×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

RAM: Une grève qui dégénère

Par L'Economiste | Edition N°:2155 Le 22/11/2005 | Partager

. Affrontements hier matin entre les techniciens et la sécurité de la compagnie. Rendez-vous pris entre les grévistes et le wali de CasablancaDes officiers de police et du personnel de RAM choqué et encore en nage... C’est la scène qui nous attendait hier 21 novembre, en arrivant au siège de la compagnie aérienne. «300 mécaniciens sont venus pour entrer en force à la présidence, malgré la sécurité de RAM», explique un des gardiens du siège. La tension monte d’un cran entre la direction et les grévistes (485, selon le syndicat). Une violente bagarre a éclaté le matin même, entre le personnel, en grève depuis cinq mois, et les agents de sécurité de la compagnie, laissant certains agents sur le carreau. Plusieurs blessés -dont un «grave», selon la sécurité de RAM-, des portes et des fenêtres brisées: c’est le triste bilan d’une situation que, à l’évidence, la direction de RAM n’est plus en mesure de gérer seule. «Les grévistes souhaitaient bloquer les entrées afin d’empêcher les employés de gagner leur poste», raconte un agent de sécurité. Une centaine de policiers ont été dépêchés sur les lieux afin de temporiser. Il n’y a pas eu de violence, pas d’affrontement avec les forces de l’ordre, selon des témoins, encore sur les lieux vers 11h. «Nous ne sommes pas intervenus», confirme le chef des opérations policières. Selon le secrétaire général du Stam (le syndicat des techniciens aéronautiques du Maroc, fondé le 14 avril dernier), Mustapha Nadif, la situation ne s’améliorera pas tant que la direction «refusera le dialogue avec les trois représentants du syndicat choisis par les grévistes». L’homme reste calme. «Nous ne comprenons pas! La direction continue de vouloir dialoguer avec des gens qui ne sont pas en grève... Nous allons nous exprimer de toutes les manières qui soient pour le leur faire entendre». Pas de ton virulent, dans la voix du jeune SG, juste une lassitude palpable, mêlée à une détermination qui, dit-il, ne flanchit pas au sein du Stam. L’escalade était prévisible. Le gouverneur de Hay Hassani est venu trouver les grévistes hier matin, affirme Nadif. Celui-ci leur a «promis» un rendez-vous avec le wali de Casablanca, Mohamed Kabbaj, aujourd’hui même. A l’heure où nous mettions sous presse, le PDG de RAM, Mohamed Berrada, le wali de Casablanca et le préfet de police s’entretenaient au siège de la compagnie, selon le personnel en place.Au Stam, les hommes patientaient dans le calme. A l’entrée de leur bureau, une bannière indique:«152 jours de grève», griffonnés en grosses lettres noires. «On n’a jamais fait de mal», lance l’un d’eux. «Pour tenir la grève, on vend tout ce qui nous appartient: les bijoux de nos femmes, nos voitures... tout ce qui a un peu de valeur», raconte un autre. Du côté de RAM, il semble que l’on campe sur ses positions, comme l’a laissé entendre le PDG le 8 novembre dernier, lors de la présentation des résultats de la compagnie (www.leconomiste.com). Contacté sur ces débordements, RAM n’a pas souhaité apporter sa version des faits.Céline PERROTEY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc