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Politique Internationale

"Musiques sans Frontières" : Jazz, Folklore et French Cancan à Ksar Al Rimal

Par L'Economiste | Edition N°:43 Le 03/09/1992 | Partager

L'ETE au Nord a connu un événement artistique majeur: l'organisation d'une grande soirée de variétés qui a rassemblé plusieurs artistes. A Ksar Al Rimal, un public enchanté, a pu admirer des groupes venus des quatres coins du monde, dont certains venaient de se produire à l'Exposition Universelle de Séville.
"Des manifestations comme celle-là devraient avoir lieu tout au long de l'année". C'est la première réflexion de plusieurs spectateurs qui ont assisté à "l'événement de l'été 92" (la publicité n'avait pas exagéré l'importance de la manifestation), et que les organisateurs avaient appelé "Ksar Al Rimal: Musiques sans frontières".
Une trentaine de groupes africains, sud-américains, d'Europe de l'Est, et d'autres régions du monde ont fait carillonné leurs mélodies dansantes, choisissant pour la circonstance des thèmes classiques, percutants et rythmés.
Les groupes alternaient leurs passages, avec entre chaque prestation, le fameux Big Band de René Thomas dont les 25 musiciens étaient composés en majorité de "cuivres". Et le moins que l'on puisse dire est qu'ils étaient omniprésents.
Ils interprétaient, après chaque envolée de bravos du groupe qui venait de terminer, un air de jazz "New Orléans", avec en background, les quatre trombones et les quatre trompettes.
Il y avait aussi la superbe interprétation du groupe ivoirien qui peignait la scène d'une paysanne qui avait quitté son village natal. Tombée malade à cause du stress de la ville, elle revient sur les lieux de son enfance pour retrouver calme et tranquilité.
Là, c'est le sorcier du village, ainsi que ses anciens compagnons qui l'aident à surmonter sa mauvaise période. Elle retrouve alors sa mine et sa vivacité parmi les siens. Sur un fond de trois congas, jouant le rôle de notes de basse et de deux bongas, dont l'une d'elles admirablement maîtrisée par le soliste ivoirien, la section rythmique accompagne les six danseuses et les trois danseurs.
Ce qui caractérise les groupes traditionnels, c'est la façon dont leur professionnalisme transporte et fait voyager au pays même d'où ils viennent. Les "Malambos", véritable groupe alliant maîtrise de la danse et tours d'acrobatie, ont étonné le public par la manipulation de frondes géantes frappées sur le sol, au rythme de la musique argentine. Tantôt à droite, tantôt à gauche, avec une seule main, puis avec les deux et rappelant les sons des claquettes andalouses. Un art local, issu d'on ne sait quelle inspiration créatrice, où de grandes femmes typées rivalisent d'ingéniosité avec leurs collègues masculins.
Les groupes français, dans ce "concert" des Nations avaient également leur mot à dire. Comme la formation de jazz, celui de René Thomas, un jeune groupe francais de claquettes alternait avec les autres formations. Leurs numéros, claquettes, rock libre, claquettes en groupe rappelait cet engouement des décennies passées (que le temps passe vite!) pour les grandes stars de l'époque, Fred Astaire ou Gene Kelly.
Le Paris Champagne avait fait son entrée dès le départ, plongeant l'assistance rapidement dans la très spéciale ambiance du Paris des années 40. Boas jaunes, froufrous roses et blancs, chaussures dorées et bas résilles colorés, bref, tout l'attirail de la parfaite danseuse de French Cancan ont donné à la soirée des tonalités diverses.
Assez tard dans la nuit, alors que les artistes continuent de se succéder sur la scène en bois, large de près de 20 mètres et ayant sans doute la même longueur, le public était enchanté. Les rangées de spectateurs, dans un mouvement de vagues continues, chantent avec les Chavaan du Mexique le morceau classique: "La Bamba". Ils rappellent, chaque fois, les chanteurs pour, un dernier tour.

H.H.

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