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    Economie

    Projet Sebt Guerdane
    La première mise en eau cet été

    Par L'Economiste | Edition N°:2747 Le 02/04/2008 | Partager

    . Plus de 50 km de canalisations déjà posés. Le PRV, nouvelle technologie utilisée L’opération de sauvegarde de la zone agrumicole de Sebt Guerdane dans la province de Taroudant (cf. www.leconomiste.com) est sur la bonne voie. Les membres de l’Amicale des ingénieurs du génie rural qui ont visité le chantier le week-end dernier l’ont constaté de visu. De fait, on peut même dire que le projet est bien avancé puisque, selon Jamal Sabir -manager du projet-, la première mise en eau est programmée pour le troisième trimestre de 2008. Pour l’heure, 53 km de canalisations sont déjà posés. Pour rappel, il s’agit de construire une adduction de 90 km et un réseau de distribution de plus de 300 km pour servir les agriculteurs de la zone. De l’avis d’Hicham Sekkat, directeur commercial et marketing de la société Amitech Maroc, c’est grâce à l’utilisation de la technologie PRV que les travaux du projet Sebt Guerdane sont réalisés dans les délais. «Le choix du PRV va permettre une réduction des pertes d’eau. L’avantage est également d’ordre financier, de plus ce matériau a une durée de vie supérieure à 50 ans», avance-t-il. Les intervenants du dossier mettent donc tous les moyens pour la réussite de cette opération-pilote. Au-delà de la survie de cette contrée, de son succès dépendent en effet d’autres projets du même genre et à l’étude dans d’autres zones telles que celles du Loukkos. En attendant, il faut préciser que l’opération de souscription destinée aux agriculteurs est bouclée. Une étape qui avait démarré suite à l’adduction et à la distribution d’eau à usage agricole sur ce périmètre, en 2004, à un consortium dont la tête de file est l’ONA. De ce groupement est né le délégataire Amensouss, filiale de Nareva Holding dont on a confié la réalisation de ce projet-pilote. Cette entreprise est également chargée d’exploiter le projet pendant trente ans. Selon ses représentants, une dotation annuelle de 45 millions de m3 est réservée à partir du complexe hydraulique du barrage Mokhtar Soussi-Aoulouz pour l’alimentation de la zone. Actuellement l’infrastructure abrite plus de 40 millions de m3, ce qui va permettre d’assurer une année d’exploitation. A noter que ce sont pas moins de 670 agriculteurs qui sont concernés par ce projet, en préparation depuis plus de dix ans. Les propriétaires agricoles souhaitant se connecter au service devront payer 8.000 DH/ha. Le premier versement qui a été réalisé est de 1.000 DH/ha. Ils sont également tenus de verser 7.000 DH/ha avant la mise à eau. Pour rappel le projet de sauvegarde de la zone agrumicole de Sebt Guerdane est un exemple de partenariat public et privé. D’un coût de plus de 730 millions de DH, elle est d’une importance primordiale pour le périmètre de Guerdane. Dans cette zone qui abrite plus de 10.000 ha, les ressources en eaux souterraines s’amenuisent. Les dégâts occasionnés par la dégradation des conditions d’exploitation des ressources hydriques ne sont pas des moindres. Ainsi, plus de 6.000 ha ont été abandonnés de 1996 à 2003 car les nappes dans la région enregistrent un déficit crucial. Son niveau chute de 2,5 m/an. Cette situation oblige les agriculteurs à puiser l’eau à des profondeurs dépassant les 120 m. Une opération très coûteuse. Selon les termes de l’actuel projet d’irrigation, il est prévu d’appliquer un tarif comprenant une part fixe annuelle sous forme d’abonnement (prépaiement de 20% du montant correspondant au volume souscrit par chaque agriculteur) et une redevance de consommation liée au volume consommé. Selon les responsables du projet, cette structure tarifaire permet de réduire les risques de non paiement et de rationaliser le volume d’eau à distribuer.


    Situation critique

    LE périmètre de Sebt Guerdane n’est pas le seul site à souffrir du déficit en eau dans le Souss Massa.Selon les représentants de l’Agence du bassin hydraulique, plus de 8.800 ha, soit 420 exploitations risquent d’être abandonnées en 2020. A cette date également, quelque 536 ha seront menacés à cause de l’intrusion marine dans la nappe phréatique. Conscients du danger qui menace la région, les institutionnels et les élus ont préparé un plan de sauvegarde dont les grands axes sont la gestion de l’offre et de la demande.Malika ALAMI

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