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Quelle réforme pour les hôpitaux?
Lorsque les familles se substituent aux aide-soignants

Par L'Economiste | Edition N°:2180 Le 27/12/2005 | Partager

. Absentéisme, manque d’hygiène, urgences vides… . «C’est à l’image de la population», selon un médecin VENDREDI: 16 heures. Le choix du jour et de l’horaire n’est pas fortuit pour faire une visite inopinée dans un hôpital public. Pas le moindre contrôle et aucun interlocuteur du personnel médical. Nous sommes à Khénifra, capitale du Moyen Atlas. Dans cette ville du Maroc inutile, la quasi-totalité des personnes interrogées se plaint de la qualité des prestations de l’hôpital provincial. Sur place, une dizaine de malades s’impatientent dans la salle d’attente. Pas de médecins, les infirmiers non plus. «Cela fait plus de 30 minutes que nous attendons seuls», se plaint un mari dont la femme souffre de douleurs intestinales. A l’intérieur de la salle de consultation, un malade, apparemment un SDF, est allongé sur une civière. A côté de lui, un plat de couscous déversé. Juste en face, une femme âgée assise sur une chaise devant une bonbonne d’oxygène. Toute seule, avec un masque sur le nez, elle inhale de l’oxygène. A la sortie des Urgences, le service Maternité. Des locaux rafistolés récemment. Là encore, médecins et infirmiers sont aux abonnés absents. Seules dans le couloir, quelques femmes font difficilement leurs premiers pas après l’accouchement. Dans les toilettes de ce service, des chiffons et du linge étendus sur les portes des cabinets. Au service des Maladies chroniques, notamment le diabète, ça sent le renfermé, des relents forts d’excréments et d’urine. «Des malades âgés ne peuvent pas marcher et aller aux toilettes. Du coup, ils font leurs besoins dans leur lit», tente d’expliquer un jeune diabétique. Selon lui, les femmes de ménage et hommes de peine refusent de faire la toilette aux malades. C’est aux visiteurs et aux proches de changer les couches de leurs parents malades et de refaire les lits. «Cet établissement est à l’image de la population de la province et de la région», dixit un médecin. Cela se passe de tout commentaire! Et au médecin de nous signaler: «De toute façon, la direction a eu vent de votre visite». Contactés par L’Economiste, le directeur de l’hôpital et le délégué régional ont refusé de donner des explications, ni de communiquer des chiffres. Dr Faryate, directeur de l’établissement, est catégorique: «Nous avons reçu des instructions fermes de la tutelle: Pas de déclaration à la presse». Et de poursuivre: «D’ailleurs, je viens d’en faire une à la radio». A la demande de nous refaire la même déclaration, il rétorque: «Pas question, il vous faut une autorisation».A. R.

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