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Economie

Rabat/Décharge d'Oum Azza: Segedema s’explique

Par L'Economiste | Edition N°:3115 Le 25/09/2009 | Partager

. Mesures pour éviter la contamination du site . Actions pour atténuer les mauvaises odeurs . Retard dans le paiement des prestations Deux ans après son entrée en exploitation, la décharge contrôlée d’Oum Azza fait l’objet ces derniers temps de vives critiques à travers la presse, notamment de la part d’une partie de la population de la région. Les reproches sont résumés en deux problèmes majeurs. Le premier concerne la contamination de la nappe phréatique et les puits avoisinants par le lixiviat. Alors que le second porte sur les mauvaises odeurs qui se dégagent du site. Devant cette «offensive» médiatique, la direction de Segedema, filiale du Groupe Pizzorno Environnement, adjudicataire du projet, a décidé de sortir de son silence. Concernant le premier problème, Gérald Valay, directeur du Traitement à Segedema, confirme que le lixiviat stocké dans les alvéoles et dans les bassins de la station d’osmose ne peut en aucun cas induire de pollution. Cela revient à la nature du sol et des équipements qui ont été mis en place, selon Valay. Ce dernier rappelle que les alvéoles ont été construites sur un terrain argileux et enveloppées avec des géo-membranes étanches qui ne permettent ni infiltration ni contamination des puits avoisinants. Le responsable de la filiale française reconnaît toutefois qu’en août dernier il a été constaté un écoulement accidentel d’une quantité limitée de lixiviat. «Mais cet incident passager n’aura aucun impact négatif sur la nappe», rassure la direction de Segedema. Cette dernière tient à rappeler que le chantier de construction de la station de traitement, démarrée en 2007, a été suivi par une commission technique composée des représentants des communes limitrophes et de l’administration afin de vérifier la conformité des travaux avec le cahier des charges, notamment l’étanchéité, le génie civil et le dimensionnement. Quant à la question de la contamination des puits, l’opérateur français signale que des analyses ont été effectuées dernièrement par les différents départements concernés, notamment celui de la santé. Les résultats montrent que l’eau est chimiquement satisfaisante, mais ce n’est pas le cas pour la partie bactériologique. Cependant, le management de Segedema estime que cela constitue une preuve de la non contamination des eaux des puits par le lixiviat. Ce point de vue est également partagé par les services de la wilaya et ceux de la préfecture de Témara. Mais ces résultats restent toujours contestés par la population. Et pour le problème des mauvaises odeurs? Sur ce volet, le responsable de Segedema reconnaît leur existence mais avec «une ampleur très limitée en comparaison avec celle avancée par certains médias». «Nous sommes actuellement à la recherche de mesures pour atténuer l’effet des odeurs, soit par la mise en place de couverture pour certains bassins, soit par le traitement de l’air», indique la direction de la filiale française. Sans oublier les efforts à déployer davantage pour assurer une meilleure maîtrise de la technique de traitement osmose inverse, selon un responsable proche du dossier. Sur ce chapitre, il faut signaler la décision prise récemment par la wilaya concernant la mise en place d’un service permanent de contrôle et de suivi du fonctionnement de la décharge d’Oum Azza. Notons, par ailleurs, qu’une visite du site permet de constater un retard dans l’opération de plantation d’arbres et la mise en service du centre de tri. S’agissant de ce dernier point, l’équipe de Valay a mis les bouchées doubles pour activer l’équipement du local déjà construit en vue de commencer les premiers essais le 15 octobre prochain. Ce qui permettra la fermeture définitive de la décharge sauvage d’Akreuch et sa réhabilitation par la suite comme cela a été fait pour sa voisine d’Oulja. En l’absence d’un centre de tri pour le moment, le site d’Akreuch est encore utilisé par les villes de Rabat et Salé comme un dépôt pour les déchets avant leur transfert vers la décharge d’Oum Azza. Il faut rappeler que dans le cadre de ce projet il est prévu la construction de trois centres de tri. Pour le moment, seul celui de Témara est opérationnel. Pour Rabat, les travaux de construction d’un centre situé à Akreuch viennent d’être entamés  après la résolution du problème du foncier. Pour Salé, les travaux vont certainement enregistrer des retards car le terrain choisi par la commune, proche de la forêt de Marmoura, est contesté par la population riveraine. Outre ces problèmes d’aspect environnemental soulevés par la population, la direction de Segedema profite de l’occasion pour évoquer pour sa part les difficultés administratives qui entravent l’avancement du projet. «Depuis la mise en exploitation de la décharge, on a encaissé uniquement 9 millions de DH sur un total de près de 80 millions de DH représentant les sommes dues par les communes de la région bénéficiant de nos prestations», précise le responsable de Segedema. Sur 13 communes, seule celle de Rabat a réglé une part de ses redevances. Un autre décompte de 27 millions vient d’être signé par les services de la wilaya. Les responsables de Segedema invitent l’autorité délégante à trouver une solution à ce problème de règlement pour ne pas perturber leur programme d’investissement qui est étalé sur une période d’exploitation de 20 ans. Sur ce volet, la direction de la filiale française rappelle que 114 millions de DH ont déjà été engagés par le groupe sur un coût d’investissement total de 343 millions de DH. Ce qui a permis à la station de traitement de recevoir en moyenne 1.300 tonnes de déchets. Et de traiter 220 m3 de lixiviat par jour dont 130 m3 sont récupérés en eaux utilisées pour l’arrosage du site et les besoins d’exploitation de la station.


Procédés

La décharge contrôlée est un site où l’on entrepose rationnellement les déchets. dans des alvéoles souvent creusées dans la terre et étanchées par un film géotextile. Les déchets compactés sont déposés puis recouverts de plusieurs mètres de terre. La décharge contrôlée est soumise à des normes strictes de contrôle, notamment la récupération des biogaz et traitement des lixiviats (jus de déchets) afin de ne pas contaminer la nappe phréatique et les sols voisins. Le site pourra être réhabilité grâce à des plantations et offrir, quelques saisons plus tard, le spectacle d’un agréable terrain paysager de plusieurs hectares. Nour Eddine EL AISSI

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