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    Prodi: Le Pacte de stabilité est «stupide, rigide»

    Par L'Economiste | Edition N°:1378 Le 18/10/2002 | Partager

    . Une prise de position qui va plaire aux «budgétivores« marocains. Le président de la Commission européenne critique «la difficulté à décider«Voilà qui va beaucoup plaire de ce côté-ci de la Méditerranée, où les budgets sont systématiquement en déficit fort et où la pression politique en faveur d'un élargissement du gap est importante. Il y a gros à parier que les politiciens marocains oublieront la deuxième partie des propos de Prodi: «le pacte est le minimum du minimum« en matière de déficit budgétaire…Le président de la Commission européenne, Romano Prodi, a reconnu jeudi 17 octobre les «imperfections« du Pacte de stabilité et de croissance de l'Union européenne, allant jusqu'à le qualifier d'instrument «stupide, comme toutes les décisions qui sont rigides«.«Il ne suffit pas d'avoir l'intelligence, nous l'avons. Il faut aussi le pouvoir de décider«, a-t-il ajouté. Le président de la Commission défend aussi les bienfaits d'un tel pacte, mais aussi la nécessité qu'il soit plus flexible. Il estime que le Pacte de stabilité, c'est «le minimum du minimum« en matière de coordination des politiques économiques entre les pays de la zone euro, tout en soulignant ses imperfections: «Le Pacte de stabilité est imparfait, c'est vrai, parce qu'il faut avoir un outil plus intelligent et plus de flexibilité«. Rappelons que le «Pacte de stabilité et de croissance«, mis en place dans le cadre de l'euro, fixe à 3% du produit intérieur brut (PIB) la limite maximale des déficits publics, et prévoit un retour à l'équilibre des finances publiques à moyen terme. Il limite aussi l'inflation.Romano Prodi entre ainsi de façon spectaculaire dans le débat sur la remise en cause ou l'assouplissement de ce pacte budgétaire, de plus en plus difficile à mettre en oeuvre par plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne, qui sont frappés par le ralentissement économique. L'Allemagne a fait savoir mercredi 16 octobre qu'elle ne pourra probablement pas maintenir son déficit public sous les 3% cette année.Romano Prodi défend néanmoins la limite de 3% du déficit public inscrite dans ce pacte, voulu à l'origine par les Allemands pour pérenniser la rigueur budgétaire parmi les douze pays partageant l'euro. «S'il n'y a pas de limite de 3% des déficits publics, on ne pourra éviter les grands dérapages«. «Le Pacte de stabilité, c'est la façon d'être ensemble dans la même monnaie«, affirme-t-il.Le président de la Commission regrette qu'aucune institution européenne ne dispose de l'«autorité« suffisante pour faire en sorte que le pacte de stabilité soit mis en oeuvre avec «flexibilité« et «intelligence«. «On ne peut pas avoir une Europe florissante, forte, en croissance, sans pouvoir ajuster ses décisions, selon les moments«, explique-t-il.(AFP)

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