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Affaires

RAM: Baisse du trafic de 8,1% à fin juillet

Par L'Economiste | Edition N°:1585 Le 22/08/2003 | Partager

Dans un entretien à L'Economiste, Mohamed Berrada, PDG de la RAM, commente l'évolution du trafic de la compagnie. En dehors de l'Hexagone, le charter souffre sur les marchés européens. Quant à l'activité régulière, après un bon premier trimestre, elle accuse aussi le coup de la baisse générale du marché. . L'Economiste: Quel est l'état du trafic de la compagnie?- Mohamed Berrada: En raison des conséquences de la guerre en Irak, nous avons accusé une baisse du trafic de 8,1% à fin juillet par rapport à la même période de l'an dernier. En revanche, le chiffre d'affaires à fin juin n'a enregistré qu'une baisse de 1,3% comparativement au même mois de l'année écoulée, mais inférieur de 7% par rapport à nos prévisions. Nous avions pourtant bien commencé l'exercice. Après avoir terminé le précédent exercice avec une augmentation de l'activité de l'ordre de 5% et un bénéfice net de 280 millions de dirhams, nous avons maintenu la tendance à la hausse de novembre 2002 à fin avril 2003, une période au cours de laquelle le trafic et le chiffre d'affaires ont progressé de 8 à 10%. Depuis, notre trafic, surtout au niveau de l'activité charter, la baisse a été importante sur les marchés européens, en dehors de la France. L'activité sur le régulier baisse également, mais dans une proportion moins importante que le charter.. Comment vous préparez-vous à la libéralisation du transport aérien et à l'évolution du secteur touristique à l'horizon 2010?- Si nous partons du constat qu'aujourd'hui le coefficient de remplissage de nos avions est à peine de 62%, cela montre que nous avons des capacités considérables et que nous pouvons faire face à toute évolution du trafic, en tenant compte de l'extension en cours de notre flotte. Dans ce cadre, et à court terme, en plus du Boeing acquis au mois de juillet dernier, nous allons recevoir deux appareils Airbus à la fin de l'année qui seront suivis par la livraison de deux ou trois autres Boeing l'année prochaine. Le problème n'est pas une question de capacité mais plutôt de demande, et d'évolution du marché. Malheureusement tel qu'il est aujourd'hui, celui-ci ne répond pas. Nous ne sommes pas les seuls à souffrir de cette situation.. Lors des dernières assises du tourisme, vous aviez annoncé la mise en ligne de deux Boeing 737 dédiés entièrement au réseau intérieur. On ne les a jamais vus…- Nous avions finalement renoncé à ce projet pour des raisons économiques. Nous préférons externaliser cette activité auprès d'une autre compagnie spécialisée, avec laquelle nous établirions un partenariat. Il s'agit de mettre en place des fréquences régionales plus flexibles et moins coûteuses pour les passagers pour que le trafic soit plus compétitif. Dans cette perspective, nous avons engagé des discussions sur la question avec Regional Air Lines afin d'unir nos forces pour couvrir ce trafic.. La desserte aérienne directe reliant les marchés émetteurs étrangers à la station d'Agadir reste insuffisante au regard des professionnels du tourisme. Pourquoi la RAM ne répond-elle pas à leurs attentes?- Soyons clairs, la compagnie ne peut mettre en place de nouvelles lignes de point à point entre les villes marocaines et l'Europe que si leur taux de remplissage est assuré. Nous ne pouvons répondre qu'à un trafic planifié dans le temps et régulier. Par ailleurs, le trafic saisonnier déséquilibré, et à un sens entre le Maroc et l'Europe, n'encourage pas la mise en place de nouvelles liaisons directes. Par exemple, un vol Casablanca/Düsseldorf aller-retour coûte 40.000 dollars et n'enregistre qu'un coefficient de remplissage de 50%. Il est donc difficile de le rentabiliser dans ces conditions.. Qu'en est-il de votre stratégie pour accompagner le développement touristique d'Agadir à l'horizon 2010?- Au fur et à mesure que se développera la demande sur cette station, nous avons la possibilité de réagir très rapidement par l'augmentation de nos capacités en un temps record. En attendant, nous sommes dans un monde d'incertitudes et nous sommes donc obligés de gérer nos capacités avec beaucoup de prudence, car les investissements au niveau des compagnies aériennes sont trop lourds et les charges fixes considérables.. Quelles sont les raisons pour lesquelles les vols sur Laâyoune et Las Palmas au départ d'Agadir ont été supprimés?- A la suite du retrait des avions ATR de notre flotte, nous n'avions plus de machines adaptées pour couvrir ce type de distance. Par ailleurs, la mise en place de plus gros appareils n'est pas possible, car le taux de remplissage de vols ne dépasse pas 10%. Propos recueillis par Malika ALAMI

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