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Société

Ramadan: Bannissez gâteaux et pâtisseries

Par L'Economiste | Edition N°:2854 Le 05/09/2008 | Partager

. Eviter les aliments gras et sucrés pour préserver sa santé . Une règle d’or: boire beaucoup d’eau tout au long de la soirée L’UN des bienfaits du jeûne du Ramadan est de pouvoir libérer l’esprit sans martyriser le corps. Alors, comment se nourrir correctement et éviter ainsi tout risque pour la santé? D’après plusieurs nutritionnistes et diététiciens interrogés, il y a une série de règles à respecter… Règle numéro un: bannir de son alimentation gâteaux, pâtisseries et viennoiseries. Ainsi, il est vivement conseillé d’éviter les briouates aux amandes et au miel, la heloua chebakia ou encore le sellou, même si ce sont des mets consommés traditionnellement au cours de ce mois. C’est l’avis de Valérie Alighieri, nutritionniste et diabétologue à Casablanca, qui conseille d’exclure ces sucreries et de ne pas modifier ses habitudes alimentaires normales, c’est-à-dire, continuer à consommer en quantité suffisante fruits et légumes, viandes et poissons, laitages et féculents. «Exceptionnellement, l’on peut manger un petit gâteau, mais ce sera juste pour se faire plaisir», conseille-t-elle.

Le sucre, une solution à court terme
Pour Khaled Dembri, nutritionniste et diabétologue à Casablanca également, «les gâteaux et pâtisseries ne servent qu’à faire grossir. Ils sont constitués principalement de sucres rapides, peu nécessaires à l’organisme». Alain Delabos, nutritionniste et inventeur de la chrono-nutrition (prendre le bon aliment, en bonne quantité et au bon moment), «l’une des principales erreurs est de se gaver de sucreries toute la nuit, soi-disant pour tenir le coup. Le sucre est une solution à court terme, pour se délasser de la fatigue intellectuelle. Ensuite, il faut donner à son corps tout ce dont il a besoin pour affronter le jeûne». Il ajoute néanmoins que les dattes et gras végétaux de type amandes ou noix, en quantité raisonnable, sont bons pour la santé et constituent une bonne manière de sustenter l’organisme après de nombreuses heures de jeûne. Pour ce qui est du nombre de repas conseillés, la plupart des médecins interrogés conseillent de ne pas négliger le shour et de faire l’effort de se réveiller au milieu de la nuit, pour prendre un repas solide. «C’est lui qui va fournir à l’organisme toute l’énergie nécessaire pour tenir le coup pendant la journée. C’est à ce moment-là que les réserves en eau vont pouvoir être constituées pour éviter la déshydratation. Typiquement, il se compose d’un potage, de fromages, de viande et de féculents», assure Alain Delabos. Selon Valérie Alighieri, c’est au cas par cas. Aux gens qui exercent une activité professionnelle qui demande beaucoup d’énergie, elle conseille de se lever la nuit pour prendre un shour solide. Aux autres, elle conseille de se contenter de deux repas, et de faire ensuite une nuit complète, indispensable pour être en forme le lendemain. Concernant la composition des repas, Valérie Alighieri estime là encore que tout dépend des cas. Si l’on décide de se limiter à deux repas, il vaut mieux faire un ftour consistant, avec une entrée de crudité ou une soupe, un plat principal composé de viande et légumes et un fruit et des laitages en fin de repas. Une heure avant l’heure de se coucher, elle suggère de faire une petite collation (lait, céréales, fromages, fruits…), sans trop charger l’estomac. Si au contraire, l’on préfère prendre trois repas, il faut prendre un ftour composé approximativement des aliments que l’on a l’habitude de prendre au petit déjeuner. Idem pour les deux autres repas qui ressembleront au déjeuner et au dîner. Pour Alain Delabos, le premier repas sera composé de dattes, gras végétaux type amandes ou noix et boissons chaudes (thé, infusions..). Le deuxième repas sera pris deux ou trois heures après. Il devra débuter avec un bouillon ou un velouté de légumes et être suivi par un plat de poisson ou une viande blanche et légume vert. Il est important que ce repas soit léger, insiste le docteur. Enfin, le troisième repas, celui précédant le jeûne, devra être très solide, car c’est lui qui va fournir à l’organisme l’énergie nécessaire pour tenir toute la journée. C’est là également que les réserves en eau vont pouvoir être constituées, pour éviter la déshydratation. Il se composera d’un potage (pour s’hydrater), de fromages, laitages, viande, pâtes ou féculents. D’après Khaled Dembri, il est important de permettre au corps de se réhabituer progressivement le soir à la nourriture. Il faut donc manger dans le calme, puis laisser le corps se reposer pour reprendre plus tard un autre plat, et ce, afin d’éviter les douleurs gastriques et les ballonnements. Il vaut mieux éviter l’ingurgitation de jus et autres sodas sucrés et leur préférer de l’eau, afin de permettre aux reins de fonctionner normalement et d’éviter les infections urinaires. Tous les médecins interrogés conseillent la pratique de la marche à pied avant la rupture du jeûne. Pour ceux qui veulent pratiquer une activité sportive intense, mieux vaut attendre la rupture du jeûne. En conclusion, l’on peut dire que pour l’organisme, le jeûne représente toujours une épreuve. Mais il n’est pas dangereux pour la santé, à condition de suivre des règles alimentaires saines et équilibrées. Et contrairement à une vieille croyance, il ne prolonge pas la durée de la vie, mais ne la raccourcit pas non plus.

Trois jours pour s’adapter

LE corps habitué à recevoir une denrée alimentaire trois fois par jour doit brusquement répondre à un changement. D’après le docteur Khaled Dembri, il lui faudra environ trois jours pour que disparaisse la sensation de faim. «Le jeûne ne consiste pas pour l’organisme à se priver, car il continue de se nourrir, mais différemment: en absorbant les réserves emmagasinées. C’est ce que l’on appelle le mécanisme d’autodigestion et qui est parfaitement contrôlé. Hormis le métabolisme qui est bouleversé, il y a aussi une dimension sociale et psychique qui peut influer sur le comportement irrationnel et nerveux des jeûneurs, et même des non jeûneurs.Nadia BELKHAYAT

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