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    Economie Internationale

    Proche-Orient: Des négociations sans issue

    Par L'Economiste | Edition N°:585 Le 01/09/1999 | Partager

    · Le désaccord persiste sur la question des prisonniers palestiniens
    · La Syrie prévient contre les conséquences d'une crise dans la région

    Les Palestiniens et les Israéliens ne sont toujours pas parvenus à un accord sur les modalités d'application de l'accord de Wye Plantation. Leur réunion marathon de dimanche dernier n'a abouti à aucun résultat. Les Palestiniens exigent la libération de 650 de ces détenus, mais Israël n'accepte de libérer que 250 à 300 de ces prisonniers qualifiés de «détenus de sécurité». Dans l'accord de Wye Plantation, conclu en octobre 1998, Israël s'est pourtant engagé à libérer 750 détenus palestiniens, mais n'en a relâché jusqu'à présent que 250. Cette atmosphère de crise dans les négociations entre les deux parties a déclenché des accusations de part et d'autre. Israël pense que les Palestiniens profitent de toute occasion pour l'attaquer. Ce fut le cas notamment lors d'une tentative avortée d'organiser une réunion internationale à Genève sur les violations des droits de l'Homme en Cisjordanie et à Gaza. Les Palestiniens, quant à eux, accusent Israël de chercher à fuir ses engagements. Pour eux, si la question des prisonniers n'est pas bouclée à la table des négociations, il n'y aura pas d'accord sur le mémorandum de Wye.
    Rappelons que la question des prisonniers qui bloque le processus de paix depuis des semaines est due à un désaccord sur l'interprétation des prisonniers politiques. L'Etat hébreu qualifie de terroristes les détenus palestiniens auteurs d'attentats meurtriers. Israël refuse donc de les libérer pour des raisons de sécurité sous prétexte qu'ils ont du sang sur les mains. Ces détenus sont considérés par les Palestiniens comme des soldats et donc éligibles pour être libérés. La crise dans le processus de paix au Proche-Orient commence à préoccuper aussi la Syrie. Ce pays rappelle que sa position est toujours fondée sur les principes de la conférence de Madrid et de l'échange de la terre contre la paix. La Syrie rejette toute proposition d'Israël si les conditions de Wye ne sont pas respectées à la lettre. Cette situation est à même d'inquiéter les Israéliens qui cherchent à créer un dialogue avec la Syrie.

    Hicham RAÏQ (AFP)

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