Pour mieux supporter ce «sevrage tabagique» brutal, «il est conseillé d'avoir une alimentation riche en fruits et légumes, une bonne qualité du sommeil ainsi qu'une activité physique modérée», explique Dr El Khettar.Par ailleurs, d'autres solutions médicales sont proposées. «Il s'agit d'un traitement de substitution nicotinique (patch) et d'un médicament Zyban (qui agit au niveau cérébral) pour aider le sevrage». Le patient peut prendre ce médicament en continuant de fumer pendant une brève période. Pour les personnes qui ont décidé d'arrêter, il faut être vigilant pour ne pas rechuter après Ramadan. Une visite chez un spécialiste est recommandée pour la bonne marche de la cure de désintoxication. Sans oublier de s'entourer de médicaments appropriés.Nadia DREF

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc