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    RAM-ADII: Une convention pour relancer le fret aérien

    Par L'Economiste | Edition N°:1316 Le 19/07/2002 | Partager

    . Pour la compagnie, l'accord consacre le repositionnement stratégique du fret, parfois parent pauvre de son activité . Principaux impératifs: Baisse des tarifs, réduction des délais et simplification des procédures Relancer le fret aérien et en faire une activité stratégique, améliorer la fluidité des marchandises dans les aéroports. Tels sont les objectifs auxquels se sont engagés, mercredi dernier, la Royal Air Maroc et l'Administration des Douanes et Impôts Indirects. Cette convention vient “concrétiser la volonté des deux organismes de répondre d'une manière plus efficace aux attentes des utilisateurs du fret aérien”. La compétitivité des opérateurs économiques dépend de leur performance mais surtout de leur aptitude à être réactifs par rapport aux marchés qui évoluent à un rythme très rapide. C'est le cas entre autres des textiliens pour lesquels les marges de retard, notamment dans le cas des petites séries, est très faible.“Les échanges ont besoin de rapidité et les entreprises sont appelées à se positionner dans cette voie”, soulignait Mohamed Berrada, président de la RAM. Aussi, les deux organismes conjuguent-ils leurs efforts pour améliorer la qualité des services aux entreprises en matière de “maîtrise des délais, de fiabilité des engagements et de flexibilité de solutions de transport”. C'est une véritable mutation culturelle à la RAM, dont le service fret a été souvent décrié.S'agissant de la réduction des délais, plusieurs actions sont prévues. Désormais, la concertation des services de RAM et de la Douane est systématique au niveau des aéroports afin d'harmoniser les horaires et les procédures. “Les services de la douane pourront être sollicités 24h/24 et même pendant les jours fériés”, promet Ilham Tahri Joutei, directrice du Fret à la RAM. C'est une avancée qu'apprécieront les entreprises et les opérateurs qui critiquaient le manque de flexibilité de l'administration de la Douane. De plus, grâce à l'EDI (échange des données informatisées), le traitement des documents se fera avant même que l'avion ne se pose. L'objectif étant de faciliter les opérations du commerce extérieur en développant le fret aérien. Si de manière générale, le transport de marchandises par voie aérienne a pris un sérieux coup dernièrement suite aux attentats du 11 septembre, au Maroc la situation est encore plus marquée. En effet, cette activité demeure très faible en comparaison des autres modes de transport. A peine 0,11% des échanges se font par avion alors que la moyenne mondiale se situe à 1%. De plus, elle accusait une faible croissance, au cours des dix dernières années. Celle-ci, étant de 1,1%, bien en deçà de la croissance mondiale du fret aérien qui est de l'ordre de 7% sur la même période. “Nous sous-estimions notre potentiel dans la mesure où toutes les poches de développement possibles n'étaient pas exploitées”, explique la directrice du Fret. Aujourd'hui, une restructuration est envisagée par RAM en concertation avec tous les partenaires (transitaires et opérateurs) et clients pour repositionner cette activité en pôle stratégique. Cette nouvelle stratégie a été élaborée sur la base de conclusions d'une étude réalisée par un cabinet logisticien spécialisé (Newton Vauréal). “Cette étude nous a permis d'apprécier notre potentiel, identifier nos atouts mais aussi nos faiblesses”, avoue Tahri Joutei. Et d'ajouter: L'étude nous a permis également de définir les moyens à mettre en oeuvre pour arriver à développer cette activité. La stratégie adoptée par RAM est construite autour de trois axes majeurs: la densification du réseau et l'extension de la couverture géographique (notamment vers l'Asie et les Etats-Unis), la diversification des services (express, porte-à-porte…) et leur personnalisation. De plus en plus exigeantes, les entreprises demandent plutôt des solutions personnalisées et des packages, précise la directrice Fret. Pour un client, la garantie de l'acheminement de sa marchandise jusqu'au dépôt le fait toujours pencher vers le mode de transport routier. Aussi, le fret aérien se doit, lui aussi, d'offrir les mêmes commodités notamment celle de la livraison porte-à-porte. C'est l'une des orientations centrales de la nouvelle politique-produit. Sur un autre registre, la compagnie compte sur l'exploitation du segment express caractérisé par un service porte-à-porte, un délai d'acheminement court et garanti et une couverture mondiale. Par ailleurs, la compagnie compte sur le réaménagement de l'aérogare de Nouaceur qui par ses zones réfrigérées permettra une maîtrise de la chaîne du froid. Ceci étant un grand impératif pour les produits périssables.Sur le plan tarifaire, un des principaux points d'achoppement avec les industriels, la compagnie a procédé à “une refonte de sa grille tarifaire pour la rendre plus cohérente et rééquilibrer les tarifs au départ du Maroc”, indique Tahri Joutei. Ainsi, les tarifs seront réajustés pour ne pas avantager certaines zones géographiques au détriment d'autres ou une nature de produit par rapport à un autre. Ainsi, par exemple, les tarifs fret payé au départ de régions seront les mêmes que ceux appliqués au départ de Casablanca.


    Les chiffres du marché

    Estimé à 1,2 milliard de dirhams, le marché global marocain du fret aérien se répartit entre deux types d'opérateurs. D'une part, les compagnies aériennes avec un total de 800 millions de dirhams, et d'autres part, les intégrateurs ou opérateurs Express qui cumulent un chiffre d'affaires de 400 millions de DH. En termes de part de marché, la part de RAM est de 53% rapportées à celles des compagnies aériennes. Elle se réduit à 33% par rapport au marché global et ne représente que 7% du chiffre d'affaires de la compagnie contre 25% pour les majors mondiaux.Au cours des dernières années, l'essentiel des recettes de la RAM a été assuré à l'export par des familles de produits à forte saisonnalité et dont la plupart sont périssables. Mais, compte tenu de la progression des investissements étrangers dans l'électronique, l'automobile, le textile ou la pharmacie, une évolution de 6% a été notée au niveau de la dynamique des échanges extérieurs, dont 8% pour les exportations et 4 pour les importations. Cette tendance est en passe d'être améliorée avec le rééquilibrage des flux import et export en termes de tonnage et l'introduction de nouveaux produits étalés sur toute l'année. L'Europe arrive bien évidemment en tête des marchés desservis avec 70% des échanges, dont 30% sur la France. Khadija EL HASSANI

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