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Economie

Quatre conseillers que le monde économique apprécie

Par L'Economiste | Edition N°:736 Le 30/03/2000 | Partager

. Ils ont en commun une vision moderniste du Maroc et un souci du rôle que l'Etat doit y jouer


LA nomination comme Conseillers de SM le Roi, de Mme Zoulikha Nasri, qui était déjà chargée de mission au Palais Royal et de M. Mohammed Kabbaj, ancien ministre de l'Equipement et des Finances, est bien accueillie par le monde des affaires. En fait, les deux nouveaux conseillers rejoignent deux autres conseillers que le monde économique moderne apprécie, MM. Abdelaziz Méziane-Belfkih et André Azoulay. Cela donne donc quatre fortes personnalités qui sont regardées comme des valeurs sûres de la modernisation du Maroc. Hasard de calendrier ou opération psychologique sophistiquée? Toujours est-il que leur présence auprès de SM Mohammed VI est soulignée au moment où les grands groupes privés du pays annoncent leurs bons résultats de 1999 (en dépit d'une conjoncture morose) et que ces grands groupes sont engagés dans des dynamiques d'investissements. La conjonction des deux devrait donc renforcer le camp des optimistes qui est en train de se reformer.
Les quatre conseillers royaux qu'apprécie le monde des affaires sont tous de belles machines intellectuelles, qui ont un don particulier pour le raisonnement en termes de systèmes dynamiques et cohérents. De plus, l'expérience a montré qu'ils savent relativement bien gérer les divergences qui naissent inévitablement de leurs différences de sensibilité et qu'ils sont assez peu perméables à la publicité des honneurs: c'est important dans un milieu où les compétitions peuvent prendre des tournures féroces, pas toujours loyales.
Ces quatre conseillers ont en commun un double souci, lequel n'est pas nouveau: la modernisation du Maroc et le sens de l'Etat.

Depuis la fin des années 90, avec la globalisation, avec la diminution du poids économique des Etats, doublé du renforcement de leur rôle stratégique, avoir le sens de l'Etat n'est pas un élément banal. Au Maroc, la question se complique par le fait que les pôles de dynamique en dehors de l'Etat manquent encore de puissance et que dans l'Etat, il y a des zones récessives. Pendant encore longtemps, il faudra donc compter sur lui pour appuyer, voire faire le travail de modernisation. Pas besoin d'être grand clerc pour deviner que les quatre conseillers, même si ce n'est pas dans leur agenda de travail, vont produire des concepts opérationnels. Leurs expériences respectives les ont d'ailleurs déjà amenés à des réflexions matures sur le sujet, dont le public connaît des applications. Pour n'en citer que quelques-uns, on parlera du sens de la tolérance et de la promotion de l'individu chez M. Azoulay, de la conception du service au public chez M. Meziane-Belfkih, de la perception de la sécurité (et aussi de la promotion féminine) chez Mme Nasri ou des visions sur la manière de travailler dans l'Etat chez M. Kabbaj. De même, l'expérience a montré que lorsqu'ils ont eu à travailler par paire, les rencontres entre leurs divergences d'opinion ont produit, au-delà de l'irritation du moment, une amélioration et un partage des concepts.

Nadia SALAH


Nasri, la première femme conseiller
LE premier trait de caractère de Mme Zoulikha Nasri, qui vient d'être nommée conseiller de SM le Roi, la première femme à ce poste, c'est un grand sourire. C'est un trait de caractère, car ce sourire dit toute la simplicité avec laquelle elle met à l'aise ses interlocuteurs. Mais il ne faut pas se tromper est croire que sourire voudrait dire un manque de fermeté. C'est le contraire, elle a une force de caractère rare qu'elle a prouvé lorsqu'elle était à la Direction des Assurances et de la Prévoyance Sociale, au Ministère des Finances: le secteur était en pleine recomposition avec cinq compagnies sous administration provisoire (en fait en pré-liquidation) et il préparait une difficile libéralisation. La profession continue de lui marquer son estime en lui conservant la présidence de la section marocaine de l'Association Internationale de Droit des Assurances (AIDA).
Native d'Oujda, Mme Nasri a fait ses études à Rabat (faculté de Droit et l'ENAP- Ecole Nationale d'Admnistration Publique) avant d'entrer au service des assurances, où elle a complété sa formation et écrit une thèse en 1982 sur le droit de l'assurance, thèse qui fait encore autorité. Elle a été directeur de la DPAS en titre à partir de 1994, tout en ayant auparavant fréquemment assuré les responsabilités. Dans le gouvernement dit technocrate de M. Fillali en 1997, elle a été secrétaire d'Etat chargée de l'Entraide Sociale, poste qu'elle a quitté en mars 1998 pour entrer comme chargée de mission au Palais Royal.

Kabbaj, un spécialiste des dossiers compliqués
M. Mohamed Kabbaj n'a pas besoin d'être présenté, sauf peut-être pour son âge, 54 ans, car il fait partie de la poignée des grands commis de l'Etat que la politique a quasi constamment propulsé sur le devant de la scène. C'est un X-Ponts et diplômé d'économétrie qui a commencé comme presque tous les ingénieurs des travaux publics, sur le terrain, comme chef d'arrondissement. C'était en 1969 à Tétouan. Il a fait les échelons de la hiérarchie jusqu'à la Direction des Routes, puis en 1981, il est nommé ministre des Travaux Publics. Rapidement, il installe comme secrétaire général, M. Méziane-Belfikh (qui vient de la Direction Régionale du Sahara puis des Routes). M. Kabbaj est resté à ce poste jusqu'en 1993, avec des prises en charge passagères ou permanentes de dossiers difficiles tels que l'assainissement des Finances publiques, la reconstruction de la Formation professionnelle, la solution des dettes du secteur public, la préparation de la politique de concessions... Il tâte aussi de la politique de terrain, au sein de l'Union Constitutionnelle, mais là, même s'il est élu et réélu, il se «casse les dents» sur les moeurs des états-majors. Néanmoins, s'il ne parvient pas à moderniser ce parti, il «en apprend long» sur les usages en vigueur, une compétence qui pourrait, peut-être aujourd'hui, servir de soutien à la volonté des partis politiques de se moderniser.
Ministre des Finances de 1995 à 1997, il s'applique encore à lancer la modernisation du ministère, dont M. Oualalou reprendra les grandes lignes. Les observateurs estiment que la modernisation des Finances est allée moins vite que celle des Travaux publics, onze ans avant, parce qu'aux Finances, M. Kabbaj était seul, privé de l'extraordinaire tandem de détermination politique et de puissance de conviction qu'il formait avec M. Méziane- Belfkih.

Abbès Jirari: Un conseiller discret
Né à Rabat en 1937, M. Abbès Jirari a été nommé mercredi dernier conseiller de SM le Roi Mohammed VI. Littéraire de formation, M. Jirari est membre de l'Académie du Royaume du Maroc et professeur universitaire. Il est également président du Conseil régional des Ouléma de Rabat-Salé. Ce khatib de la mosquée Lalla Soukaïna de Rabat est présenté comme appartenant à la mouvance moderniste de la conception de la foi en islam. Il a publié près de trente-cinq ouvrages dédiés à la littérature marocaine, arabe, islamique et andalouse. Discret, selon son entourage, M. Jirari a occupé les fonctions de secrétaire des Affaires étrangères à l'Ambassade du Maroc au Caire en 1962, professeur au Collège Royal, puis doyen de la Faculté des Lettres de Marrakech en 1980.

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