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Quelle réforme pour les hôpitaux?
Pôle d’excellence, comment ça marche

Par L'Economiste | Edition N°:2180 Le 27/12/2005 | Partager

. A Settat, le bloc opératoire passera à 7 salles au lieu de 2. L’IRM devra satisfaire 80% de la demande de la population Beaucoup de chemin parcouru depuis 2003, date du démarrage de la restructuration de l’hôpital Hassan II. Outre l’aménagement d’un pavillon pour la délocalisation des services-clés, le renforcement du plateau technique et l’aménagement de nouvelles structures sont sur les rails. C’est le cas notamment du bloc opératoire qui est passé de 2 à 7 salles. “Bien que l’ensemble n’est pas encore opérationnel, nous sommes arrivés à doubler la capacité et le rendement du bloc opératoire”, assure Dr Bouchaïb Madoun, directeur de l’hôpital. “De cinq opérations quotidiennement, nous sommes passés à 15 actes par jour”. Performance qui sera optimisée avec l’affectation récente de 3 infirmières anesthésistes. “Cela nous permettra d’ouvrir et de compléter les autres salles opératoires”, explique Madoun. L’hôpital de Settat, avec quatre autres établissements-pilotes (Agadir, Meknès, Béni-Mellal et Safi), fait partie d’un programme de réforme hospitalière. Il est appelé à remplir une mission régionale. “La restructuration de ce service public permettra de consolider sa vocation régionale. Nous visons une certaine autonomie”, explique Dr Mohammed Mekkaoui, délégué provincial du ministère de la Santé. Sa réhabilitation vise donc la rénovation et le rehaussement du niveau technologique par l’aménagement et la modernisation des services et équipements. En clair, ajoute-t-il, il s’agit de mettre en place une organisation hospitalière adaptée aux besoins de la population. L’établissement de Settat a également doublé sa capacité d’accueil et de prise en charge au niveau de l’hémodialyse. “De 7 reins artificiels, nous sommes passés à 14”, assure le directeur de l’hôpital. Mieux, ajoute-t-il, le service est arrivé à accueillir l’ensemble des 62 patients qui étaient en attente. “Avant, nous ne pouvions en prendre en charge que 21 avec une longue liste d’attente”.Le service de réanimation est aussi une source de satisfaction: “C’est un service jeune. Il n’a que trois ans d’existence, mais il nous a permis de réduire considérablement les transferts vers le CHU de Casablanca”, affirme Dr Madoun. Désormais, assure-t-il, seuls seront transférés les patients pour avis neurochirurgical. L’imagerie médicale, où les prestations se limitaient aux radios standard, n’est pas en reste. Avec six salles d’imagerie, une diversification des prestations sera ainsi assurée. Il s’agit notamment de mammographie, examens avec préparation, scanographies, échographies et échographies avec doppler. “Cela permettra de satisfaire plus de 80% de la demande de la population”. Autre grande nouveauté, la création d’un hôpital de jour où toutes les prestations de médecine ou de chirurgie peuvent être effectuées en moins de 24 heures. Il permettra de décongestionner le service des Urgences. “L’hôpital du jour permettra de réduire les hospitalisations abusives qui représentent une charge aussi bien pour l’établissement que pour le patient”. Il sera aménagé dans le pavillon abritant pour l’instant la direction et l’accueil en attendant l’aménagement des nouveaux locaux.


Projet médical

Outre les aménagements et équipements de l’hôpital de Settat, la réforme hospitalière prévoit aussi une réorganisation de son système de gestion. L’organisation en service de l’hôpital sera abandonnée pour une gestion en départements. La départementalisation de l’hôpital va permettre de travailler par programmes. “A partir de 2006, l’établissement sera organisé en départements recouvrant les quatre branches: médicale, chirurgicale, médico-technique et mère-enfant. La direction vise à faire de cette dernière branche, indique Dr Madoun, un pôle d’excellence. Ce département va prendre toutes les infections qui concernent l’enfant et la mère. “C’est l’une des grandes priorités des orientations de notre premier projet médical qui s’achève en 2007”. En effet, l’activité maternelle et infantile représente plus de la moitié des prestations offertes.


Acupuncture chinoise

La présence d’une mission chinoise est l’une des grandes spécificités de l’hôpital Hassan II de Settat. Présente depuis une trentaine d’années (la première mission date de 1975, l’hôpital en est à sa 11e mission), elle représente un grand attrait. Des patients viennent de différentes régions du pays spécifiquement pour se faire soigner par les médecins chinois. Outre leur grande spécialité, l’acupuncture, ils travaillent dans les spécialités de la traumatologie, la gynécologie et chirurgie. K. E. H.

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