×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprises

Programme d'investissement 1996/2000 : L'ODEP affecte 21% du budget au port de Dakhla

Par L'Economiste | Edition N°:219 Le 29/02/1996 | Partager

Outre le port de Casablanca, l'ODEP réserve dans son programme quinquennal une bonne part des ressources financières aux infrastructures et à l'équipement du port de Dakhla. Le port de Jorf Lasfar arrive en troisième position.


L'ODEP a publié dans son rapport général 1995, arrêté au mois de septembre, une projection financière au titre de la période
1996-2000. Ce plan a été élaboré sur la base d'un programme d'investissement d'un montant de 1,7 milliard de DH qui sera autofinancé à hauteur de 64%, les 36% restant seront contractés sous forme de crédit externe. Sur cette enveloppe globale, les équipements bénéficieront d'un budget de 991 millions de DH contre 674 millions pour les infrastructures et
43 millions affectés aux études.
Le port de Casablanca se verra affecté la part la plus importante de l'enveloppe avec 328 millions de DH pour l'équipement et 144 millions pour l'infrastructure. Le nouveau port de Dakhla arrive en seconde position avec respectivement 130 millions pour l'équipement et 231 millions pour les infrastructures du nouveau port. Le port de Jorf Lasfar occupe quant à lui le troisième rang avec 118 millions pour ses équipements et 27 millions pour l'infrastructure.
Le détail des dépenses en infrastructures du plan quinquennal montre que le port de Dakhla bénéficiera à lui seul de 34% de l'enveloppe suivi du port de Casablanca qui en drainera 21%, le reliquat étant dispatché entre les 13 autres ports.

La pêche en tête


Par ailleurs, les principaux projets d'équipement concerneront notamment le renouvellement du matériel d'exploitation pour un montant de 524 millions de DH, soit 53% de l'enveloppe attribuée, et environ 130 millions iront au nouveau port de Dakhla soit 13% du budget équipement.
Parmi les secteurs d'activité financés, la pêche se verra affecté une enveloppe de 408 millions de DH, soit 24% du programme d'investissement prévu pour les cinq prochaines années. Le conventionnel bénéficiera de 22% du budget suivi du poste "services généraux et études" avec 12% de l'enveloppe globale.
Il est à préciser que les plans de développement de l'ODEP sont déclinés sous forme de plans d'action par port à court et moyen terme. "Les plans quinquennaux sont mis à jour annuellement, assurant un mixage entre opérations de renouvellement et celles de développement".
Ainsi, l'état d'avancement du programme d'investissement, établi pour la période 1994-1998 d'un montant de 2,26 milliards de DH, indique que les engagements réalisés au titre de ces deux exercices s'établissent à 1,4 milliard de DH soit 62% de l'enveloppe globale. Sur la part réservée aux travaux de construction du nouveau port de Dakhla qui s'élève à 240 millions de DH, près de 80% ont déjà été engagés pour financer la première phase du génie civil du port (ouvrage d'accès, digue de protection, quai et infrastructures pour élévateurs à bateau). En outre, sur les ressources affectées à l'aménagement du nouveau terminal à conteneurs du port de Casablanca, soit 798 millions de DH, 442 millions ont été débloqués pour financer les infrastructures, notamment les quais et le dragage, les superstructures et équipements. Enfin, les travaux d'aménagement du terminal à charbon de Jorf Lasfar estimés à 246 millions de DH, ont été entamés à hauteur de 80%.

Consolidation financière


Dans l'élaboration du plan général ont été prises en compte les orientations du plan directeur portuaire national, notamment les projections sur l'évolution du trafic. Sur la période 1996-2000, les dirigeants tablent sur une hausse annuelle de 6% des charges d'exploitation et un réajustement des tarifs de 5% l'an. Le trafic devrait quant à lui s'accroître de 2 à 3% par an.
Partant de ces hypothèses, le chiffre d'affaires s'établira à 1,5 milliard de DH en 1996 et connaîtra une croissance moyenne de 3 à 7% sur la période.
Le rapport général indique que l'équilibre financier sera préservé, car les investissements et les dépenses d'exploitation seront couverts par les ressources stables de l'Office. De plus, le renforcement de l'autofinancement contribuera à consolider la structure financière de l'ODEP, car il permettra notamment de renouveler les immobilisations et de revaloriser les capitaux propres. Enfin, pour assurer l'équilibre financier de l'Office, le taux d'endettement devra s'établir autour de 46% et le coût de financement ne dépassera pas 7%.

A fin septembre 1995

Le meilleur chiffre d'affaires de l'ODEP

L'Office d'exploitation des Ports a réalisé un chiffre d'affaires de 1,127 milliard de DH à fin septembre 1995, soit une augmentation de 23%. Par ailleurs, suite à une étude d'image de l'office, une stratégie de communication globale est en projet.

