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Radio Eco-Médias
Le grand pari de la formation

Par L'Economiste | Edition N°:2370 Le 27/09/2006 | Partager

. Douze formateurs assurent l’accompagnement . Dans trois semaines, l’équipe rédactionnelle sera opérationnelleSur les ondes ! «Nous commencerons bientôt à tourner à blanc !», lance d’emblée Pierre-Yves Schneider. Ce dernier n’est autre que le pilote du staff RFI Talent +, en charge de coacher l’équipe rédactionnelle de la radio d’Eco-Médias. En effet, le compte à rebours est enclenché: moins de 6 semaines pour passer sur antenne. Le coup d’envoi est prévu pour le 15 novembre (www.leconomiste.com). Mais avant, et pendant au moins trois semaines, les journalistes devront multiplier les épreuves des journaux parlés à blanc, c’est-à-dire des simulations d’antenne. Une course effrénée contre la montre commence alors. En cet après-midi de fin septembre, l’ambiance est plutôt studieuse dans les deux salles improvisées en classes de cours au 3e étage du nouveau siège du groupe (sis au boulevard Al Massira Al Khadra) et qui abritera également le plateau de la radio. Avec un démarrage sur les chapeaux de roues dès le 4 septembre, la formation de la future équipe rédactionnelle est bien lancée. «Dans moins de trois semaines, les journalistes seront capables de tenir la radio et de présenter un journal ou une bonne émission», affirme Sami Kleib, formateur RFI. C’est lui qui, dans un premier temps, assurera le coaching des journalistes arabophones qu’il initiera aux techniques de reportages et d’investigation ainsi qu’à la présentation du journal.Au total, 12 formateurs triés sur le volet se relieront pour former l’équipe rédactionnelle. Pierre-Yves Schneider, un «aventurier des médias» comme il se définit lui-même, chapeaute le staff des formateurs. Outre les investissements consentis pour l’acquisition et l’aménagement du plateau qui abritera la radio, le groupe met le paquet pour former et perfectionner ses futurs reporters, chroniqueurs, animateurs et présentateurs, bref ses futurs «pros» de l’antenne. Plus de 20% de l’investissement global est ainsi allouée à la formation de l’équipe rédactionnelle de la radio du groupe, indique Younès Yamouni, directeur de développement du groupe. Ce dernier optera pour l’une des grandes figures de la radio française, en l’occurrence RFI et particulièrement sa structure dédiée à la formation RFI Talent +, pour mettre à niveau ses ressources humaines. Ce service, explique Karin Osswald, déléguée Maroc du groupe français, a été créé sous sa forme actuelle en 2004, mais RFI propose des sessions de formation depuis 1993. Pourquoi RFI? La question mérite d’être posée. «Notre choix s’est porté sur RFI pour deux grandes raisons: d’une part, parce que le groupe dispose de la plus importante structure dédiée à la formation en France. De l’autre, parce que la radio française jouit d’une longue expérience dans l’accompagnement de démarrage de stations radio un peu partout à travers le monde», explique Younès Yamouni. A noter que RFI a plus de 500 radios partenaires à travers le monde dont une partie accompagnée dès le lancement. Pour l’autre, elle entretient un partenariat d’échange de programmes. Concernant sa mission auprès d’Eco-Médias, elle s’inscrit dans «un accompagnement de la phase de lancement et la mise en place de plans de formation sur mesure, tout en préservant l’identité, l’intégrité et la confidentialité du projet», explique Karin Osswald. «Ce souci conduit notre choix du staff de formateurs qui doivent répondre au mieux à la demande de l’opérateur qui est désormais une radio-partenaire», poursuit la responsable qui ne cache pas son souhait de voir le partenariat avec Eco-Médias se prolonger au-delà du lancement. Ce qui n’est pas exclu, laisse entendre Yamouni. Mais, pour l’heure, une chose est sûre, précise le directeur de développement, «l’accompagnement de RFI se poursuivra jusqu’au 10 décembre», soit près d’un mois après le démarrage. En attendant, les formateurs mettent les bouchées doubles pour doter les futures voix des clés et ficelles qui leur permettront de réussir leur baptême du feu des ondes. «Monter une radio tout en formant une grande partie de son personnel est un challenge», tient à