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    Economie

    Produits pétroliers: Pas de hausse pour le Ramadan

    Par L'Economiste | Edition N°:653 Le 06/12/1999 | Partager

    · La Caisse de Compensation est intervenue pour limiter l'impact de l'augmen-tation des cours sur
    le marché interne

    · A l'exception de l'essence super, les prix restent inférieurs aux niveaux enregistrés en 1997

    · Tendance haussière des prix du pétrole à l'international


    Comme annoncé par L'Economiste(1), les prix de l'ensemble des produits pétroliers ne sont pas revus à la hausse. Dans un communiqué diffusé le 1er décembre, le Ministère de l'Energie et des Mines souligne que les prix de vente de base ne connaîtront pas de modification. Autrement dit, les prix en vigueur restent maintenus: essence super (8 DH/litre), essence ordinaire (7,70 DH/litre), pétrole lampant (3,95 DH/litre), gasoil (5,05 DH/litre) et fuel industriel (2.139,90 DH/tonne).
    La même source indique que le gouvernement sursoit pour le même mois à l'ajustement des prix et ce, «dans le cadre des efforts employés en vue de limiter l'impact des prix des carburants sur les coûts des biens et services...». A noter que la Caisse de Compensation est intervenue encore une fois pour supporter l'impact de la hausse des prix pétroliers à l'international sur le marché interne. Jusqu'à ce stade, la subvention des prix pétroliers a coûté à la Caisse plus de 250 millions de DH. Cette subvention est justifiée par des considérations sociales, surtout qu'une éventuelle hausse des prix aurait coïncidée avec le mois de Ramadan.
    Les prix affichés aujourd'hui par les produits pétroliers, exception faite de l'essence super, restent en deçà des niveaux records atteints en octobre 1997. Pour l'essence super, le prix a en revanche dépassé la barre de 7,98 DH/litre enregistrée il y deux ans.

    Pour l'heure, il semble que la tendance haussière du marché pétrolier se consolide davantage. Les pays de l'OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole), notamment l'Arabie Saoudite, le Mexique et le Venezuela, ont annoncé au début de la semaine «qu'ils conjuguaient leurs efforts pour garantir la stabilité du marché pétrolier et des cours du brut». L'accord conclu en mars 1999 entre les pays exportateurs sur la réduction de l'offre mondiale de 2,1 millions de barils/jour ne fait pas l'objet pour le moment de remise en question par les signataires. L'accord doit prendre fin en mars prochain. Même si les plus grands pays exportateurs de pétrole ont réaffirmé leur volonté de stabiliser le marché, des incertitudes courent sur l'éventualité d'une augmentation de la production des pays exportateurs. La décision de l'Irak de suspendre ses exportations la semaine dernière a induit la flambée des prix du pétrole. Le prix du baril à Londres a atteint 25,9 Dollars, un niveau qui n'a pas été enregistré depuis huit ans.

    (1) Voir notre édition du 2 novembre 1999.


    25 Dollars pour le baril du brut à New York


    Le prix du baril de brut de référence a atteint mercredi dernier 25 Dollars (+41 Cents). Cette augmentation vient après une tendance négative enregistrée le matin suite aux déclarations selon lesquelles l'Indonésie membre de l'OPEP comptait augmenter, sa production. Les opérateurs ont remis en cause la capacité de l'OPEP à réduire son offre.
    Ces résultats viennent à point équilibrer les résultats annoncées par l'Institut américain de pétrole. L'institut avait déclaré une baisse importante dans l'offre allant de 303,336 à 3,564 millions de barils enregistrée à fin novembre. La tendance à la hausse du marché pétrolier est attribuée également à la reprise des exportations irakiennes. Le baril de brut avait baissé de 1,37 Dollar pour atteindre 24,5 Dollars mardi suite à la confirmation des exportations de pétrole. A rappeler que l'Irak dispose de la deuxième plus importante réserve de pétrole au monde.

    Mohamed DOUYEB

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