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    Economie

    Que fera la Bourse en 2007?
    CFG, BMCE et BMCI: «Perspectives en gris»

    Par L'Economiste | Edition N°:2423 Le 15/12/2006 | Partager

    . Croissance oui, mais plus modérée. Miser sur la sécurité, investir à moyen et long termes…. Une croissance 2006 biaisée par «le propulseur Addoha»«Nous invitons à la prudence pour 2007; ce que nous avons vécu cette année (2006) est exceptionnel, mais cette emballée boursière reste limitée par plusieurs facteurs», déclare Youssef Benkirane, directeur général de BMCE Capital Bourse. La prudence est donc à l’honneur chez les financiers de la CFG, de la BMCE Bank et de la BMCI qui ont analysé leurs appréhensions(1). Ces derniers voient en effet des perspectives en gris (mais pas en noir!).«On estime une évolution du PIB à 7,3% cette année contre 1,7% en 2005. Mais la culture de la maison nous pousse à relativiser cette forte progression. Nos prévisions pour le PIB de 2007 se limitent ainsi à 3,5%». La prudence est donc de mise pour Benkirane. . Les facteurs de la décélérationMême relativisation concernant les pronostics sur l’évolution du marché boursier en 2007: «Les secteurs de la sidérurgie, de la cimenterie et de l’agroalimentaire vont bénéficier des retombées de la croissance du tourisme et du BTP. La concentration des assurances et l’entrée sur le marché de Maroc Connect vont appuyer le mouvement. Mais de là à imaginer atteindre les 90% à la hausse!… Nous tablons sur une croissance du marché boursier, mais moins forte en 2007», affirme avec confiance le directeur général de BMCE Capital Bourse.  L’exercice est en effet périlleux que de se livrer à des pronostics pour 2007. Surtout lorsque l’on considère les volumes inattendus qui se sont échangés sur la place casablancaise courant 2006. Mais quitte à prédire l’avenir, autant jouer la carte de la sincérité.«On ne peut pas prendre comme référentiel les chiffres d’une année biaisée par l’introduction de Addoha. Sans cette dernière, le Masi aurait connu une progression de 45% au lieu des 82% que l’on observe aujourd’hui», reprend sérieusement Benkirane. La conversion spectaculaire des actifs immobiliers vers la Bourse, en l’occurrence Addoha pour l’année 2006, ne constitue donc pas un facteur de confiance à elle toute seule, selon la BMCE. Effectivement, la valeur Addoha en accaparant plus de 30% du chiffre d’affaires boursier cette année a de quoi faire fantasmer. Les pronostics vont donc aller bon train quant à l’avenir de cette action introduite en juillet à 585 DH et qui en vaut aujourd’hui environ 3.200 DH. Invité également pour cette réflexion, Mohammed Skalli, a partagé les doutes de ses voisins de table, en insistant sur la nécessité de diversifier les profils de risque dans un environnement boursier incertain: «Il faut laisser le temps au marché d’opérer ses phases de digestion… Nous ne sommes pas à l’abri de périodes de correction qui peuvent être douloureuses pour un temps, mais qui sont prévisibles lorsque l’on connaît des périodes d’excitation boursière…», a précisé le directeur général de Dar Tawfir (groupe CFG). Il a également rappelé que les spéculateurs à court terme sont diffus et imprévisibles, constituant des cellules dormantes sur lesquelles le marché peut difficilement compter en cas de chute. Le spectre de la crise boursière qui a décrédibilisé la Bourse casablancaise entre 1999 et 2002 a d’ailleurs re-pointé à plusieurs reprises le bout de son nez durant le débat. Comment anticiper la formation d’une nouvelle bulle spéculative sans pour autant décourager la croissance actuelle? Car le socle reste l’économie nationale dans sa globalité. Les intervenants ont vivement encouragé les investisseurs «captifs» et habitués de la place casablancaise à faire confiance au pays. «Les actions sont un bon support d’investissement, mais il faut investir à moyen et long termes pour consolider la croissance du marché, surtout avec des taux d’intérêt aussi bas (3,98%)», a incité Skalli. Mais la grande maîtresse du jeu reste bel et bien la donne agricole. La pluviométrie en 2007 hante les esprits des investisseurs et de leurs financiers, incitant ainsi à la prudence.. Mesurer les risquesPrudence, un mot redondant pendant la soirée et que l’on retrouve également à la bouche de Meryem Kabbaj, directeur général de BMCI Gestion: «Les OPCVM se présentent comme un choix sécuritaire face à cette volatilité possible du marché boursier… Même si la tendance est à la reconversion en actions, les options sur le marché obligataire ne manquent pas pour les investisseurs qui cherchent à limiter les risques». Car, malgré que la capitalisation a profité cette année d’un circuit de financement plus efficient, représentant ainsi 55% du PIB contre 10% en 1993, elle reste une activité aux risques multiples et imprévisibles pour la BMCE Bank. Les risques, une notion relative selon les fluctuations d’un marché boursier très volatile. C’est en tout cas la note optimiste et dynamique qu’a tenté de glisser Nourredine Chammat, directeur général de Finergy: «Le marché boursier marocain est assez mature pour que l’on profite pleinement des opportunités de trading qui s’y présentent. Les Saoudiens et autres professionnels de la spéculation ont flairé les opportunités, les spéculateurs marocains ne doivent pas hésiter à prendre des risques eux aussi».Une maturité du marché que les autres intervenants n’ont pas remise en cause, affirmant par ailleurs que la Maroc était aujourd’hui en position de mieux gérer ses corrections de marché grâce à une dynamique économique beaucoup plus solide qu’au début des années 2000. La réflexion s’est d’ailleurs conclue sur une note optimiste. Car, même si les pronostics délivrés pour 2007 sont loin de l’euphorie des chiffres connus en 2006, toute l’assemblée d’analystes et de financiers s’est accordée à dire que la Bourse de Casablanca est sortie grandie de cette expérience exceptionnelle. Et qu’à l’avenir on ne parlerait sûrement pas de crise, mais seulement de correction, comme d’ailleurs leurs collègues d’Attijariwafa bank (cf ci-contre). Najlae NAAOUM-------------------------------------------------------------------------------(1) Table ronde organisée par l’Association marocaine des diplômés de Dauphiné, à la Tour BMCE de Casablanca, le 13/12/2006.

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