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Qualité de l’air La moitié des véhicules contrôlés pas aux normes

Par L'Economiste | Edition N°:2082 Le 09/08/2005 | Partager

. Sur un échantillon de 17.000 entre El Jadida et Kénitra . Les automobilistes contrevenants paieront une amendeL’OPÉRATION entamée en février dernier et consistant à contrôler des véhicules pour mesurer les émissions nocives de gaz d’échappement se poursuit. Jusqu’ici, cette opération, menée par la Fondation Mohammed VI pour l’environnement, a permis le contrôle de 17.000 véhicules dans l’axe compris entre El Jadida et Kénitra. A cet effet, dix équipes de la police et dix autres de la Gendarmerie nationale ont été dotées de 20 appareils de mesure des gaz d’échappement. A Tanger, une opération similaire est en cours et d’autres villes suivront. Le but étant de généraliser le contrôle à blanc un peu partout dans le pays, assure Saïd Mouline, expert et pilote du Qualit’air, un programme de sensibilisation pour l’amélioration de la qualité de l’air initié par la Fondation Mohammed VI pour l’environnement.Les véhicules essence dont les gaz d’échappement contiennent moins de 4,5% de CO (monoxyde de carbone) sont jugés conformes aux normes marocaines (les normes européennes sont plus strictes). Pour les véhicules diesel, si le taux d’opacité (fumées noires) est inférieur à 70%, le véhicule est jugé conforme. Les résultats de cette opération montrent qu’environ la moitié des véhicules ne sont pas conformes aux normes. Dès que la loi relative à la lutte contre la pollution de l’air entrera en application, les conducteurs de véhicules non mis à niveau vont devoir payer une amende. En attendant, les automobilistes sont sensibilisés sur la nécessité de mieux entretenir leur véhicule. C’est ainsi qu’une brochure a été éditée par la Fondation. Elle est distribuée gratuitement à tous les automobilistes qui subissent le contrôle à blanc. De nombreux conseils y sont prodigués: changer régulièrement le filtre de la voiture, éviter de laisser tourner le moteur pendant les arrêts, bien faire contrôler le moteur, utiliser des carburants plus propres. Autres conseils prodigués: conduire avec souplesse et éviter les démarrages brusques aux feux rouges, ainsi que les grandes accélérations. Enfin, il est recommandé aussi de faire les petits parcours à pied quand cela est possible. «En roulant en souplesse, il est possible de réduire la consommation de 25%. L’automobiliste est doublement gagnant. D’abord, il économise sur ses dépenses de carburant et en plus, il pollue moins», explique Mouline. Pour ce qui est de la qualité du carburant, l’automobiliste ne peut rien faire. C’est au gouvernement de prendre les mesures qui s’imposent. La Fondation Mohammed VI pour l’Environnement avait mis en place en mai 2005 un comité composé du ministère de l’Energie, de la Samir, du groupement des Pétroliers (GPM) et de concessionnaires, pour réfléchir sur la problématique du carburant et les mesures à prendre pour améliorer sa qualité. La réflexion est toujours en cours. En parallèle, la Fondation Mohammed VI a mené une opération de formation de garagistes, en partenariat avec l’OFPPT. C’est ainsi que près de 2.500 garagistes dans plusieurs villes du Royaume ont pu bénéficier d’une journée de formation sur les aspects environnement et réglage des moteurs. 500 autres ont reçu une formation plus solide, de cinq jours, sur ces mêmes thèmes, à Casablanca, Rabat et Mohammédia, en 2004 et 2005. Le prochain projet de la Fondation est de s’attaquer aux industriels qui polluent. «Un travail sera mis en place avec la Commission développement durable de la CGEM, en vue de mener un travail de sensibilisation en direction de ces opérateurs», indique Mouline. Les centres de visite technique équipésLES 180 centres de visite technique (CVT) opérationnels sur le territoire marocain ont reçu une circulaire du ministère du Transport, les obligeant à s’équiper de deux appareils de mesure des gaz d’échappement, un pour mesurer les moteurs diesel et un autre les moteurs essence. D’après Saïd Mouline, c’est aujourd’hui chose faite. Les employés de ces centres ont reçu des formations dispensées par les fournisseurs des appareils. De son côté, la Fondation Mohammed VI a également mené en leur faveur une opération de sensibilisation.N. B.

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