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Privatisation : Samir: L'OPV draine une épargne insoupçonnée

Par L'Economiste | Edition N°:222 Le 21/03/1996 | Partager

La première étape de la privatisation de la Samir s'est achevée avec succès. Engouement de la demande, forte souscription en numéraire et prédominance des personnes physiques, tels sont les points marquants des résultats techniques de l'opération.


L'Etat ne détient plus que 68,8% du capital de la Samir.
L'Offre Publique de Vente, fixée au départ à 25% des actions représentant 1,251 milliard de DH, aura finalement été portée a 30%, compte tenu de l'engouement du public pour les actions de la raffinerie. Ainsi, 6.192.450 actions ont été cédées contre 5.160.375 proposées initialement. "L'émission a été augmentée pour permettre à la fois la conversion de tous les Bons de privatisation (BDP) présentés et la satisfaction d'une partie des souscripteurs en numéraire", a expliqué M. Abderrahmane Saaïdi, ministre de la Privatisation chargé des Entreprises d'Etat.
Globalement, 59.560 souscripteurs ont exprimé une demande d'un peu plus de 2,66 milliards de DH, mais les attributions n'ont porté que sur 1,495 milliard de DH, sachant que les détenteurs de BDP ont été satisfaits à 100% et les souscripteurs en numéraire à 14,7% (personnes physiques et morales confondues).

"Un taux de satisfaction des souscripteurs en espèces trop élevé aurait dévalorisé le BDP et, inversement, en étant trop faible, il aurait découragé les prochaines souscriptions en espèces", a souligné M. Saaïdi.
Les 24.224 détenteurs de BDP ont présenté à la conversion 1.295.683 titres, soit 72% des Bons émis. La finalité première du produit, à savoir sa conversion en actions de privatisables, a donc été assimilée par le public. Si le taux de conversion prouve que le BDP n'est pas un emprunt mais une anticipation de recettes de privatisation, le taux de rétention de 28% confirme que le Bon possède une valeur intrinsèque.
Conformément au schéma retenu, la demande des personnes physiques détentrices a été satisfaite à 100%. Les résidents, 18.267 souscripteurs au total, ont converti 814.000 Bons, soit 63% des BDP proposés à la conversion. Les RME, qui représentent 23,7% des souscripteurs en Bons, ont présenté à la conversion 242.655 BDP. Côté personnes morales, les OPCVM ont converti 63.358 BDP contre 138.300 BDP pour les 95 autres personnes morales.
Toujours concernant les souscriptions par conversion de BDP, les banques ont concentré 85% de la demande contre respectivement 14,6% pour les sociétés de Bourse.
La BCP se distingue une fois de plus avec 39% des souscripteurs et 33% des BDP, suivie de Wafabank (11% et 16%) et de la BCM et la BMCE, chef de file avec la BCP, s'est adjugée la cinquième place.

Parmi les sociétés de bourse, Attijari Intermédiation a collecté 7,5% des ordres pour la conversion de 2,4% des BDP contre respectivement 6,6% et 2,3% pour Upline et 5,5% et 2,2% pour MIT.
Parmi les détenteurs de BDP, 51% affirment participer pour la première fois à une opération de privatisation.
Le Ministère, qui pensait que la demande en espèces ne servirait que d'appoint, s'est dit surpris de l'importance de la demande exprimée.
Les souscripteurs en espèces (35.336 personnes) ont pour leur part demandé 5,6 millions d'actions. Ils ne se sont vus attribuer que 819.351 actions, soit 13% des attributions. La demande en espèces des personnes physiques résidentes a porté sur plus de 3 millions d'actions mais seulement 18% de la demande a été satisfaite.
Les RME ont pour leur part souscrit pour 752.632 actions alors que l'attribution a concerné 18,5% de la demande.
Les banques ont présenté 91% de la demande et bénéficié de 92% des attributions en espèces. La répartition des attributions place la BCP en tête (31%) suivie de la BMCE (20,4%) et de la BCM (9%).
La contribution des sociétés de bourse est marginale puisque seulement 3% des attributions reviennent à Casa Finance Intermédiation et 2,4% à Wafabank.

Mouna KABLY



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