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    Economie

    Quel avenir pour les CCIS?

    Par L'Economiste | Edition N°:1985 Le 24/03/2005 | Partager

    . Un contrat-programme leur a été soumis par le ministère de tutelle . Il propose une amélioration de leurs ressources en échange de nouvelles tâches Sur fond de crise « identitaire » mais surtout financière, les chambres de commerce se trouvent dans un tournant de leur histoire. Le ministère du Commerce et après avoir dans un premier temps fait valoir ses arguments pour un resserrement du budget des chambres, propose aujourd’hui une nouvelle approche de ce que pourrait être leur rôle. Un contrat-programme couvrant la période 2005-2009 est aujourd’hui soumis à la bonne appréciation des présidents de chambres. Ambitieux, il a pour objectif de repositionner les CCIS sur la scène économique locale, redynamiser leur rôle et professionnaliser leurs prestations. Des pistes de réforme fort intéressantes se dégagent de ce document dont L’Economiste dispose d’une copie. Effet de mode (les contrats-programme pleuvent ces derniers temps) ou réelle volonté de changement ? Seules les prochaines semaines peuvent le dire. En tout cas, le texte du contrat-programme est précis et bien motivé. Le document soumis aux chambres, trace un plan d’action qui devra à terme permettre aux CCIS de «fournir des prestations à valeur ajoutée aux entreprises, contribuer au développement économique local et moderniser le mode de gestion des dossiers». Le texte proposé par le ministère exige aux chambres d’atteindre un certain nombre d’objectifs d’ici 2008. Primo, elles doivent assister et accompagner au minimum 250 créateurs d’entreprises TPE/PME par an, assurer des sessions de formation pour 160 entreprises par an, assister annuellement 20 nouvelles relations de partenariat avec des entreprises étrangères et faire profiter 1.000 entreprises des services offerts par les Centres de gestion de comptabilité agréés, des cyber-espace et des centres d’arbitrage. Par ailleurs, les chambres sont appelées à prendre en charge des projets dits d’intérêt économique. Il s’agit de projets d’aménagement ou de gestion de zones industrielles, de pépinières d’entreprises et de zones d’activité économique. Côté finance, chaque CCIS devra réaliser vers la fin de l’année 2008, 20% de son budget en ressources propres. En contrepartie, l’Etat s’engage à réformer les textes régissant les CCIS, créer un fonds de soutien aux chambres et améliorer la part du décime additionnel à l’impôt des patentes réservé aux chambres (15% de l’impôt de la patente et de la taxe urbaine professionnelle). Et ce à la place de 10% seulement de l’impôt sur la patente. Elles percevront aussi 2% TTC des coûts HT des études et travaux d’équipement concernant la création des pépinières et zones industrielles. Pour Abdelhakim Kammou, président de la CCIS de Casablanca et de la fédération des CCIS, « la proposition du ministère rejoint les ambitions des chambres, mais reste prisonnière d’éléments quantitatifs alors que le rôle des chambres doit être beaucoup plus stratégique ». Kammou n’a pas manqué de soulever les difficultés liées à la création de 250 entreprises par an. «Le rôle des chambres est d’orienter les créateurs d’entreprises et non de s’assurer de l’aboutissement ou non de leurs projets», ajoute-t-il. Abstraction faite des objectifs arrêtés par le ministère de tutelle, les CCIS doivent s’impliquer dans leur environnement immédiat pour pouvoir d’abord s’acquitter de leur rôle d’information et de conseil. Mostafa BENTAK

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