×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Dossiers

Quelle réforme pour les hôpitaux?
Quand les ONG s’impliquent

Par L'Economiste | Edition N°:2180 Le 27/12/2005 | Partager

. Fondation Hassan II et Peace Corp au chevet des handicapés moteurs. La chirurgie infantile de My Youssef: Un cas d’école «Une grève tous les trois jours», c’est en moyenne ce qu’aura enregistré le secteur de la Santé publique ces derniers temps. A cela s’ajoutent l’absentéisme des médecins, dont les effectifs ont été revus à la baisse suite aux DVD (rien qu’à Avicenne, 80 départs volontaires sont enregistrés), le déficit d’infirmiers et le manque de médicaments notamment, sans parler de la démotivation du personnel médical… Avec tout cela, s’interroge un praticien, à quelle qualité de prestation doit-on s’attendre? D’autant plus que la relève est assurée par de jeunes praticiens. Il n’empêche que quelques expériences sortent de ce lot peu reluisant. Le service de chirurgie infantile de traumatologie et orthopédie de l’hôpital My Youssef est un cas d’école. Dès l’entrée, les lieux s’apparentent à une clinique privée ou encore une crèche. La propreté des locaux et leur agencement détonnent en comparaison avec d’autres services du même hôpital. Des personnages de Disney World ornent les murs aux couleurs vives (rouge, jaune, bleu…). A droite, une cour fait office d’aire de jeux avec toboggan et balançoire. A l’intérieur du bâtiment, une salle d’attente divisée par un filet orné de canettes peintes en guise de paravent. Tout au fond, une autre salle de jeux, un matériel de rééducation, des chaises roulantes, des poussettes…Un équipement ultramoderne qui laisse perplexe. “C’est le fruit d’un partnership entre la Fondation Hassan II pour handicapés, le MSP et des ONG américaines, notamment Gateway alliance Medical”, explique le Pr Abdelkrim Kebbaj, chef de service. Selon lui, ce partenariat, qui date de 7 ans, fait des dons de 10 à 12 tonnes de matériel (chaises roulantes, gros équipements médico-chirurgicaux, produits consommables…). Un conteneur tous les deux mois. Un matériel dispatché à travers toutes les villes du Royaume. “Chacune des villes a au moins reçu une cinquantaine de chaises roulantes”, assure le Pr Kebbaj. Son service de chirurgie infantile est polyvalent, il est à vocation nationale. Sa capacité est de 24 lits et y sont opérés 8 à 10 malades par jour. Les malformations fréquentes sont les pieds bots, les séquelles de Polio, luxations des hanches, inégalité des pieds, fentes labiales… En plus du côté viscéral: hernies, scoliose, rachitisme… Le service du pofesseur Kebbaj met à contribution les bénévoles du Peace Corp: une ONG américaine. Aujourd’hui, ils sont plus de 80 bénévoles à sillonner les zones enclavées (Aït Bougemmaz, Azilal, Sidi Ifni, Imilchil…). Ils parlent parfaitement les dialectes locaux. Leur contribution: servir de relais au service en repérant des enfants handicapés moteurs et les ramener à l’hôpital My Youssef. Une expérience probante à ériger en modèle. Le traumatologue est convaincu que le rôle du médecin ne se limite pas à diagnostiquer des maladies et prescrire des médicaments: “Le praticien doit savoir faire jouer son réseau. Il faut arrêter de tout attendre de l’Etat”. Ce dernier doit aussi savoir faire montre d’autorité. “Motiver oui, mais aussi sanctionner quand il le faut pour mettre fin au laxisme”, estime ce spécialiste pour qui la tutelle fait des efforts mais pas assez. Reste que pour la rationalisation de la gestion et des dépenses, le ministère ne peut plus faire l’économie de l’informatisation. Pour Kebbaj, c’est l’unique moyen de contrôler à distance. L’hôpital de Cheikh Zayed de Rabat est cité en exemple.


DVD et infirmiers bulgares!

Le dossier des départs volontaires continue à susciter des remous dans la Santé publique. “C’est un drame de faire partir des spécialistes”, s’indignent plusieurs médecins. Les jeunes qui assurent la relève ne sont pas polyvalents contrairement à leurs aînés, fait remarquer un ancien. Du coup, l’Etat est contraint de faire appel à des prestataires de services passés dans le giron du privé. Autre aberration, font remarquer des médecins, la fermeture de l’école des infirmiers brevetés et l’appel à des Bulgares. Quelque 3.000 infirmiers bulgares seront recrutés.A. R. & K. E. H.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc