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    Economie

    Produits horticoles transformés
    Baisse des exportations à fin mars

    Par L'Economiste | Edition N°:3020 Le 08/05/2009 | Partager

    . Mais le chiffre d’affaires n’a pas été impacté. Forte diversification des marchés . Des progrès restent à réaliser L’évolution positive des exportations des produits transformés d’origine végétale semble se confirmer au terme du premier trimestre 2009. Du moins au niveau du chiffre d’affaires réalisé. Globalement, le volume des expéditions a accusé un recul de plus 10.000 tonnes, en comparaison avec le premier trimestre 2008, passant de 55.660 tonnes à 45.120 à fin mars dernier. Cependant, la contre-valeur des exportations est passée de 983,8 millions de DH à 922,3 millions. Pour expliquer cette situation, les professionnels citent plusieurs facteurs. A leur tête, la revalorisation de la tonne exportée, notamment pour les conserves de fruits et les fruits et légumes déshydratés ou séchés. Pour la première famille, le chiffre d’affaires à l’export s’est légèrement apprécié malgré la baisse du volume constatée d’un trimestre à l’autre. Il en est de même pour les produits déshydratés dont le chiffre d’affaires est sensiblement identique à celui réalisé, l’année passée à la même date, malgré une forte baisse du tonnage exporté: 12.720 tonnes contre 13.300 au terme du premier trimestre 2008.

    Coûts de la non-qualité
    A l’opposé, la contre-valeur des exportations est passée de 260,5 millions de DH à 261,1 millions. L’autre facteur, et non des moindre, qui explique la bonne tenue du secteur, tient à la forte diversification des marchés. Auparavant concentrés sur les marchés européens et en particulier la France, les produits marocains sont désormais expédiés dans les quatre coins du monde. Des pays arabes, comme l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, le Koweït ou encore l’Algérie, importent de plus en plus à partir du Maroc. Des percées ont été aussi enregistrées sur les continents latino-américains et asiatiques. Selon l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (Eacce), qui procède de manière périodique à la publication des statistiques, les olives marocaines, les conserves de légumes et autres plantes aromatiques ont conquis plusieurs marchés d’Afrique, d’Amérique et d’Asie. De sorte que l’Europe occidentale n’intervient désormais que pour moins de 50% des réalisations du secteur alors qu’elle s’adjugeait auparavant les 90%. Seulement, les produits traditionnels prédominent toujours. Mis à part le groupe des épices, plantes aromatiques et médicinales, qui a gagné en nombre de produits, les condiments ont même enregistré un recul. Leurs exportations se font pour l’essentiel en fûts ou autres emballages destinés à l’industrie européenne. C’est dire l’importance des marges de progrès qui restent à réaliser. Il en est de même pour les conserves de fruits dont le principal débouché demeure l’industrie confiturière d’Europe. Une diversification des fruits et légumes en conserves ou surgelés est de nature aussi à étoffer l’offre exportable. D’autres améliorations sont également à rechercher au niveau de la compétitivité et des coûts de la non-qualité. C’est que le secteur se caractérise aussi par une faible diffusion des innovations technologiques et le maintien de certaines activités traditionnelles pour lesquelles la demande extérieure est en régression. Si bien que l’essentiel de la production de quelques spécialités phares est constitué de produits semi-finis (olives, câpres et cornichons) ou de première transformation (plantes médicinales, aromatiques et fruits surgelés). D’où une faible maîtrise de la mise en marché des produits et la difficulté à capter la valeur ajoutée qui s’effectue hors du Maroc par les faiseurs étrangers. Or, c’est sur les produits banalisés que la concurrence devient plus ardue. C’est le cas de la Chine pour les fraises surgelées et celui de l’Inde pour les cornichons. Mais de manière générale, la profession estime que le développement du secteur dépend fortement des réformes en phase d’être lancées. Car il serait illusoire de promouvoir une agro-industrie dans un contexte de «déconnexion» entre l’amont agricole et la transformation. Pourtant, le secteur se distingue par une concentration à même de canaliser et de diffuser le progrès. Pour preuve, les 10 premières entreprises réalisent près de 60% de la valeur des exportations. Elles sont pour la majorité intégrées en amont ou passent des contrats de culture pour garantir leur approvisionnement. De ce fait, leurs produits sont à forte valeur ajoutée. Et certaines d’entre elles fonctionnent en partenariat avec des réseaux de distribution. A côté, de nombreuses petites unités, pour la plupart mal outillées, s’activent dans les produits semi-finis.Aziz Ghouibi
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