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    PSA ne passera pas la bague à Mitsubishi

    Par L'Economiste | Edition N°:3226 Le 05/03/2010 | Partager

    . Le groupe français renonce au mariage avec le japonais. La priorité reste donnée à la consolidation financière En renonçant à se marier avec Mitsubishi Motors, PSA Peugeot Citroën, fragilisé par la crise, cherche avant tout à préserver ses finances et ménager ses actionnaires, au risque de retarder son expansion internationale. «Il est important que, quoiqu’on fasse, la priorité reste donnée à la robustesse financière», a déclaré mercredi Philippe Varin, président de PSA, en marge du salon automobile de Genève. Après trois mois de discussions, PSA et Mitsubishi ont annoncé qu’ils renonçaient à leur projet «d’alliance capitalistique», au moyen de laquelle le constructeur automobile français comptait éventuellement prendre le contrôle de son homologue japonais.Mais, depuis, selon la presse, la famille Peugeot, qui détient 30,3% de PSA, grinçait des dents. La capitalisation boursière de Mitsubishi est actuellement plus élevée que celle du groupe français (près de 6 milliards d’euros, contre 4,8 milliards pour PSA mercredi après-midi). «La conjoncture ne se prête pas en ce moment à ce que PSA investisse dans Mitsubishi», qui est «aujourd’hui trop gros pour pouvoir être absorbé par PSA», estime Bertrand Rakoto, analyste automobile. Autre facteur d’explication: la crise qui persiste sur les marchés automobiles, notamment en Europe, alors que PSA sort de deux années consécutives de pertes. Pourtant, depuis son arrivée en juin dernier à la tête du groupe, Philippe Varin avait placé comme objectif de devenir «plus global, plus international». En effet le groupe réalise encore les deux tiers de ses ventes en Europe. La Chine, l’Amérique latine et la Russie ont été placées au rang de zones de développement prioritaires. Dans ce cadre, Mitsubishi apparaissait comme un allié bienvenu pour le développement asiatique de PSA. «Mitsubishi est très présent sur des marchés où PSA est à peu près absent», souligne Rakoto.En attendant, le constructeur va devoir continuer à compter sur ses partenariats techniques. Il a d’ailleurs indiqué qu’il recherchait d’autres terrains de coopération avec Mitsubishi, dont «l’entrée de gamme» au niveau mondial. PSA a aussi noué des partenariats avec BMW dans les moteurs, avec Fiat dans la production de véhicules utilitaires ou avec Toyota pour la fabrication en commun de petites voitures. A terme, le groupe français pourrait relancer des discussions pour s’allier durablement à un autre constructeur, voire revenir à la table des négociations avec Mitsubishi.Synthèse L’Economiste

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