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    Politique

    Putsch à l’UGTM: Afilal quasi limogé

    Par L'Economiste | Edition N°:2081 Le 08/08/2005 | Partager

    . La Commission centrale a suspendu ses attributions . Le limogeage plus qu’une question de procédure . Le parti dirigera le syndicat en attendant la nomination du successeurLE limogeage d’Abderrazak Afilal de son poste de secrétaire général de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) est imminent. La Commission centrale du syndicat réunie, le samedi 6 août, à Rabat, a décidé de suspendre les attributions du patron de l’UGTM en préparation à son limogeage dans un délai d’un mois. Ce ne serait plus qu’une question de procédure.La Commission a, en outre, considéré que les congrès et les séminaires organisés, ces deux dernières années, sous la houlette d’Afilal, sont dépourvus de légitimité. La présence des deux tiers des membres de la Commission centrale du syndicat (environ 350) ainsi que les 14 membres du bureau exécutif traduit la volonté de mettre un terme au «climat malsain» qui règne au sein du syndicat. Les membres du bureau qui ont pris la parole ont accusé le patron de l’UGTM de gestion favorisant ses intérêts personnels. Les militants ont même scandé des slogans mettant en cause l’implication d’Afilal dans la sulfureuse affaire Slimani et Laâfoura. Le commandement du parti de l’Istiqlal (PI) est fortement impliqué dans la recomposition de son syndicat. Ainsi, la réunion de la Commission centrale a été précédée la veille par des rencontres entre des membres de l’UGTM et Abbas El Fassi. Ce dernier aurait orchestré toute l’opération tendant à éjecter Afilal. Les relations entre les deux hommes n’ont jamais été au beau fixe et se sont détériorées suite aux dernières déclarations du n°1 du syndicat à la presse. Ce dernier a, d’après les militants du syndicat, ouvert le feu sur El Fassi en qualifiant sa présence au gouvernement «d’artificielle». C’est le parti qui dirigera désormais le syndicat en attendant la nomination d’un nouveau secrétaire général, a affirmé Hamid Chabat, maire de la ville de Fès, membre du bureau exécutif et pressenti aussi à la tête du syndicat. L’autre étoile montante de l’UGTM, Mohamed Larbi Kabbaj, qui a été récemment désigné coordonnateur général du bureau exécutif de l’UGTM, a rappelé que la crise actuelle est due «à la gestion à l’emporte-pièce pratiquée par Afilal» qui a conduit au retrait des cheminots de la centrale. Quant à Afilal, il n’a manifesté jusqu’à maintenant aucune réaction vis-à-vis de la décision adoptée par la Commission centrale. Contacté par L’Economiste, il n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat.Certains de ses partisans qui étaient présents à la réunion de samedi ont fini par le laisser tomber.Morad EL KHEZZARI

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