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    Rabat: Marché Akkari, quel beau gâchis!

    Par L'Economiste | Edition N°:2352 Le 01/09/2006 | Partager

    . 1.700 m2 construits aux frais de la collectivité inoccupés. Le commerce sauvage envahit la place Oueld Rahel, vendeur de légumes, est super gâté! Dans un endroit où le foncier se fait rare, il occupe avec trois autres compagnons un marché de près de 1.700 m2 et qui a nécessité pour son aménagement plus de deux millions de DH. Il s’agit de l’ancien souk Akkadien destination privilégiée durant les années quatre-vingt de la majorité des Rbatis. Les 240 locataires de ce marché ont déserté les lieux pour aller étaler leurs marchandises en plein air le long des ruelles avoisinantes. Il y a 10 ans, les autorités aménagent ce marché dans le cadre de la lutte contre le commerce ambulant. Son exploitation a débuté en 1998 au profit de 240 marchands. Chacun a bénéficié d’une place aménagée d’une superficie de 5m2 moyennant une redevance trimestrielle de 800 DH. En plus, selon les termes de la convention de bail, ils ne devaient plus pratiquer le commerce à l’extérieur du marché. Seulement le résultat était loin d’être au rendez-vous. Les autorités n’arrivaient pas à contrôler le flux de nouveaux arrivants. La cohabitation entre commerce ambulant et commerce sédentaire n’a jamais réussi. «Pour éviter la faillite, j’étais obligé de revenir vendre à l’extérieur du marché qui n’est plus fréquenté par les clients. Ces derniers cherchent la proximité et les bas prix» tient à préciser un vendeur de légumes. Pour le cas de Ouled Rahel, il tient le coup grâce à la fidélité de quelques uns de ses anciens clients. Il précise que «la recette réalisée pendant le week-end dernier n’a pas dépassé les 1.600 DH à un moment où d’autres à l’extérieur ont encaissé plus de 10.000 DH».Actuellement, sous l’indifférence des agents de l’autorité, la place Akkari, ainsi que les rues et les artères proches du marché sont squattées par les marchands ambulants vendant différents produits (légumes, fruits, articles de plastique…). Le désordre et l’anarchie règnent sur les lieux. Ce qui cause de multiples désagréments aux citoyens ainsi que pour les commerçants patentés. La situation atteint son paroxysme le samedi matin et à la fin de chaque journée à partir de 17 heures. La circulation, que ce soit pour les piétons ou les automobilistes, devient alors un calvaire. La place est alors le théâtre de bagarres et d’accrochages. Depuis près de cinq années, la plupart des 240 locataires ont suspendu le règlement des redevances locatives ainsi que les taxes afférentes en particulier la patente. Nour Eddine EL AISSI

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