Culture

A qui appartient le Festival des musiques sacrées?

Par L'Economiste | Edition N°:2388 Le 26/10/2006 | Partager

. La propriété intellectuelle déposée au nom de deux entités. La saisine du tribunal administratif envisagée. L’édition 2007 compromise? Le bras de fer qui oppose Faouzi Skalli à la fondation Esprit de Fès passe au second round. Ce dernier a franchement manifesté sa désapprobation de la nouvelle équipe formée par l’Association Fès-Saïss. Skalli estime qu’il n’a plus les coudées franches, tant en matière de budget que d’organisation, pour maintenir le niveau de qualité au festival (www.leconomiste.com). Le climat est donc très tendu. Les deux parties, faute d’aboutir à un accord, jouent maintenant la carte de la propriété intellectuelle. En effet, l’Association Fès-Saïs détient un certificat d’enregistrement du «Festival international de Fès des musiques sacrées du monde», délivré le 19 décembre 1996 par le bureau international de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) à Genève. De son côté, Skalli, président d’une ONG, dite Association du Festival des musiques sacrées du monde (Fès-MSM), est lui aussi en procession d’un certificat d’enregistrement du «festival des musiques sacrées du monde de Fès». Daté du 22 décembre 1994, ce certificat est signé à l’Office marocain de la propriété intellectuelle de Casablanca (Ompic). A noter que le PV de la réunion des membres de la fondation a été, selon des sources proches du dossier, catégorique quant à l’«éviction illico presto de Faouzi Skalli de la fondation et du festival». Les membres ont également désigné, séance tenante, Naïma Lahbil, une universitaire, aux commandes du festival». Skali, convaincu de sa légitimité en tant que dépositaire de la propriété intellectuelle, continue de travailler sur le programme du festival. Ce dernier était récemment à New York et sera cette semaine à Milan pour promouvoir l’Esprit de Fès. Cependant, les conseillers de la Fondation font prévaloir également cette légitimité en s’appuyant sur le certificat official mais au nom de l’Association Fès-Saïs! En fait, c’est l’impasse. Et tout le monde se replie sur l’Association Fès-Saïs qui a été récemment vidée de sa substance. Certains observateurs estiment que si Skalli ne peut pas prétendre à la propriété intellectuelle et qu’il demeure néanmoins chargé du festival en qualité de vice-président de l’Association Fès-Saïs. Comment la fondation Esprit de Fès peut-elle revendiquer le droit à la propriété intellectuelle de cet événement alors que cette dernière est déposé par l’Association Fès-Saïs? En outre, comment cette propriété intellectuelle a-t-elle été rétrocédée au profit de la fondation qui jusqu’à début 2006 n’était pas encore juridiquement constituée? En fait, trop de questions restent sans réponse. Pour l’heure, un grand nombre de personnalités estiment qu’il est nécessaire d’établir une «paix sociale» entre Faouzi Skalli et Mohammed Laraqui, trésorier de la fondation. La mésentente entre les deux hommes est le nœud du conflit. Nombreux sont ceux qui pensent que «le président de la fondation, Mohamed Kabbaj, doit absolument intervenir pour trouver un arrangement entre les deux hommes pour sauver la prochaine édition du festival». De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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