préciser Schneider. Un challenge que journalistes et formateurs sont décidés à relever. «Les atouts ne manquent pas et nous permettront de relever ce défi», lance Schneider. En pole position des atouts, les formateurs placent l’avantage jeunesse et fraîcheur. «Pour un média qui se veut moderne, novateur dans sa conception, sa ligne éditoriale et sa liberté de ton, c’est une richesse», commente Schneider. La mixité des groupes, où se côtoient autant d’éléments féminins que masculins, est un autre atout non négligeable, estiment ces mêmes formateurs. A ces deux avantages s’ajoute la grande diversité des expériences des uns et des autres. «La radio est essentiellement une technique mais aussi un style. Il faudra apprendre à écrire dans un style radiophonique», souligne Schneider. Ce qui revient «à apprendre à écrire comme l’on parle quand on parle bien», poursuit-il en rappelant l’expression consacrée relative à l’écriture radiophonique. Pour cela, il y a des règles, des principes qui vont de la syntaxe et de la grammaire au travail de la voix, la diction en passant par les différentes techniques de reportages et d’animation, interviews, présentation et programmation d’antenne ou l’organisation de tables rondes… Outre les techniques du journalisme, les équipes de reporters suivent des formations sur le transfert du son à distance, par Internet. «Tous les membres de la future radio ont quasiment une formation initiale sinon une première expérience dans le journalisme. Ils ont déjà les fondamentaux de la presse. Il faut donc focaliser les spécificités radio», commente Schneider. Globalement donc, précise cet ancien rédacteur en chef de Télé Grenoble, les besoins en formation se situent notamment au niveau des aspects techniques et spécifiques à la radio. Les recrues ont, rappelons-le, à leur actif au moins une formation de bac + 4 en économie, ou en journalisme, conjuguée pour beaucoup d’entre eux à une formation complémentaire (NTI, marketing, communication, commerce international…). A noter que la radio tournera avec une équipe de 27 personnes dont 5 techniciens chapeautés par une ingénieur informatique et 20 journalistes. Parmi ces derniers, 12 sont francophones et 8 arabophones. «Composition qui permettra de coller au mieux au principe de l’alternance des programmes français et arabes (2/3-1/3) retenu pour la radio», explique Younès Yamouni. Par ailleurs, de l’avis des responsables de RFI Talent+, l’effectif de la future équipe rédactionnelle de la radio Eco-Média, est jugée suffisante. «C’est un effectif classique pour un démarrage et pour une radio comme celle que souhaite développer le groupe Eco-Média», note Karin Osswald, déléguée Maroc de RFI. En effet, les contraintes en radio sont d’abord des contraintes horaires, des rendez-vous fixes. Ce qui est très vorace en termes de temps de travail. D’où la forte exigence de polyvalence dans une radio. «Dans une station, où qu’elle soit à travers le monde, les journalistes sont forcément polyvalents. Les équipes sont aujourd’hui souvent réduites, très denses, actives et efficaces». D’ailleurs, ce souci a conduit le choix du groupe lors de l’étape de recrutement: «Dès le départ, plus que de recruter des compétences, nous avons cherché à composer une équipe efficace et harmonieuse», rappelle Younès Yamouni, directeur de Développement du groupe Eco-Médias. Objectif atteint, à en croire les formateurs. D’ores et déjà, Sami Kleib, rédacteur en chef de RMC Moyen-Orient et connu plutôt des Marocains en tant que journaliste à Al Jazeera avec son émission mensuelle, «Une visite spéciale», promet de bonnes performances dès le début. Son diagnostic est sans équivoque: le casting du groupe arabophone est réussi. «Dès les premiers jours de formation, j’ai relevé le bon niveau linguistique des journalistes arabophones. Beaucoup ont déjà de bonnes connaissances journalistiques. Il y a aussi de belles voix». Du côté des francophones, trouver de bons profils n’a pas été chose aisée. Pierre-Yves Schneider, animateur de l’équipe des formateurs, les niveaux sont inégaux: «Nous avons d’excellents éléments qui passeront sans problème à l’antenne et d’autres qui demandent un peu plus de travail».Khadija EL HASSANI

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