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Economie

Rabat veut désenclaver son arrière-pays

Par L'Economiste | Edition N°:2704 Le 31/01/2008 | Partager

. La mise à niveau des infrastructures au programme. Routes, dispensaires, écoles… des chantiers dont les budgets restent à fixer L’ARRIÈRE-PAYS de Rabat est à la traîne. Le développement qui s’opère au niveau de la capitale ne profite pas aux zones rurales. Combler le déficit entre la ville et la campagne s’inscrit parmi les priorités du conseil de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. Un projet qui a été à l’ordre du jour de la réunion de la commission de planification et d’aménagement du territoire, tenue cette semaine. «Pour réussir cette mission, il faut renforcer la coordination et la concertation entre les différents services et secteurs au niveau de la région», indique Abdelkébir Berkia, président du conseil. Aussi, chaque département a été invité à présenter le bilan des actions pour la période 1997-2007. Des actions qui ont mobilisé quelque 243 millions de DH pour la réalisation de projets de développement socioéconomique. La plus grosse part a été consacrée aux provinces de Khémisset (75,5 millions de DH) et Skhirat-Témara (63 millions). L’essentiel des projets a porté sur la mise à niveau des infrastructures et de la voirie. Le tout représente une enveloppe de 82 millions de DH. En 2006, une dotation de 4,2 millions de DH a été rajoutée pour renforcer la deuxième tranche du programme national des routes rurales. Mais cela ne suffit pas. Aussi, les élus ont-ils décidé de passer à la vitesse supérieure pour accélérer le désenclavement rural. Mais pour l’heure, les budgets des chantiers n’ont pas encore été déterminés. Une chose est sûre, le ministère de l’Equipement confirme la construction d’un pont au niveau de la route 402, près de Sidi Yahia. A souligner aussi qu’une enveloppe de 16 millions de DH est réservée à la réalisation de 18 km de routes. «Mais avant de lancer ces travaux, il faut se concerter avec les autres secteurs, en particulier la santé et l’éducation nationale», rappelle à nouveau Berkia. Cette coordination préalable permet de bien choisir les sites pour la construction des infrastructures sanitaires et scolaires. Il s’agit d’en faciliter l’accès à l’ensemble de la population. Par ailleurs, le représentant de l’académie régionale de l’éducation a soulevé le problème des classes surchargées. Pour lui, l’académie, avec ses moyens limités, ne pourra pas accompagner seule le développement urbain et l’accroissement démographique que connaît la région depuis une décennie. «Lors de la prochaine année scolaire, on estime que les classes accueilleront 50, voire 60 élèves, surtout dans la province de Témara», souligne le représentant du ministère. «A titre d’exemple, une seule école est en cours de construction dans la nouvelle ville de Tamesna dont la livraison des logements est prévue dans les trois prochains mois», avance le même responsable. Pour ce dernier, avec un budget de 176 millions de DH au titre de l’année 2008, on ne peut pas dépasser la construction de 12 établissements scolaires dans toute la région. Ce qui est en deçà des besoins réels. Nour Eddine EL AISSI

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