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    " Les Français attentifs au GSM et aux avions de la RAM"

    Jacques Dondoux, secrétaire d'Etat français au Commerce Extérieur

    Par L'Economiste | Edition N°:482 Le 09/04/1999 | Partager

    · Les litiges commerciaux au centre des entretiens
    · Le ministre n'approuve pas les protestations des entreprises du textile du Nord de la France contre la tenue à Lille du Vetma

    -L'Economiste: Au terme de votre visite au Maroc, quel bilan peut-on établir?
    - M. Jacques Dondoux:
    Le bilan est très positif. Un réel souci de développer les échanges économiques existe de part et d'autre. J'ai constaté avec plaisir que tout ce qui a été promis est engagé. J'ajoute que les Français avaient quelques inquiétudes quant à la sécurité juridique de faire du commerce au Maroc. Les litiges commerciaux n'y étaient pas réglés de la même manière que dans les pays de l'Union Européenne. J'ai aussi constaté que le pays est en train de remettre sur pied sa Justice, avec un nouveau code commercial et des tribunaux de commerce. Je n'ai aucun motif de mécontentement, d'autant que dans le domaine des grands travaux le marché du Port de Tanger Atlantique a été attribué à Bouygues, une centrale électrique à Alstom et deux frégates confiées aux Chantiers de l'Atlantique.

    -Pourtant des entreprises de textile du Nord de la France ont protesté contre la tenue du salon marocain de l'habillement à Lille?
    - Dès qu'il y a des importations de textile en France, tous les fabricants hurlent. Je suis responsable du Commerce Extérieur. Alors, si je veux que les entreprises françaises vendent à l'extérieur, il faut bien que les Français achètent des marchandises pour être payés. Si on n'achète rien au Marocains, aux Indiens ..., on ne pourra jamais vendre en étant payé. Ce n'est pas parce qu'une corporation est inquiète que nous devons arrêter le commerce. Là dessus, vous avez tout mon appui. Vous êtes une nation avec qui les échanges passent rapidement. Cela dérange toujours un peu. Si vous êtes meilleurs, cela dérange un peu plus ce qui sont moins bons que vous. Nous sommes prêts à prendre des dispositions pour que nos fabricants passent le mauvais cap. Mais il n'y a pas de raison qu'on vous interdise d'exporter chez-nous, c'est impensable.

    Transparence de l'analyse


    -Vous êtes ministre du Commerce Extérieur et vous avez rencontré votre homologue marocain de la Justice. De quoi avez-vous discuté?
    - Nous avons discuté des litiges commerciaux. Nos entreprises déplorent le fait que, lorsqu'il y a un litige avec une entreprise marocaine, très souvent le jugement est défavorable aux étrangers. Et lorsqu'il est favorable, la décision n'est pas appliquée. Le ministre m'a fait remarquer que la réforme en cours ne concernait que les nouvelles affaires.
    Tout ce qui a été engagé se poursuit dans les tribunaux avec les anciennes dispositions du code. Le Maroc ne prenait pas de retard et les décisions des nouvelles juridictions sont objectives. Les entreprises françaises se plaignent également que les experts ne soient pas assez surveillés. Le ministre de la Justice compte faire un effort pour qu'ils soient irréprochables.

    -Vous avez également rencontré M. Larbi Ajjoul, ministre des Postes et des Nouvelles Technologies de l'Information. La discussion a-t-elle porté sur le deuxième réseau GSM?
    -Oui. Deux sujets pour lesquels les Français sont très attentifs. Le premier concerne la deuxième licence GSM. Des candidats français sont en lice. Le gouvernement ne recommande ni l'un ni l'autre mais espère fortement qu'un Français soit retenu pour ce marché. On m'a assuré que l'analyse sera transparente.
    Le second sujet porte sur les avions de la RAM. L'achat des avions est emblématique. Faites attention, consultez Airbus. Car, avec le cours actuel de l'Euro et du Dollar, nous avons de réelles chances de l'emporter.

    -Les parcs industriels comme celui de Bouskoura seront-ils éligibles à la reconversion de la dette?
    -Nous allons tenter de porter le taux de reconversion de la dette à plus de 30%. M. Youssoufi a évoqué 40%. En tout cas, nous allons, au cours du prochain G7, dépasser le plafond actuel fixé à 20%. Nous demanderons aussi que les parcs industriels, notamment celui de Bouskoura, soient éligibles à ce mécanisme de reconversion.

    Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

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