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    Raffinage, distribution et lubrifiants : BP et Mobil unissent leurs activités européennes

    Par L'Economiste | Edition N°:220 Le 07/03/1996 | Partager


    British Petroleum (BP) et Mobil ont décidé d'unir leurs activités européennes de raffinage-distribution. Selon l'accord de principe dévoilé le 29 février et qui doit encore recevoir l'aval de la Commission européenne, la compagnie britannique va prendre le contrôle des raffineries et des stations-service de Mobil en Europe. En contrepartie, le groupe américain récupère les lubrifiants de BP.
    Ainsi, Mobil va quasiment se retirer du raffinage-distribution de carburant en Europe, où il réalise un quart de ses ventes mondiales d'essence. Ce retrait va se concrétiser par la cession à une filiale commune, contrôlée à 70% par BP, de tous ses intérêts dans le secteur (oléoducs, tankers, raffineries, dépôts...), indique Les Echos.
    La capacité de production de la compagnie britannique devrait en conséquence atteindre 1,1 million de barils par jour. En aval, BP récupère 3.300 stations-service Mobil qui viennent s'ajouter aux 5.600 qui lui appartiennent déjà. Son réseau européen comptera désormais 8.900 points de vente.
    En tenant compte de la participation de Mobil dans le groupe allemand Aral, BP devrait contrôler 13,5% du marché européen et se hisser ainsi au premier rang devant l'Anglo-néerlandais Shell et l'Américain Exxon.
    De son côté, Mobil prendra le contrôle à 51% de la société commune regroupant les activités lubrifiants des deux partenaires, ce qui lui permettrait de porter sa part de marché à 18% contre 10% actuellement et de devenir le leader européen.
    L'opération, la première du genre dans l'aval pétrolier selon Le Monde, donnera naissance à un ensemble de plus de 5 milliards de Dollars (1$US=8,60DH) d'actifs et pesant 20 milliards de chiffre d'affaires. Elle vise à lutter contre les surcapacités chroniques du raffinage sur un marché stagnant et l'érosion des marges face à la concurrence de la grande distribution. Déclenchée en France, la guerre des prix dans les grandes surfaces s'étend actuellement à l'Espagne et à la Grande-Bretagne, précisent les quotidiens français.
    Ce rapprochement, dont le coût est estimé à 400 millions de Dollars, devrait permettre d'économiser entre 1,2 et 1,5 milliard d'ici à trois ans et entraîner la suppression de 2.000 à 3.000 emplois, hors stations-service. Les activités mises en commun comptent aujourd'hui 23.500 personnes: 12.300 dans les carburants, 6.000 dans les stations-service, 3.000 dans les lubrifiants et 2.200 dans les services communs.

    Hakima EL MARIKY

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