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Economie

Quelle stratégie adopter sur la Place casablancaise?

Par L'Economiste | Edition N°:2323 Le 20/07/2006 | Partager

. La Bourse a vu se succéder trois phases majeures. L’approche PER faible démontre sa suprématieA l’heure actuelle, tous les analystes s’accordent à dire que la conception d’un portefeuille devient de plus en plus structurée. En effet, il convient d’étudier avec plus de précision qu’autrefois le couple risque-rendement. Son optimisation reste le socle de toute stratégie d’investissement.La conception d’un portefeuille est conditionnée par, d’une part, la répartition optimale des grandes classes d’actifs, d’autre part, la sélection des valeurs au sein de chacune de ces classes. Pour ce faire, il est nécessaire de choisir des multiples de valorisation qui disposent d’une grande capacité à capter le potentiel de croissance des valeurs mobilières.. Existence d’un cycle boursier completLe département Analyse et Recherche de BMCE Capital a procédé, lors de sa dernière étude, à l’identification des stratégies d’investissement les plus pertinentes sur la Place casablancaise au cours des dix dernières années (1995-2005). Le choix de cette période d’étude est motivé à la fois par l’existence d’un cycle boursier complet (ce qui est la première fois depuis la réforme de la Bourse en 1993) et par la disponibilité des données. Trois grandes phases peuvent être distinguées au cours de la dernière décennie:- Une phase de croissance (janv. 1995-sept. 1998) cumulant un taux de croissance annuel moyen de + 22%.- Une phase de forte correction (1999-nov.2002) suite à l’éclatement de la bulle spéculative et qui a été accentuée par la baisse des taux obligataire pour atteindre une perte annuelle moyenne de 10,5%.- Une forte reprise depuis fin 2002: le Madex-RB laisse ressortir un profit de 18,1% par an.. Trois multiples de valorisationNeuf stratégies d’investissement ont été bâties autour de trois multiples de valorisation fondamentaux: Dividend yield (D/Y), price earning ratio (PER) et price to book (P/B).Par phase du cycle boursier, les stratégies D/Y représentent un niveau similaire entre 1995 et 2001. Par contre, dès le début de la dernière phase, la stratégie D/Y élevé enregistre une hausse exponentielle s’élevant à +25,5% en moyenne par an, contre de timides progressions, +4,1% pour le portefeuille D/Y faible et +18,1% pour le Madex-RB. Plusieurs sociétés cotées ont opéré un effort de distribution important entre 2003 et 2005, ce qui a dopé leurs rendements boursiers. De même, sur la base du Treynor ratio-TR- le portefeuille D/Y élevé dégage une rentabilité par unité de risque systématique de 14,4%. Les stratégies D/Y élevé et le Madex-RB font état de TR de -4,8% et 8,2% respectivement.Pour ce qui des stratégies PER: entre 1995 et 2005, les gains annuels moyens affichés par le portefeuille constitué sur la base du multiple P/E faible, atteignent +11,5%. Par contre, le Madex-RB et le portefeuille P/E élevé n’affichent que +8,2% et -9,6% respectivement. Par unité de risque systématique, le portefeuille PER faible dégage un rendement de 15,5%. La stratégie PER élevé et le Madex-RB signent, quant à eux, des TR respectifs de -9,8% et 8,2%.Quant aux stratégies P/B, elle sous-performent largement le marché. En effet, le portefeuille P/B faible réalise un gain annuel moyen de +7,3%, contre +8,2% pour le Madex-RB et 1,4% en moyenne par an, pour les valeurs constituant la stratégie P/B élevé. Sur la base du TR la rentabilité par unité de risque systématique du portefeuille P/B faible se situe à 9,3%, contre seulement 1,7% pour la stratégie P/B élevé. En termes de P/B, si le marché traite à un niveau équivalent à celui affiché en 1998, il faudrait néanmoins mettre en relief un certain nombre d’éléments. Durant les huit dernières années, l’assise financière du marché a certainement évolué. Le processus d’assainissement et de conformité des comptes aux normes comptables aussi bien nationales (nouvelles normes BAM pour les financières, publication des comptes consolidés) qu’internationales (publications conformes aux normes IFRS et IAS) offre un gage supplémentaire de sûreté quant à la pertinence des comptes publiés.Sur l’ensemble du cycle boursier sous revue, les résultats empiriques de l’étude démontrent que dans un contexte général de forte baisse, la stratégie D/Y élevé et PER faible sur-performent leurs benchmarks. Par ailleurs, elles anticipent les phases de reprise et capitalisent sur les mouvements haussiers du marché en affichant une performance sensiblement supérieure.S. M.

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