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Qui sont les managers 2001?

Par L'Economiste | Edition N°:1144 Le 15/11/2001 | Partager

Après ses “100 qui font bouger le Maroc”, la revue française, L'Express, récidive avec cette fois une élection du “manager de l'année au Maroc”. Un jury a noté, dans un grand secret, une short-list proposée par la revue. Les résultats ont été dévoilés mardi 13 novembre lors d'une cérémonie officielle et des prix leur ont été distribués. Quatre gagnants ont été désignés. . Prix du “manager de l'année”: Rachid Benyakhlef, plusieurs casquettes au sein de l'ONA (Sonasid, Managem, Pôle mines et matériaux de construction)Le manager de l'année, Rachid Benyakhlef, fait l'unanimité dans son entourage et au-delà. Le parcours de ce polytechnicien, toujours en ascension, depuis qu'il a démarré…au fond d'une mine, est intimement attaché à l'industrie minière. Ses actuels collaborateurs et partenaires parlent de lui comme étant quelqu'un de très rigoureux et méthodique. Lycée Descartes, classes prépa à Paris (maths sup/maths spé), lauréat de l'Ecole polytechnique et de l'Ecole des Mines de la même ville et enfin docteur dans la même discipline en 1983. Parcours sans faute pour avoir été achevé en l'espace de huit ans. Au Maroc, il mettra d'emblée son savoir-faire au service des mines. Parti ingénieur de fond chez une entreprise minière, en l'espace de cinq ans, il aura la confiance de ses employeurs qui le nommeront directeur de la mine. Fin 1988, il répondra favorablement à l'appel de l'ONA dont les responsables ne cachent pas l'admiration qu'ils ont pour Benyakhlef. Au pôle mines et matériaux de construction, il s'affirme vite comme la tête pensante. . Prix du “créateur d'entreprise”: Amine Benkirane, directeur général de KiteaDans sa vie professionnelle et personnelle, Amine Benkirane est allé à l'essentiel. Son bac en poche, il tire bénéfice d'une convention entre le Maroc et le Canada et part étudier à Montréal. “Le rêve américain en français, selon son expression. En 1981, il intègre l'Ecole polytechnique de Montréal, y décroche son diplôme, fait des études de gestion et de finances et, pour finir, obtient un diplôme supérieur en informatique. Des formations, une expérience et plein d'idées en tête, il rentre au Maroc en 1988 et intègre une société en tant que salarié. Il y restera durant cinq ans avant de lancer en 1993 le premier magasin de sa chaîne de mobilier en kit, Kitea. Actuellement, l'entreprise est une franchise avec 13 magasins au Maroc (cinq autres devraient bientôt voir le jour). En 2003, il projette d'exporter l'enseigne. Enfin, demandez à Benkirane quelle est sa plus grande réussite, il vous répondra tout simplement sa famille. A 38 ans, il est marié et père de deux enfants. . Prix du “dynamisme commercial”: Brahim Zniber des Celliers de MeknèsLa ville de Meknès l'a adopté au début de sa carrière et elle en est fière maintenant. Difficile en effet d'évoquer la capitale ismaïlienne sans parler de la famille Zniber. Originaire de Salé, Brahim Zniber a écrit ses lettres de noblesse au secteur vitivinicole mais son groupe intervient dans une dizaine d'autres (arboriculture, céréaliculture, immobilier, mobilier de bureau…). Dernièrement, il a investi dans le secteur des loisirs avec un parc d'attractions à Rabat “découvertes et loisirs” qui ouvrira ses portes courant Ramadan. Le parcours professionnel de Zniber est intimement lié à celui de l'agriculture au Maroc. Une passion qui lui a certainement été transmise par son père négociant en céréales. Quant à lui, il décrochera un diplôme de technicien en viticulture au début des années 1950. Quelques années plus tard, il mettra sur pied sa première entreprise, Meknès Viticole. La production était essentiellement tournée vers l'export. En 1976, l'Europe vote le Traité de Rome sur le contingentement, ce qui contracte le marché. Meknès Vin, le second nom de l'entreprise commence à écouler une partie de sa production sur le marché local et opère une extension de son activité vers l'embouteillage. En 1993, son groupe, largement modernisé et structuré, change une dernière fois de dénomination et devient les Celliers de Meknès, un opérateur d'une envergure mondiale. Une fierté pour son fondateur. . Prix de la “femme d'affaires”: Saloua Karkri-Belkeziz administrateur-directeur général de Professionnal SystemsSon CV parle à sa place. Saloua Karkri-Belkeziz cumule actuellement près de six fonctions. A l'évidence, le militantisme tient une grande place dans sa vie. Elle a intégré le champ associatif en 1992 en tant que secrétaire générale puis vice-présidente de l'APEBI, l'Association des Professionnels des Technologies de l'Information au Maroc. Poste qu'elle occupera jusqu'en 1998. Karkri-Belkeziz est aussi vice-présidente de la Fédération des technologies de l'information de la CGEM et membre du Conseil National du Patronat. En janvier 2000, elle est portée à la présidence du GIAC technologie avant de fonder l'Association de Femmes Chefs d'Entreprise au Maroc (AFEM). Une tribune pour les femmes sur le monde de l'économie et des finances et une preuve s'il en faut qu'au Maroc, les femmes tout aussi bien que les hommes ont des convictions autres que sociales qu'elles défendent, explique-t-elle. Karkri-Belkeziz est aussi une femme d'affaires au parcours professionnel consistant, ce qui lui a valu son prix. En 1987, elle lancera “Professional Systems” (PS), une société de services informatiques spécialisée dans l'intégration de solutions destinées à la PME/PMI. Sa notoriété grandissante, la société attirera les investisseurs étrangers.


Comment ont-ils été choisis?

Comme il l'a dit lui-même, L'Express ne connaissait rien au milieu marocain. En revanche, Anne Vidali, chargée de l'opération, connaissait Jean-Marie Schmitz, administrateur délégué de Lafarge-Maroc, précédemment le grand patron des ressources humaines du groupe Lafarge à Paris. C'est donc par lui que s'est noué le lien, autant pour sélectionner les jurés marocains que pour convaincre ensuite L'Express de revenir sur sa décision d'annuler une grande partie de l'opération sous prétexte “des événements”. L'image de l'islam, le Maroc et les managers marocains lui doivent donc beaucoup.Au cours de l'été, les jurés ont dressé une liste de managers possibles, soit entre quinze et vingt personnalités par juré. Chaque citation était assortie d'un rapide portrait pour situer la personne et l'entreprise. Ont été éliminés ceux qui avaient un lien avec l'un des jurés (par exemple Adil Douiri de CFG, juré lui-même ou Abdelmounaïm Dilami, PDG de L'Economiste, qui a servi de base de référence et qui avait un juré), ceux qui ont déjà été distingués durant les dix-huit derniers mois (exemple: Benjelloun, Chérif, Ahizoune, les gagnants du dernier sondage de L'Economiste) et enfin ceux qui ont changé de poste récemment ou ceux dont l'entreprise était trop jeune pour être évaluée (exemple: les managers devenus walis). A partir des personnalités restantes, Anne Vidali a établi une short-list de 43 personnes qu'elle a renvoyée à chaque juré pour une notation de 1 à 20 selon trois critères. Ce système est la reprise de celui mis au point par L'Economiste à l'occasion de ses fréquentes participations à des jury: il élimine les phénomènes d'influence en multipliant les critères d'approche, en dispersant les points obtenus et en sécurisant le choix de chaque juré.Les trois critères étaient: “les qualités de manager”, “le dynamisme de l'entreprise et son expansion sur les cinq dernières années”, “le développement international de l'entreprise”. Un quatrième élément d'appréciation a été rajouté sans pour autant donner lieu à des notes systématiques: “l'influence de l'homme sur son environnement”, élément important dans un pays en voie de développement.

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