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    Economie

    Que fera la Bourse en 2007?
    Attijari: «Perspectives en rose»

    Par L'Economiste | Edition N°:2423 Le 15/12/2006 | Partager

    . «Il ne faut pas craindre la correction». Le marché ne s’éloigne pas de ses fondamentauxAvec une croissance qui dépasse 70% et une moyenne quotidienne des volumes proches d’un milliard de DH durant décembre, cette année 2006 aura été bénie pour la Bourse de Casablanca. A deux semaines de la fin de l’année, la place casablancaise promet des performances records. Les indices poursuivent leur flambée dans des volumes pour le moins faramineux. Et ce n’est que le début. Compte tenu des prévisions financières et des annonces des opérateurs économiques, 2007 ne peut être que «similaire, voire meilleure que cette année», selon des analystes d’Attijari Intermédiation. «Les nouvelles introductions annoncées pour l’année prochaine maintiendront l’engouement des investisseurs pour le marché boursier. Les liquidités apportées pour participer à ces opérations dynamiseront davantage les transactions», indique Hind Filali, analyste à la société de bourse du groupe AWB qui a, rappelons-le, introduit Addoha, la grande star du marché. Les placements boursiers sont de plus en plus prisés par les investisseurs de la place qui n’ont pas encore fait le plein de papier frais. Ils sont aussi fortement présents sur le marché pour réorganiser leurs portefeuilles en fonction des fluctuations des nouveaux titres.Outre les introductions en Bourse, les sociétés cotées tablent presque tous sur des résultats annuels rassurants pour 2006. L’anticipation de ces données est aussi un vecteur de dynamisme pour les transactions. Leur confirmation en mars prochain donnerait un élan supplémentaire au marché. «Les volumes de l’année prochaine seront égaux, voire supérieurs à cette année», estime Abdelaziz Lahlou d’Attijari Intermédiation. En dépit de ces prévisions «en rose», les opérateurs boursiers restent toujours sur leur garde par rapport à la menace de correction. Un phénomène que les analystes d’Attijari Intermédiation considèrent comme salutaire suite aux réalisations de cette année. Cela serait même bénéfique, selon eux, pour rapprocher davantage le marché de ses fondamentaux. Mais personne n’est en mesure de prédire le timing de ce phénomène. Il se peut qu’il ne se produise même pas. «Compte tenu des données boursières actuelles, il est quasi impossible de revivre une correction aussi sévère que celle observée entre 1999 et 2002. Si correction il y a, elle sera de courte durée et le marché pourrait facilement la contenir», explique Mehdi Smires, analyste financier chez Attijari Intermédiation. Au-delà des prévisions de 2007, l’euphorie boursière de cette année laisse plusieurs interrogations en suspens. Quel est le degré de concordance entre les fondamentaux du marché et sa croissance annuels? Sera-t-on confronté à une bulle spéculative qui risque d’éclater à tout moment? Des éléments de réponses à ces questions fatidiques font l’objet de la dernière recherche d’Attijari Intermédiation. Pour rappel, le cycle de croissance de 2006 est scindé en trois phases. La première couvre les quatre premiers mois de l’année qui avaient connu une progression remarquable des indices. Cela est lié à l’anticipation des bons résultats annuels qui, une fois confirmés en mars, ont boosté les performances du marché. Après ce démarrage accéléré, le marché a essuyé une correction (-17%), jugée salutaire, entre les 9 mai et 17 août. Une période marquée également par l’attente des résultats semestriels.Mais le marché a brillamment surmonté cette période pour s’inscrire dans un deuxième trend haussier à partir du 8 août, suite d’abord à l’introduction du titre Addoha et aux performances semestrielles satisfaisantes annoncées ensuite. Jusqu’au 8 décembre, cette troisième phase a généré une croissance de 33%. On se retrouve in fine avec une croissance annuelle de 75,8% avec des volumes quotidiens moyens de 600 millions de DH (chiffres arrêtés au 8 décembre). Une performance drainée à 85% par les 5 valeurs phare du marché. Il s’agit en premier lieu d’Addoha (41% de la hausse du marché) dont le cours a progressé de 297% avec des volumes quotidiens qui représentent en moyenne 43% des transactions du marché.. Même avec ce taux de croissance record, les analystes d’Attijari Intermédiation restent sereins par rapport au risque éventuel d’une bulle. Leur analyse a débouché sur une Price Earning Ratio (1) de 21,8. Un indicateur assez proche PER théorique (17,6) obtenu suite à une valorisation globale du marché par la méthode des cash-flows actualisés (DCF) (2) d’un univers de valeurs qui représentent 91% du marché. En clair, la croissance du marché ne s’éloigne pas beaucoup de ses fondamentaux. L’équipe de la société de bourse explique l’écart entre les PER réels et théoriques et l’impossibilité d’inclure le potentiel de développement des valeurs dans l’évaluation par les DCF. Il est aussi difficile de valoriser les projets lancés par les sociétés cotées. L’écart est aussi lié à la déconnexion flagrante de certaines valeurs de leur fondamentaux, notamment celles de l’agroalimentaire et les nouvelles introductions.Nouaïm SQALLI--------------------------------------------------------(1) Le PER est la division entre le cours d’une action et le bénéfice net par action (BNPA) durant une année.(2) La valeur de l’entreprise est déterminée par les montants des flux de trésorerie disponibles actualisés au coût moyen pondéré du capital.

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