Les cadres supérieurs de l'Office d'Exploitation des Ports (ODEP) se sont réunis le 13 janvier en convention annuelle pour dresser le bilan de l'exercice écoulé, donner leur avis sur la gestion de l'office et discuter d'un thème choisi qui marquera incontestablement l'évolution de l'entreprise. Cette fois-ci. la communication a été retenue et devra mobiliser les potentialités autour de ce thème. Une étude menée par l'agence Shem's-Publicité devra établir un diagnostic de l'office, l'image que s'en font les usagers et les leaders d'opinion. A partir des résultats et des recommandations de l'étude, une stratégie de communication globale sera alors élaborée. Par ailleurs, le chiffre d'affaires de l'ODEP, réalisé à fin septembre 1995, a atteint 1,127 milliard de DH contre 917 millions de DH, enregistrant ainsi une augmentation 23% par rapport à la même période de l'année précédente. Ce résultat est considéré comme le plus performant depuis la création de l'office en 1983.

Selon l'ODEP, le volume global du trafic portuaire a enregistré à fin septembre 1995 une progression de 5,7%, passant ainsi de 30,493 millions de tonnes en 1994 à 32,219 millions l'année suivante. Cette hausse provient des céréales, du charbon et des conteneurs.

Cette progression dans le volume global des échanges ne retient pas les 6,3 millions de tonnes d'eau potable transportés par des bateaux citernes entre Jorf Lasfar et Tanger du 1er juin 1995 au 2 janvier. Ce trafic est considéré par l'ODEP comme conjoncturel et a coûté à l'Etat 250 millions de DH.

L'import l'emporte sur l'export

Le rapport général présenté au dernier conseil d'administration de l'ODEP fait apparaître une augmentation de 11% des importations à fin septembre, soit 17,584 millions de tonnes contre 15,837 millions durant l'exercice précédent. Cette reprise s'explique par la hausse des trafics des céréales (consécutifs à la sécheresse), du charbon (suite à la mise en exploitation de la centrale thermique de Jorf Lasfar), du soufre et de l'ammoniac, respectivement de 56,1%, 66,1%, 2,5% et 7,2%. Il faut signaler que les importations interviennent à hauteur de 54,6% dans le volume global des échanges. Par contre, les exportations ont marqué une légère baisse de 0,1%, soit 14,635 millions de tonnes contre 14,656 millions l'année précédente. L'ODEP justifie cette situation par la baisse des exportations de produits tels que les agrumes et les primeurs (-111.000), le phosphate (-155.000) et les produits pétroliers (-508.000). L'analyse du trafic par port fait apparaître la prédominance de Casablanca avec 35,2% du volume global des échanges, soit 11,3 millions de tonnes. En dépit de cette part, le port de la capitale économique n'a enregistré qu'une progression de 3,8%. En revanche. Jorf Lasfar caracole en tête avec une progression de son trafic de 40,9%. Cette première place a été dopée par l'importation du charbon, des hydrocarbures, du soufre et de l'ammoniac.

De même, l'exportation des phosphates par ce port a atteint 345.000 tonnes, soit une progression de 59%.

Nador en deuxième plage

Vient en deuxième position le port de Nador avec une hausse de 13,2% de son trafic même si sa part globale est de 4%. Les principaux produits qui sont à l'origine de cette reprise sont les céréales, les billettes, les hydrocarbures et les minenais qui ont totalisé un plus de 290.000 tonnes. Ce port a également enregistré un net accroissement au niveau du trafic des passagers. A fin septembre 1995, ils étaient 123.000 passagers à y transiter contre 15.000 une année auparavant. Ce regain d'activité s'explique par le lancement de la ligne maritime Nador-Alméria desservie par le "Sirocco".

Sur le registre de la hausse du trafic, Safi occupe la troisième place grâce au trafic des céréales, de l'acide phosphorique, le TSP et la barytine.

Cependant, des ports naguère florissants ont cette fois enregistré une baisse de leur trafic durant l'exercice 1995. Ainsi Tanger a vu ses échanges baisser de 9,1%, dus à une chute des exportations des agrumes et primeurs de -20.000 tonnes. De même, Kénitra a enregistré un recul de son trafic de l'ordre de 24,7% en raison des engrais (-20.000), des hydrocarbures (-44.000) et la pâte de cellulose (-6.000). Mohammedia et Agadir n'ont pas échappé à la régression du volume de leurs échanges. Pour le premier, ce déficit de 7,2% provient du recul du trafic de pétrole brut (-391.000 t.), du virgin naphta (-12.000) et de la mélasse (-7.000). Quant au port du Sud, les agrumes et les primeurs (-68.000) et les minerais (-27.000) sont à l'origine de la baisse de 3,4% de son trafic.

Mouna KABLY.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc