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Proparco s'engage dans la mise à niveau

Par L'Economiste | Edition N°:290 Le 24/07/1997 | Partager

M. Pierre Arnaud, directeur général de Proparco, vient d'effectuer une visite durant laquelle trois accords ont été signés avec des banques de la place. Il commente les nouveaux modes d'intervention de Proparco au Maroc.


- L'Economiste: Proparco vient de conclure des accords avec trois banques. Comment ap-préciez-vous vos relations avec le secteur dans son ensemble?
- M. Arnaud: Je précise que le premier thème de ma visite était de poursuivre et d'intensifier le dialogue que nous menons avec les banques commerciales. Par philosophie, Proparco ne se situe pas comme concurrent. Il se considère comme un support permettant aux banques de financer les investissements par des ressources longues. Pour preuve, 80% de nos engagements sont passés par les banques. Dès notre installation au Maroc, en 1992, nous avions mis en place des instruments financiers qui sont maintenant arrivés à terme. Il s'agit maintenant de les renouveler.

- Comment?
- Nous voulons apporter des améliorations aux mécanismes de refinancement. L'approche est toujours fondée sur la confiance que nous avons dans la manière de travailler des banques. Comme l'expérience nous l'a montré, nous pouvons leur déléguer la gestion des ressources que nous apportons. Auparavant, Proparco refinançait au fur et à mesure que les banques décaissaient. C'était très lourd à gérer. Maintenant, il s'agit d'aller vers plus de flexibilité. Le nouveau dispositif a été adopté par notre conseil d'administration de février dernier pour les banques du Maroc, de même que pour celles de Tunisie, d'Afrique du Sud, d'Ile Maurice et du Zimbabwé, des pays qui présentent un système financier organisé et fiable.

- Les axes précis de cette nouvelle phase?
- Il s'agit juste d'une nouvelle façon de travailler ensemble. Mais derrière cette démarche, nous voulons davantage aider le secteur bancaire à contribuer à la croissance de l'économie marocaine. Nous souhaitons par là participer au développement des secteurs innovants, comme Maroc Extraction ou Emaphos. Le deuxième axe qui me paraît important est la mise à niveau. La prise de conscience est très marquée chez les pouvoirs publics comme du côté des entreprises.
Proparco dispose d'outils financiers bien adaptés et est capable d'apporter des ressources longues aux entreprises dont le passif a été déséquilibrés par des financements courts.
Ces entreprises ont besoin d'asseoir leur bilan à travers le renforcement de leurs fonds propres.

- Avez-vous fixé une enveloppe pour la restructuration et la mise à niveau?
- Je n'aime pas ce terme d'enveloppe. C'est le meilleur moyen de ne pas utiliser convenablement les ressources. On peut prévoir des ressources pour un pays sans que rien ne s'y passe pour des raisons politiques ou autres. Pour le Maroc, il faut simplement que la relance des investissements soit accélérée. Les ressources suivront.

- Les banques en qui vous faites confiance sont pourtant jugées frileuses?
- Il ne faut pas leur reprocher leur prudence. On ne peut pas leur demander de ne pas prendre de risques avec des ressources courtes. Elles gèrent les dépôts des particuliers, des assureurs et des entreprises. Au lieu de les fragiliser, il serait plus opportun de mettre en place des instruments en mesure de financer plus judicieusement les investissements. Ce sont des structures de financement en fonds propres comme Interfina ou Moussahama.
Le deuxième point consiste à développer les fonds de garantie de manière à minorer les risques. Il existe plusieurs exemples à travers le monde. La Sofaris en France marche très bien. Nous avons pour notre par aidé à la mise en place de fonds de garantie en Afrique de l'Oust. L'expérience est concluante. Je suis persuadé que les fonds de garantie constituent un outil utile pour développer le financement des investissements.

- Et si l'on vous sollicitait pour un fonds de garantie?
- Nous en avons déjà discuté avec les banques lors de la première visite officielle du président de Proparco en 1994. Nous sommes ouverts aux propositions. Nous discutons de cette idée avec l'UE. Peut-être pourrons-nous en parler un jour avec la CCG.

Propos recueillis par Alié Dior NDOUR

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