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    Courrier des Lecteurs

    Production électrique en 1995 : Changement de structure au profit du charbon

    Par L'Economiste | Edition N°:215 Le 01/02/1996 | Partager

    La structure de l'énergie appelée a connu une nette modification. Provenant pour une grande part de l'hydraulique en 1994, la production d'électricité a été dominée l'année suivante par le charbon. Un changement qui a eu pour effet une forte augmentation des importations de ce combustible.


    L'énergie électrique appelée en 1995 a atteint 10.710 GWh, s'inscrivant en hausse de 3,6% par rapport à l'année précédente, selon les chiffres de l'Office National d'Electricité (ONE). Cette hausse est proche de celle de 1993 mais reste inférieure au taux moyen annuel de 5,8% enregistré depuis 1990.
    L'Office a produit à lui seul 10.397 GWh, soit 10,1% de plus qu'en 1994. Avec 9.797 GWh, l'électricité thermique a progressé de 13,9% environ, sous l'effet du charbon qui a plus que doublé, atteignant 5.580 GWh. La hausse de la part du charbon dans la production totale (51,1% contre près de 10% en 1994) s'explique par l'entrée en service de la Centrale de Jorf Lasfar.
    La production à partir du fuel-vapeur et du gaz-diesel a en revanche chuté de 24,5 et 40,3% respectivement à 3.393 et 818 GWh. La forte progression de la production d'électricité alimentée au charbon s'est traduite par une montée en flèche des importations de ce combustible (+137,8% à 1.696.498 tonnes). L'utilisation du charbon local n'a concerné que 639.811 tonnes, soit le même volume que celui de 1994.

    Les importations, via l'interconnexion avec l'Algérie notamment, ont baissé 69,4% à 241 GWh. La cogénération (achat du supplément d'électricité produite par les entreprises privées ou publiques, en l'occurrence les industries chimiques de l'OCP) s'est également inscrite en baisse: -33,7% à 72 GWh.
    La structure de l'énergie appelée s'est modifiée d'une année à l'autre. L'hydraulique, qui prédominait encore en 1994, a marqué le pas en 1995, avec une part de 5,7% de la production globale. A l'inverse, la contribution du fuel-vapeur a augmenté, passant de 16,4% en 1994 à 31,8% en 1995.
    Le recul de l'hydraulique résulte du déficit pluviométrique observé sur l'ensemble de l'année, à l'exception du mois de décembre. "Cette situation a eu pour conséquence une très forte baisse des apports en eau aux barrages hydroélectriques à des niveaux jamais observés depuis 1939", est-il précisé.

    La RAD, plus gros client de l'ONE


    Les livraisons se sont accrues, elles, de 4,6% à 9.928 GWh, dont
    5.256 GWh pour les haute et très haute tensions (+3,4%), 3.422 pour la moyenne tension (+4,7%) et 1.250 pour la basse tension (+10%).
    L'électricité fournie aux régies s'est chiffrée à 5.212 GWh (+3,6%). ll est à noter que la régie de Casablanca (RAD) reste le plus gros client de l'Office, "avec un volume d'achat équivalent à celui des autres régies réunies", souligne l'ONE.
    Jugée relativement faible, l'évolution de ces livraisons est due au ralentissement du rythme de croissance de la consommation chez les abonnés desservis par les régies de distribution (3,5% en 1995 contre 6,3% en 1994) et les abonnés directs THT et HT de l'ONE.
    Les grosses industries, 72 au total selon l'ONE, sont alimentées en haute et très haute tensions et constituent près de 19% des ventes globales. Les unités utilisant la moyenne tension, soit 9.000 abonnés, dont les deux tiers sont clients de l'ONE, représentent, elles, 38% des livraisons.

    Hakima EL MARIKY.



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