×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Projet de code de la pharmacie
Le ras-le-bol des professionnels

Par L'Economiste | Edition N°:2139 Le 27/10/2005 | Partager

. Le projet risque d’être adopté sans les amendements proposés. Les pharmaciens menacent d’observer 3 jours de grève en décembreAprès plus d’un an de tractations autour du code de la pharmacie, le texte risque de passer sans les ultimes amendements demandés par les pharmaciens. Ces derniers brandissent encore la menace de grève en décembre prochain si rien n’est fait pour empêcher sa ratification imminente par le Parlement. Ils considèrent que le ministère de la Santé leur a fermé les portes au mauvais moment. “Nous essayons d’obtenir un entretien avec le ministre de tutelle depuis plus de 10 jours mais en vain”, déplore Kamal Belhaj Soulami, président de la Fédération des syndicats des pharmaciens. Le ministère de la Santé n’a pas non plus réagi aux multiples sollicitations de L’Economiste pour commenter ces déclarations. Ce silence, ajouté aux promesses non tenues sur les amendements du code, attise la colère de la profession. Pour Belhaj Soulami, le ministère livre à son sort un corps qui va droit vers la catastrophe. Il n’y a qu’à voir le nombre de petites annonces de pharmacies à vendre un peu partout dans le Royaume pour s’en rendre compte. Une façon d’éviter la faillite qui condamnera le pharmacien à ne plus exercer son métier. Il s’agit d’un phénomène “d’exode rural des pharmaciens, vu les difficultés qu’ils rencontrent dans les périphéries”, selon les termes de Mohamed Laghdaf  Rhaouti, président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens (CNOP). Ceux installés dans les petites villes ou villages sur l’axe Casablanca/ Kénitra, où la concentration des officines a atteint des summums, sont de plus en plus menacés de faillite, poursuit-il. En cause, la règle des 300 m qui entraîne les sureffectifs. Résultat: presque un tiers de la population des pharmaciens (près de 28%) est “potentiellement en faille”, indique Belhaj Soulami. En fait, le cauchemar des pharmaciens a débuté dès le milieu des années 90 avec le débarquement des premiers diplômés des pays de l’Est de l’Europe. Depuis, le nombre d’officines a presque doublé (passant de 3.800 à près de 8.000) et leur chiffre d’affaires s’est réduit comme une peau de chagrin. Du coup, la concurrence est devenue rude, notamment dans les petits patelins où la règle des 300 m n’a pas lieu d’être. S’ajoute à cela l’annulation de la convention fiscale, établie en 1991 entre les pharmaciens et l’administration, à partir de 2005. Ils ne bénéficient plus de l’abattement fiscal de 5% et sont désormais assujettis fiscalement au droit commun. Rappelons que les amendements au code de la pharmacie portent principalement sur quatre points. Les pharmaciens ont milité pour que l’autorisation d’exercer relève des attributions du CNOP; que le “numerus clausus”, recommandé par l’OMS, une pharmacie pour 5.000 personnes, soit respecté; que les pharmacies internes aux cliniques soient interdites et que certaines sanctions pénales soient allégées. Autre revendication des pharmaciens, la régionalisation de l’ordre des pharmaciens pour passer à 14 régions au lieu de 2 actuellement. Un nombre jugé insuffisant pour organiser la profession et veiller sur le respect de la déontologie.


Principales revendications

. Octroi de l’autorisation d’exercer pour les pharmaciens d’officineC’est un rôle qui doit être exclusivement confié au Conseil national de l’ordre des pharmaciens à l’instar des autres ordres professionnels. En vertu du nouveau code, l’autorisation d’exercer est délivrée par le wali et le conseil. . Numerus clausus au lieu de la règle des 300 mLes pharmaciens veulent s’en tenir aux recommandations de l’OMS, soit une pharmacie pour 5.000 habitants, alors que la version actuelle du projet ne stipule que l’instauration de la règle unique des 300 mètres.. Pharmacie à usage interneLes pharmaciens recommandent l’autorisation des cliniques à disposer d’une réserve (dépôt) tout en s’approvisionnant auprès des officines, pour les soins urgents et uniquement selon une liste limitative, et, dans tous les cas, que seuls les médicaments à usage hospitalier (emballage spécial) soient autorisés à être portés sur les listes des médicaments à disposition dans les cliniques.Aziza EL AFFAS

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc