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    Economie

    Projet de Loi de Finances 1999/2000: Serrez la ceinture

    Par L'Economiste | Edition N°:469 Le 23/03/1999 | Partager

    · La circulaire de cadrage du Premier ministre met à la diète certains départements ministériels

    · Les économies devront servir au "secteur prioritaire", "moteur de la croissance et ciment de la cohésion sociale"

    · Le projet de Loi de Finances devra encore composer avec de nombreuses contraintes


    Mauvaises nouvelles pour certains départements ministériels "non prioritaires". Ils viennent de recevoir la circulaire de cadrage. Plus simplement dit, le Premier ministre leur demande de serrer la ceinture pour le prochain exercice budgétaire. L'élaboration du projet de Loi de Finances n'étant pas encore fini, il vaut mieux qu'ils se préparent à des coupes claires dès maintenant. Les budgets de fonctionnement comme d'investissement sont mis à la diète. Cela va des fournitures de bureau au carburant auto en passant par les frais de voyage et de réception. Il va falloir gérer au plus juste son budget. Il est hors de question de faire des folies comme "acheter du matériel et mobilier de bureau ou une voiture de tourisme et même une utilitaire". Les dépenses informatiques sont réduites de 15%, les études générales de 30%...
    En revanche, les plus chanceux, à savoir les "secteurs considérés comme prioritaires", devraient voir leurs ressources augmenter. Normal, ils sont susceptibles de jouer le "rôle de moteurs de la croissance et de ciment de la cohésion sociale". Le gouvernement en a bien besoin avec la multiplication des conflits sociaux ces derniers mois.
    Une chose est sûre, l'équipe d'alternance est consciente que, pour ce second exercice, elle est sous haute surveillance. C'est sans doute à travers cette répartition budgétaire qu'elle compte donner "une âme" à la prochaine Loi de Finances 1999/2000. Selon des sources sûres, le budget d'investissement devrait même passer à 18 milliards de DH pour insuffler un air de relance.

    En définitive, les ambitions sont là, cependant les moyens font comme toujours défaut. Dans une logique purement comptable, le gouvernement oblige certains départements à se sacrifier sur l'autel de la croissance. "Cette mesure ne doit pas être interprétée comme un signe de manque d'intérêt pour certains secteurs", indique la circulaire.
    Pour les non-convaincus, le Premier ministre retrace dans sa circulaire de cadrage les contraintes. "La situation des finances publiques doit continuer à faire l'objet d'une vigilance toute particulière". De sérieux handicaps restent encore à surmonter.o
    Fatima Mossadeq

    Beaucoup de contraintes


    - A structure du Budget général de l'Etat est dominée par les dépenses de fonctionnement (54,3%), la dette publique (30,3%), l'investissement (15,4%). La masse salariale absorbe à elle seule les deux tiers du Budget de fonctionnement. Elle représente plus de 12% du PIB.
    - Les recettes ordinaires sont irrémédiables dans une courbe descendante. Elles reculent pour plusieurs raisons: le désarmement douanier avec l'entrée en vigueur de l'Accord d'Association avec l'Union Européenne, la non-reconduction de la redevance annuelle liée à l'accord de pêche (plus de 5 milliards de DH) et le tassement des recettes de privatisation.
    - "Les charges à supporter par le Budget général pour l'apurement de la situation de certains secteurs économiques, soit quelque 30 milliards de DH, continueront à obérer le Budget de l'Etat pour les années à venir".

    Fatima MOSSADEQ

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